Télécommunications - MCI délaisse Qwest pour Verizon
30 mars 2005
Actualités économiques
New York — Le premier opérateur de télécommunications des États-Unis, Verizon, a été contraint de mettre un milliard $US supplémentaires sur la table pour pouvoir racheter MCI, comme initialement convenu, et barrer la route à son rival Qwest, qui a poussé à la surenchère.
Après plusieurs semaines de suspense, émaillées de déclarations agressives entre Verizon et Qwest, de prises de position véhémentes d'actionnaires de MCI en faveur de Qwest, et de surenchères de ce dernier, l'issue de la bataille s'achemine vers ce qui avait été annoncé en grande pompe à la mi-févier: un mariage entre Verizon et MCI, l'ex-WorldCom sorti de la faillite au printemps 2004.
Hier, les futurs conjoints ont séparément indiqué que le conseil d'administration de MCI avait finalement retenu l'offre de rachat de Verizon, qui n'a pas eu d'autre choix que de proposer 7,6 milliards $US contre 6,75 milliards initialement annoncés pour ne pas voir anéanti son projet de fusion très stratégique.
L'offre de Verizon reste toujours inférieure à la dernière proposition en date de Qwest, quatrième opérateur du pays pesant 14 milliards de chiffre d'affaires. Qwest, qui est prêt à mettre 8,45 milliards sur la table, se bat également pour sa survie, dans un secteur qui poursuit sa consolidation.
Si le choix appuyé de la direction de MCI pour Verizon, opérateur titan avec un chiffre d'affaires de 71 milliards, est un pas de plus vers la finalisation de la fusion, il reste encore aux actionnaires de MCI à se prononcer. Ces derniers doivent être réunis en assemblée générale extraordinaire, mais «MCI n'a pas encore fixé de date à ce jour», a déclaré le porte-parole de MCI, Brad Burns, indiquant seulement qu'un rendez-vous serait pris «dans les mois à venir».
Les actionnaires
L'étape est pourtant décisive car ce sont les actionnaires de MCI qui ont été au coeur de la bataille entre les deux rivaux Verizon et Qwest, chacun ayant mené campagne à coups d'arguments stratégiques pour le premier, financiers pour le second.
Verizon, qui convoite MCI pour sa complémentarité a toujours mis en avant la force du géant qui naîtrait d'un tel rapprochement, à l'heure où un autre colosse est déjà en gestation: l'ensemble AT&T-SBC, qui pourrait bien devenir le numéro un américain avec une présence écrasante sur les marchés de la téléphonie fixe, des services internet haut-débit, des entreprises et du mobile.
MCI, spécialisé sur le marché entreprises, jouit d'un portefeuille de clients prestigieux dont des agences gouvernementales américaines, et a fortement investi dans les technologies haut-débit émergentes.
Face au prestige d'être adossé au leader Verizon, Qwest, opérateur régional qui doit grossir pour ne pas être avalé un jour, a fait la part belle à la valeur pour l'actionnaire. Qwest a reformulé à deux reprises son offre initiale de 7,8 milliards, augmentant à chaque fois la partie qu'il proposait de verser en espèces aux actionnaires de MCI.
Un argument qui a trouvé écho chez plusieurs actionnaires de MCI, dont le milliardaire mexicain Carlos Slim. En février déjà, certains d'entre eux faisaient entendre leur voix, brandissant la menace d'un recours en justice si la direction de MCI n'étudiait pas de nouveau l'offre de Qwest.
Bon prince, Verizon avait accordé début mars un délai de réflexion au conseil d'administration de MCI.
Pressant MCI de prendre une décision, Qwest donnait encore lundi un ultimatum à l'opérateur convoité et lui imposait de prendre une décision d'ici le 5 avril à minuit. Après l'annonce hier en sa défaveur, Qwest a indiqué que son offre restait la meilleure et qu'il allait «évaluer la situation et déterminer ce qui est dans le meilleur intérêt pour les actionnaires, les clients et les employés».
Après plusieurs semaines de suspense, émaillées de déclarations agressives entre Verizon et Qwest, de prises de position véhémentes d'actionnaires de MCI en faveur de Qwest, et de surenchères de ce dernier, l'issue de la bataille s'achemine vers ce qui avait été annoncé en grande pompe à la mi-févier: un mariage entre Verizon et MCI, l'ex-WorldCom sorti de la faillite au printemps 2004.
Hier, les futurs conjoints ont séparément indiqué que le conseil d'administration de MCI avait finalement retenu l'offre de rachat de Verizon, qui n'a pas eu d'autre choix que de proposer 7,6 milliards $US contre 6,75 milliards initialement annoncés pour ne pas voir anéanti son projet de fusion très stratégique.
L'offre de Verizon reste toujours inférieure à la dernière proposition en date de Qwest, quatrième opérateur du pays pesant 14 milliards de chiffre d'affaires. Qwest, qui est prêt à mettre 8,45 milliards sur la table, se bat également pour sa survie, dans un secteur qui poursuit sa consolidation.
Si le choix appuyé de la direction de MCI pour Verizon, opérateur titan avec un chiffre d'affaires de 71 milliards, est un pas de plus vers la finalisation de la fusion, il reste encore aux actionnaires de MCI à se prononcer. Ces derniers doivent être réunis en assemblée générale extraordinaire, mais «MCI n'a pas encore fixé de date à ce jour», a déclaré le porte-parole de MCI, Brad Burns, indiquant seulement qu'un rendez-vous serait pris «dans les mois à venir».
Les actionnaires
L'étape est pourtant décisive car ce sont les actionnaires de MCI qui ont été au coeur de la bataille entre les deux rivaux Verizon et Qwest, chacun ayant mené campagne à coups d'arguments stratégiques pour le premier, financiers pour le second.
Verizon, qui convoite MCI pour sa complémentarité a toujours mis en avant la force du géant qui naîtrait d'un tel rapprochement, à l'heure où un autre colosse est déjà en gestation: l'ensemble AT&T-SBC, qui pourrait bien devenir le numéro un américain avec une présence écrasante sur les marchés de la téléphonie fixe, des services internet haut-débit, des entreprises et du mobile.
MCI, spécialisé sur le marché entreprises, jouit d'un portefeuille de clients prestigieux dont des agences gouvernementales américaines, et a fortement investi dans les technologies haut-débit émergentes.
Face au prestige d'être adossé au leader Verizon, Qwest, opérateur régional qui doit grossir pour ne pas être avalé un jour, a fait la part belle à la valeur pour l'actionnaire. Qwest a reformulé à deux reprises son offre initiale de 7,8 milliards, augmentant à chaque fois la partie qu'il proposait de verser en espèces aux actionnaires de MCI.
Un argument qui a trouvé écho chez plusieurs actionnaires de MCI, dont le milliardaire mexicain Carlos Slim. En février déjà, certains d'entre eux faisaient entendre leur voix, brandissant la menace d'un recours en justice si la direction de MCI n'étudiait pas de nouveau l'offre de Qwest.
Bon prince, Verizon avait accordé début mars un délai de réflexion au conseil d'administration de MCI.
Pressant MCI de prendre une décision, Qwest donnait encore lundi un ultimatum à l'opérateur convoité et lui imposait de prendre une décision d'ici le 5 avril à minuit. Après l'annonce hier en sa défaveur, Qwest a indiqué que son offre restait la meilleure et qu'il allait «évaluer la situation et déterminer ce qui est dans le meilleur intérêt pour les actionnaires, les clients et les employés».
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