Automobile - Toyota affiche une santé insolente face à ses rivaux américains
11 mai 2005
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Le p.-d.g. de Toyota, Fujio Cho, a l’ambition de hisser un jour son groupe au rang de numéro un mondial.
Tokyo — Le premier constructeur automobile japonais et numéro deux mondial, Toyota, a annoncé hier un bénéfice net et des ventes annuelles records contrastant avec les difficultés de ses rivaux américains Ford et General Motors.
Le bénéfice net de Toyota s'est élevé à 1171 milliards de yens (11,7 milliards de dollars canadiens) pour son exercice 2004-05 clos le 31 mars, en légère hausse (+0,8 %) sur un an. Son chiffre d'affaires a progressé de 7,3 % à 18 551,5 milliards de yens (185 milliards de dollars canadiens).
Toyota a certes affiché des prévisions prudentes pour l'année en cours. Mais les performances du géant nippon contrastent fortement avec les déboires de ses concurrents Ford et General Motors (GM), dont les dettes ont été reléguées au rang d'investissement à risque, la semaine dernière, par l'agence de notation Standard and Poor's en raison des doutes sur leur capacité à rebondir.
«Nous sommes très fiers d'avoir réussi à augmenter à la fois nos profits et nos ventes tout en continuant à réaliser des investissements majeurs pour notre croissance à long terme», s'est félicité le p.-d.g. de Toyota, Fujio Cho, qui a l'ambition de hisser un jour son groupe au rang de numéro un mondial.
L'an dernier, les compressions de coûts et les «efforts de marketing» ont couvert les importantes pertes de change, ainsi que les fortes dépenses supplémentaires en recherche et développement.
Les ventes de véhicules en volume ont également atteint le niveau record de 7,41 millions d'unités (+10,3 %), tout en restant encore loin derrière les 8,99 millions de véhicules annuels de GM.
Prix de l'essence
Les ventes de Toyota ont progressé de 8 %, à 2,27 millions d'unités, en Amérique du Nord, où l'envolée des prix de l'essence favorise les berlines asiatiques, moins gourmandes en carburant que leurs équivalents américains. M. Cho a annoncé son intention d'augmenter sa production aux États-Unis. «En augmentant la production et l'approvisionnement locaux, nous pourrons créer plus d'emplois. Je pense que cela serait une façon efficace d'éluder les frictions commerciales», a expliqué le patron de Toyota.
Les constructeurs nippons craignent un retour de bâton protectionniste de la part de Washington s'ils se taillent la part du lion sur le marché américain. M. Cho a indiqué qu'il dînera prochainement au Japon avec son homologue de GM Richard Wagoner, alors que la presse nippone évoque ces derniers jours plusieurs projets de coopération technique entre les deux constructeurs.
Et le mois dernier, le président honorifique de Toyota, Hiroshi Okuda, avait plaidé pour que l'industrie automobile japonaise augmente ses prix aux États-Unis ou coopère avec ses concurrents américains en difficulté pour leur laisser «le temps de respirer».
Le bénéfice net de Toyota s'est élevé à 1171 milliards de yens (11,7 milliards de dollars canadiens) pour son exercice 2004-05 clos le 31 mars, en légère hausse (+0,8 %) sur un an. Son chiffre d'affaires a progressé de 7,3 % à 18 551,5 milliards de yens (185 milliards de dollars canadiens).
Toyota a certes affiché des prévisions prudentes pour l'année en cours. Mais les performances du géant nippon contrastent fortement avec les déboires de ses concurrents Ford et General Motors (GM), dont les dettes ont été reléguées au rang d'investissement à risque, la semaine dernière, par l'agence de notation Standard and Poor's en raison des doutes sur leur capacité à rebondir.
«Nous sommes très fiers d'avoir réussi à augmenter à la fois nos profits et nos ventes tout en continuant à réaliser des investissements majeurs pour notre croissance à long terme», s'est félicité le p.-d.g. de Toyota, Fujio Cho, qui a l'ambition de hisser un jour son groupe au rang de numéro un mondial.
L'an dernier, les compressions de coûts et les «efforts de marketing» ont couvert les importantes pertes de change, ainsi que les fortes dépenses supplémentaires en recherche et développement.
Les ventes de véhicules en volume ont également atteint le niveau record de 7,41 millions d'unités (+10,3 %), tout en restant encore loin derrière les 8,99 millions de véhicules annuels de GM.
Prix de l'essence
Les ventes de Toyota ont progressé de 8 %, à 2,27 millions d'unités, en Amérique du Nord, où l'envolée des prix de l'essence favorise les berlines asiatiques, moins gourmandes en carburant que leurs équivalents américains. M. Cho a annoncé son intention d'augmenter sa production aux États-Unis. «En augmentant la production et l'approvisionnement locaux, nous pourrons créer plus d'emplois. Je pense que cela serait une façon efficace d'éluder les frictions commerciales», a expliqué le patron de Toyota.
Les constructeurs nippons craignent un retour de bâton protectionniste de la part de Washington s'ils se taillent la part du lion sur le marché américain. M. Cho a indiqué qu'il dînera prochainement au Japon avec son homologue de GM Richard Wagoner, alors que la presse nippone évoque ces derniers jours plusieurs projets de coopération technique entre les deux constructeurs.
Et le mois dernier, le président honorifique de Toyota, Hiroshi Okuda, avait plaidé pour que l'industrie automobile japonaise augmente ses prix aux États-Unis ou coopère avec ses concurrents américains en difficulté pour leur laisser «le temps de respirer».
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