Malversations comptables - L'ex-directeur financier de WorldCom risque 25 ans de prison
29 août 2002
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Le directeur financier de WorldCom, Scott Sullivan, a été officiellement inculpé de fraude, hier, à New York, dans l’affaire de la faillite du géant américain des télécommunications. Ce cadre supérieur, à qui l’on reproche des malversations
New York — Scott Sullivan, ex-directeur financier de WorldCom, le groupe de télécoms en faillite après des malversations comptables de 7,1 milliards de dollars, a été inculpé formellement hier et risque 25 ans de prison et une amende de 2,25 millions de dollars, selon des documents de justice.
Les chefs d'inculpations retenus contre Scott Sullivan, considéré comme l'un des principaux artisans des manipulations des livres de comptes de WorldCom, ont formellement été définis hier, et un juge désigné pour instruire l'affaire.
Parallèlement, David Myers, ex-contrôleur de gestion de WorldCom, qui avait été brièvement écroué puis inculpé en même temps que M. Sullivan le 1er août, a accepté de collaborer avec les autorités judiciaires fédérales, selon des sources judiciaires. M. Meyers a renoncé à son droit de voir son inculpation examinée par une chambre de mise en accusation et accepté de plaider coupable des charges de fraudes retenues contre lui, a-t-on affirmé de mêmes sources.
Une telle collaboration avec la justice est fréquente aux États-Unis et aboutit généralement à un allégement de la peine requise par le procureur à l'issue de l'instruction.
Les charges finalement retenues contre M. Sullivan comportent deux chefs d'inculpation distincts: fraude sur échanges de titres et falsification de documents remis à la Commission américaines des opérations de Bourse (SEC).
La date du procès n'a pas encore été fixée.
«L'inculpation officielle aujourd'hui [hier] de Scott Sullivan et de Buford Yates [un autre dirigeant de WorldCom, ndlr] résulte d'une stricte application de la loi destinée à poursuivre les individus ayant enfreint la législation des affaires et à protéger les économies et les retraites des Américains», a commenté l'Attorney général [ministre américain de la Justice], John Ashcroft, dans un communiqué diffusé à Washington.
«Par chacune de ces arrestations, inculpations et poursuites en justice, nous envoyons ce message clair: les dirigeants d'entreprise corrompus seront punis», a-t-il précisé.
Comme Enron
Walter Brown, avocat de la firme Gray Cary Ware Freidenrich LLP, basée à San Francisco, a expliqué que la position de M. Myers est désormais comparable à celle de Michael Kopper, ancien dirigeant du courtier en énergie Enron, qui a également accepté de collaborer avec l'accusation.
Michael Kopper, 37 ans, qui occupait des fonctions importantes au sein de la direction financière d'Enron, a plaidé coupable le 21 août d'agissements frauduleux et a accepté de coopérer avec le département de la Justice.
M. Kopper est le premier responsable d'Enron a être inculpé et sa coopération est jugée cruciale pour déclencher une action judiciaire contre l'ancienne équipe dirigeante de la firme texane qui a fait faillite en décembre dernier, en mettant en lumière de vastes manipulations comptables.
Les chefs d'inculpations retenus contre Scott Sullivan, considéré comme l'un des principaux artisans des manipulations des livres de comptes de WorldCom, ont formellement été définis hier, et un juge désigné pour instruire l'affaire.
Parallèlement, David Myers, ex-contrôleur de gestion de WorldCom, qui avait été brièvement écroué puis inculpé en même temps que M. Sullivan le 1er août, a accepté de collaborer avec les autorités judiciaires fédérales, selon des sources judiciaires. M. Meyers a renoncé à son droit de voir son inculpation examinée par une chambre de mise en accusation et accepté de plaider coupable des charges de fraudes retenues contre lui, a-t-on affirmé de mêmes sources.
Une telle collaboration avec la justice est fréquente aux États-Unis et aboutit généralement à un allégement de la peine requise par le procureur à l'issue de l'instruction.
Les charges finalement retenues contre M. Sullivan comportent deux chefs d'inculpation distincts: fraude sur échanges de titres et falsification de documents remis à la Commission américaines des opérations de Bourse (SEC).
La date du procès n'a pas encore été fixée.
«L'inculpation officielle aujourd'hui [hier] de Scott Sullivan et de Buford Yates [un autre dirigeant de WorldCom, ndlr] résulte d'une stricte application de la loi destinée à poursuivre les individus ayant enfreint la législation des affaires et à protéger les économies et les retraites des Américains», a commenté l'Attorney général [ministre américain de la Justice], John Ashcroft, dans un communiqué diffusé à Washington.
«Par chacune de ces arrestations, inculpations et poursuites en justice, nous envoyons ce message clair: les dirigeants d'entreprise corrompus seront punis», a-t-il précisé.
Comme Enron
Walter Brown, avocat de la firme Gray Cary Ware Freidenrich LLP, basée à San Francisco, a expliqué que la position de M. Myers est désormais comparable à celle de Michael Kopper, ancien dirigeant du courtier en énergie Enron, qui a également accepté de collaborer avec l'accusation.
Michael Kopper, 37 ans, qui occupait des fonctions importantes au sein de la direction financière d'Enron, a plaidé coupable le 21 août d'agissements frauduleux et a accepté de coopérer avec le département de la Justice.
M. Kopper est le premier responsable d'Enron a être inculpé et sa coopération est jugée cruciale pour déclencher une action judiciaire contre l'ancienne équipe dirigeante de la firme texane qui a fait faillite en décembre dernier, en mettant en lumière de vastes manipulations comptables.
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