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    Hydro-Québec - Thierry Vandal succède à André Caillé

    7 avril 2005
    Québec — Changement de garde à Hydro-Québec: Thierry Vandal remplace André Caillé qui a «démissionné» de ses fonctions de président et chef de la direction de la société d'État, a annoncé hier le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil.

    M. Caillé occupera dorénavant la présidence du conseil d'administration, l'ancien président André Bourbeau ayant lui aussi «remis sa démission pour des motifs personnels», a dit le ministre, lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale.

    «Le conseil d'administration a accepté la démission de M. Bourbeau et a procédé aux nominations de MM. Vandal et Caillé. Le gouvernement a entériné les décisions du c.a.», a mentionné M. Corbeil, sans fournir davantage de détails.

    Le nouveau grand patron d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, dirigeait jusqu'ici la division production de l'entreprise.

    «M. Vandal travaille au sein de l'entreprise depuis 1996 et oeuvre dans le secteur de l'énergie depuis 1982. C'est quelqu'un qui a beaucoup d'expérience et une très grande crédibilité», a souligné le ministre.

    Du reste, M. Vandal est considéré comme un proche du Parti libéral, ayant dirigé la commission politique du PLQ sous le leadership de Robert Bourassa. Il est également un ancien de Gaz Métro, comme le chef de cabinet du premier ministre Jean Charest, Stéphane Bertrand.

    Coup de balai

    D'ailleurs, pour plusieurs observateurs, les «démissions» soudaines de MM. Caillé et Bourbeau sont en réalité un coup de balai du gouvernement Charest, dont les relations avec la haute direction d'Hydro devenaient de plus en plus difficiles.

    En outre, les récents reportages de Radio-Canada montrant l'absence de mesures de sécurité pour protéger les barrages dans le Nord québécois avaient passablement fragilisé la situation de M. Caillé.

    Malgré tout, il y a à peine quelques mois, l'ancien dirigeant, en poste depuis 1996, espérait encore entreprendre un troisième mandat à la tête de la société d'État.

    M. Caillé ne touchera aucun émolument à la présidence du conseil d'administration d'Hydro mais aura droit à sa pleine retraite, un montant évalué à 300 000 $ par année.

    Un changement dans la continuité

    Le remue-ménage à la tête du fleuron de l'État québécois a suscité plusieurs réactions, les unes favorables, d'autres plus prudentes.

    Le vice-président Québec de la Fédération québécoise de l'entreprise indépendante (FCEI), Richard Fahey, a tenu à rendre hommage à André Caillé «qui a remis Hydro sur la "track" de la rentabilité». «Le fait qu'il reste président du c.a. est rassurant parce que ça va faciliter la transition», a-t-il dit.

    La FCEI se réjouit de l'arrivée aux commandes de Thierry Vandal qui a été, selon l'organisme, «le précurseur dans l'utilisation des barrages» pour faire du courtage aux États-Unis. «Cela a été extrêmement payant pour le Québec», a poursuivi M. Fahey.

    M. Vandal devra toutefois redorer le blason «quelque peu écorché d'Hydro» et contrôler les dépenses d'exploitation, a-t-il ajouté.

    Le tout nouveau président de l'Association de l'industrie électrique (AIEQ), Jean-François Samray, a pour sa part estimé que le changement de direction n'entraînera pas de grands bouleversements. «Vandal et Caillé forment un tandem. C'est donc le changement dans la continuité», a-t-il dit. Selon l'AIEQ, le nouveau patron est aussi l'homme qui a vu venir la déréglementation dans le secteur de l'énergie, «ce qui a permis de générer un bénéfice» pour la société québécoise.

    De son côté, le coordonnateur de Greenpeace au Québec, Steven Guilbeault, a dit espérer que M. Vandal poursuivra le virage vers l'éolien et vers l'efficacité énergétique amorcé ces derniers mois. À son avis, les départs de MM. Caillé et Bourbeau démontrent que les hauts dirigeants d'Hydro ne sont pas à l'abri des aléas de la politique. «André Caillé a un peu creusé sa propre tombe en accusant les journalistes d'avoir inventé l'histoire de la sécurité dans les barrages», a-t-il dit.

    Enfin, Charles Tanguay, de l'Union des consommateurs, a exprimé quelques doutes au sujet de M. Vandal. «On craint qu'il ne soit pas très emballé par les questions d'efficacité énergétique et de réduction de la demande d'énergie et qu'il ne prête pas une oreille attentive à ceux qui s'opposent à une hausse importante des tarifs», a-t-il avancé.
     
     
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