Naufrage de la Gaspésia: PQ et PLQ se renvoient la balle
11 mai 2005
Actualités économiques
Québec — Quelques jours avant la fermeture du chantier Gaspésia, le gouvernement Charest voulait encore y engloutir 50 millions de dollars de fonds publics, a accusé hier l'opposition péquiste, rejetant toute responsabilité dans le naufrage du projet de relance.
«Si le projet était voué à l'échec, et que son fameux comité de suivi le savait, pourquoi le premier ministre a accepté que le Conseil des ministres adopte un décret en janvier 2004 [...] qui autorisait la SGF à réinjecter 50 millions additionnels dans Gaspésia», a lancé le chef péquiste Bernard Landry, au cours d'un débat houleux à l'Assemblée nationale.
«Le 50 millions dont il était question, c'était à la condition que le secteur privé en mette autant», s'est défendu le premier ministre, qui attribue à la seule «incompétence» de l'ancien gouvernement du Parti québécois le fiasco du plan de relance de l'usine de Chandler.
«Ce sont les hommes et les femmes de la Gaspésie, de Chandler, qui sont les premières victimes d'espoirs déçus. Déçus par qui? Par un gouvernement du Parti québécois qui avait mal bâclé le projet, qui n'avait pas suivi le projet, qui n'avait pas pris les mesures nécessaires pour s'assurer que ça se ferait correctement», a-t-il dit.
Facture des travaux
Reprenant la balle au bond, le chef péquiste a mis au défi le premier ministre d'expliquer la raison pour laquelle il avait laissé la facture des travaux monter en flèche pendant neuf mois, avant de finalement fermer les valves en janvier 2004.
«Il a dit que la relance de la Gaspésia était une mauvaise décision. Pourquoi n'a-t-il pas pris la décision, en avril 2003, alors qu'il a été assermenté premier ministre du Québec et qu'il assumait toutes les responsabilités, de fermer le chantier?», a-t-il fait valoir.
La raison, a répliqué M. Charest, est que la situation désespérée de la Gaspésia, avec son dépassement de coûts de 200 millions de dollars, n'a été révélée qu'en novembre 2003, après que la SGF et les autres partenaires de la relance aient mis en place un «vrai» comité de suivi des coûts.
«C'est en novembre 2003 que les premiers résultats ont commencé à apparaître. Prétendre que notre gouvernement est responsable alors que la décision est prise neuf mois après, c'est proprement absurde», a rétorqué M. Charest.
Par ailleurs, le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, a confirmé avoir redistribué à diverses entreprises, le mois dernier, les volumes de bois qui avaient été réservés à la Gaspésia.
Cette «dépossession» du contrat d'aménagement et d'approvisionnement forestier (CAAF) de la Gaspésia ne sonne pas pour autant le glas d'un éventuel projet de relance, a-t-il insisté.
«Je me suis assuré que les entreprises qui bénéficient de ces volumes s'engagent à fournir les copeaux nécessaires pour toute reprise des opérations de la Gaspésia», a dit M. Corbeil.
«Si le projet était voué à l'échec, et que son fameux comité de suivi le savait, pourquoi le premier ministre a accepté que le Conseil des ministres adopte un décret en janvier 2004 [...] qui autorisait la SGF à réinjecter 50 millions additionnels dans Gaspésia», a lancé le chef péquiste Bernard Landry, au cours d'un débat houleux à l'Assemblée nationale.
«Le 50 millions dont il était question, c'était à la condition que le secteur privé en mette autant», s'est défendu le premier ministre, qui attribue à la seule «incompétence» de l'ancien gouvernement du Parti québécois le fiasco du plan de relance de l'usine de Chandler.
«Ce sont les hommes et les femmes de la Gaspésie, de Chandler, qui sont les premières victimes d'espoirs déçus. Déçus par qui? Par un gouvernement du Parti québécois qui avait mal bâclé le projet, qui n'avait pas suivi le projet, qui n'avait pas pris les mesures nécessaires pour s'assurer que ça se ferait correctement», a-t-il dit.
Facture des travaux
Reprenant la balle au bond, le chef péquiste a mis au défi le premier ministre d'expliquer la raison pour laquelle il avait laissé la facture des travaux monter en flèche pendant neuf mois, avant de finalement fermer les valves en janvier 2004.
«Il a dit que la relance de la Gaspésia était une mauvaise décision. Pourquoi n'a-t-il pas pris la décision, en avril 2003, alors qu'il a été assermenté premier ministre du Québec et qu'il assumait toutes les responsabilités, de fermer le chantier?», a-t-il fait valoir.
La raison, a répliqué M. Charest, est que la situation désespérée de la Gaspésia, avec son dépassement de coûts de 200 millions de dollars, n'a été révélée qu'en novembre 2003, après que la SGF et les autres partenaires de la relance aient mis en place un «vrai» comité de suivi des coûts.
«C'est en novembre 2003 que les premiers résultats ont commencé à apparaître. Prétendre que notre gouvernement est responsable alors que la décision est prise neuf mois après, c'est proprement absurde», a rétorqué M. Charest.
Par ailleurs, le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, a confirmé avoir redistribué à diverses entreprises, le mois dernier, les volumes de bois qui avaient été réservés à la Gaspésia.
Cette «dépossession» du contrat d'aménagement et d'approvisionnement forestier (CAAF) de la Gaspésia ne sonne pas pour autant le glas d'un éventuel projet de relance, a-t-il insisté.
«Je me suis assuré que les entreprises qui bénéficient de ces volumes s'engagent à fournir les copeaux nécessaires pour toute reprise des opérations de la Gaspésia», a dit M. Corbeil.
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