La pub Internet fait mal à Viacom
25 février 2005
Actualités économiques
New York — Le géant américain des médias Viacom a fini l'année 2004 sur une lourde perte nette après avoir dû déprécier de 18 milliards $US ses activités dans la radio et l'affichage publicitaire en raison de la migration croissante des annonceurs vers Internet.
Cette dépréciation radicale de la valeur du fonds de commerce de la maison mère de CBS, MTV ou encore des studios Paramount, vise à refléter «les tendances émergentes» sur le marché de la publicité et «l'environnement concurrentiel», a expliqué le p.-d.g. de Viacom, Sumner Redstone.
Il n'a pas explicitement mis en cause la ruée des annonceurs vers Internet, mais l'explication venait naturellement à l'esprit alors que les recettes publicitaires en ligne ont bondi de plus de 30 % en 2004. Selon les chiffres publiés cette semaine par le cabinet Interactive Advertising Bureau (IAB), les annonceurs ont dépensé près de 9,6 milliards $US en ligne en 2004, contre 7,3 milliards en 2003.
Cette tendance lourde oblige les médias traditionnels, notamment les grands groupes de presse, à se développer sur Internet au risque de voir fondre leur principale source de revenus. La preuve: le New York Times a mis la semaine dernière 410 millions sur la table pour acheter le site d'infos pratiques About.com. Fin 2004, Dow Jones, propriétaire du Wall Street Journal, avait annoncé la prise de contrôle de MarketWatch, firme d'informations financières très active en ligne.
Sumner Redstone lui-même avait à l'été 2004 qualifié Internet de «secteur-clé», mettant ce média au premier rang des priorités pour Viacom aux côtés du développement dans la télévision à l'international. En décembre, le groupe a d'ailleurs pris le contrôle du site SportsLine.com.
Globalement, Viacom n'a pas à rougir de ses recettes publicitaires. Grâce à la diversité des supports, elles ont augmenté de 11 % en 2004, a souligné le groupe hier, insistant sur les fortes audiences de CBS, UPN et surtout de réseaux câblés comme MTV, Comedy Central ou Nickelodeon, la chaîne pour enfants. De plus, 2004 a été une année électorale aux États-Unis, synonyme d'achat d'espace par les partis politiques.
Cette dépréciation radicale de la valeur du fonds de commerce de la maison mère de CBS, MTV ou encore des studios Paramount, vise à refléter «les tendances émergentes» sur le marché de la publicité et «l'environnement concurrentiel», a expliqué le p.-d.g. de Viacom, Sumner Redstone.
Il n'a pas explicitement mis en cause la ruée des annonceurs vers Internet, mais l'explication venait naturellement à l'esprit alors que les recettes publicitaires en ligne ont bondi de plus de 30 % en 2004. Selon les chiffres publiés cette semaine par le cabinet Interactive Advertising Bureau (IAB), les annonceurs ont dépensé près de 9,6 milliards $US en ligne en 2004, contre 7,3 milliards en 2003.
Cette tendance lourde oblige les médias traditionnels, notamment les grands groupes de presse, à se développer sur Internet au risque de voir fondre leur principale source de revenus. La preuve: le New York Times a mis la semaine dernière 410 millions sur la table pour acheter le site d'infos pratiques About.com. Fin 2004, Dow Jones, propriétaire du Wall Street Journal, avait annoncé la prise de contrôle de MarketWatch, firme d'informations financières très active en ligne.
Sumner Redstone lui-même avait à l'été 2004 qualifié Internet de «secteur-clé», mettant ce média au premier rang des priorités pour Viacom aux côtés du développement dans la télévision à l'international. En décembre, le groupe a d'ailleurs pris le contrôle du site SportsLine.com.
Globalement, Viacom n'a pas à rougir de ses recettes publicitaires. Grâce à la diversité des supports, elles ont augmenté de 11 % en 2004, a souligné le groupe hier, insistant sur les fortes audiences de CBS, UPN et surtout de réseaux câblés comme MTV, Comedy Central ou Nickelodeon, la chaîne pour enfants. De plus, 2004 a été une année électorale aux États-Unis, synonyme d'achat d'espace par les partis politiques.
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