Plus de transparence - Les libéraux demandent de dépoussiérer la Caisse de dépôt
Les libéraux provinciaux profitent de l'entrée en fonction imminente de Henri-Paul Rousseau pour réclamer à nouveau un vaste dépoussiérage sur les étagères de la Caisse de dépôt et de placement du Québec. Au coeur de leur demande: plus de transparence et de comptes à rendre à la population.
C'est par la voix de la critique de l'opposition officielle en matière de finances que le parti de Jean Charest s'est adressé aux médias hier matin. Pour bien faire valoir son inquiétude, Monique Jérôme-Forget a rappelé à plusieurs reprises que la CDP était responsable de «notre bas de laine», ce pourquoi il est important qu'on la «surveille de près».
Pas nouveau
Mais le discours des libéraux n'est pas nouveau. Ceux-ci demandent depuis plusieurs mois que la société publique change ses façons de faire afin d'ouvrir son jeu au public. «On doit être vigilant et attentif. On ne peut pas faire confiance totalement, tout comme on ne fait pas confiance à une entreprise privée qui nous donne ses résultats. Il doit y avoir une inspection. On doit pouvoir questionner les gestionnaires», a soutenu Mme Jérôme-Forget dans les bureaux de son parti au centre-ville de Montréal.
Les libéraux suggèrent donc que les livres de la Caisse soient passés au peigne fin et validés par le vérificateur général du Québec. «Il va falloir remplacer la folie des grandeurs par la folie des rendements. Qu'on soumette tous les chiffres au vérificateur général. Qu'on s'occupe principalement des intérêts des cotisants plutôt que de la structure de propriété de Québec inc. Nous nous attendons à plus de rendement, mais aussi à plus de transparence. Il y aura peut-être moins de gros coups, mais il y aura aussi moins de frais fixes.
Limite de 30 %
Les membres de l'opposition demandent, entre autres, que le gouvernement empêche la Caisse de participer à plus de 30 % dans une entreprise. Avec le temps, la Caisse a bifurqué de sa mission première en s'immisçant dans la gestion des entreprises, a ajouté la députée de Marguerite-Bourgeoys. «Ce faisant, elle ne fait plus de gestion de portefeuille, mais joue plutôt aux entrepreneurs. Cette façon de faire doit cesser.»
Elle a signalé à titre d'exemple que la Caisse détenait 100 % des actions de la compagnie Old River. «La Caisse joue souvent plusieurs rôles dans la même entreprise. Cela amène des distorsions dans le marché et nous on dit qu'à force de faire cela, la Caisse se donne carte blanche pour faire ce qu'elle veut. Nous, on dit non à la carte blanche.»
Plus qu'une commission parlementaire, le Parti libéral du Québec réclame une révision du mandat et de la manière de gérer la CDP tels qu'encadrés par la législation québécoise. «Après
37 ans d'existence, il est temps de tenir un débat public. Il est temps qu'on se penche sur son rendement et ses missions, a soutenu la critique libérale. La Caisse a notamment 12 bureaux à l'étranger, dont un à Séoul employant 12 personnes. Si je représentais une grosse compagnie d'assurance, je ne suis pas sûre que j'installerais
12 personnes à Séoul. [...] Ça ne veut pas dire que tout ce que fait la Caisse est mauvais. Mais on doit avoir la possibilité d'examiner ses livres et d'évaluer ses [résultats].»
Conseil
De même, les libéraux provinciaux croient que la nomination des membres du conseil d'administration devrait être revue. «Il faudrait le garnir d'une expertise en y ajoutant des gens qui connaissent le secteur financier, insiste Mme Jérôme-Forget. Et pour avoir des dents, le conseil doit pouvoir choisir son président. Comme le président de la Caisse est le même que celui du conseil, il connaît mieux la boîte et est mieux équipé que ses membres. Et ceux-ci se sentent démunis.»
La vice-première ministre du Québec, Pauline Marois, n'a pas rappelé Le Devoir pour lui faire part de ses commentaires.
C'est par la voix de la critique de l'opposition officielle en matière de finances que le parti de Jean Charest s'est adressé aux médias hier matin. Pour bien faire valoir son inquiétude, Monique Jérôme-Forget a rappelé à plusieurs reprises que la CDP était responsable de «notre bas de laine», ce pourquoi il est important qu'on la «surveille de près».
Pas nouveau
Mais le discours des libéraux n'est pas nouveau. Ceux-ci demandent depuis plusieurs mois que la société publique change ses façons de faire afin d'ouvrir son jeu au public. «On doit être vigilant et attentif. On ne peut pas faire confiance totalement, tout comme on ne fait pas confiance à une entreprise privée qui nous donne ses résultats. Il doit y avoir une inspection. On doit pouvoir questionner les gestionnaires», a soutenu Mme Jérôme-Forget dans les bureaux de son parti au centre-ville de Montréal.
Les libéraux suggèrent donc que les livres de la Caisse soient passés au peigne fin et validés par le vérificateur général du Québec. «Il va falloir remplacer la folie des grandeurs par la folie des rendements. Qu'on soumette tous les chiffres au vérificateur général. Qu'on s'occupe principalement des intérêts des cotisants plutôt que de la structure de propriété de Québec inc. Nous nous attendons à plus de rendement, mais aussi à plus de transparence. Il y aura peut-être moins de gros coups, mais il y aura aussi moins de frais fixes.
Limite de 30 %
Les membres de l'opposition demandent, entre autres, que le gouvernement empêche la Caisse de participer à plus de 30 % dans une entreprise. Avec le temps, la Caisse a bifurqué de sa mission première en s'immisçant dans la gestion des entreprises, a ajouté la députée de Marguerite-Bourgeoys. «Ce faisant, elle ne fait plus de gestion de portefeuille, mais joue plutôt aux entrepreneurs. Cette façon de faire doit cesser.»
Elle a signalé à titre d'exemple que la Caisse détenait 100 % des actions de la compagnie Old River. «La Caisse joue souvent plusieurs rôles dans la même entreprise. Cela amène des distorsions dans le marché et nous on dit qu'à force de faire cela, la Caisse se donne carte blanche pour faire ce qu'elle veut. Nous, on dit non à la carte blanche.»
Plus qu'une commission parlementaire, le Parti libéral du Québec réclame une révision du mandat et de la manière de gérer la CDP tels qu'encadrés par la législation québécoise. «Après
37 ans d'existence, il est temps de tenir un débat public. Il est temps qu'on se penche sur son rendement et ses missions, a soutenu la critique libérale. La Caisse a notamment 12 bureaux à l'étranger, dont un à Séoul employant 12 personnes. Si je représentais une grosse compagnie d'assurance, je ne suis pas sûre que j'installerais
12 personnes à Séoul. [...] Ça ne veut pas dire que tout ce que fait la Caisse est mauvais. Mais on doit avoir la possibilité d'examiner ses livres et d'évaluer ses [résultats].»
Conseil
De même, les libéraux provinciaux croient que la nomination des membres du conseil d'administration devrait être revue. «Il faudrait le garnir d'une expertise en y ajoutant des gens qui connaissent le secteur financier, insiste Mme Jérôme-Forget. Et pour avoir des dents, le conseil doit pouvoir choisir son président. Comme le président de la Caisse est le même que celui du conseil, il connaît mieux la boîte et est mieux équipé que ses membres. Et ceux-ci se sentent démunis.»
La vice-première ministre du Québec, Pauline Marois, n'a pas rappelé Le Devoir pour lui faire part de ses commentaires.
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