Un record pour la Nationale
25 février 2005
Actualités économiques
La Banque Nationale tire pleinement profit d'un contexte économique favorable qui lui a permis de réaliser la meilleure performance trimestrielle de son histoire.
La plus importante banque québécoise et sixième au pays a fait part hier d'un bénéfice net de 239 millions de dollars pour le premier trimestre qui a pris fin le 31 janvier, comparativement à des profits de 186 millions lors de la période correspondante de l'exercice précédent. Le bénéfice par action a bondi de 35 %, pour atteindre 1,39 $. Il s'agit pour la Nationale de sommets historiques pour n'importe quel trimestre.
Le rendement des capitaux propres, qui permet de jauger la rentabilité d'une banque, s'est établi à 23,6 %, comparativement à 19 % lors du trimestre correspondant de l'exercice 2003-04.
Michel Labonté, premier vice-président responsable des finances à la Banque Nationale, a précisé que «ce rythme essoufflant» pourra difficilement être maintenu, d'autant plus que les résultats du premier trimestre comprennent un gain non récurrent de 15 ¢ provenant de la cession de placements dans des institutions financières d'Amérique du Sud.
Baisse des pertes sur prêts
«Au-delà d'une croissance assez solide et soutenue — mais pas spectaculaire — de nos revenus, la progression de notre bénéfice s'explique en bonne partie par la baisse des pertes sur prêts, qui est généralisée dans le secteur bancaire», ajouté M. Labonté.
La dotation pour pertes sur créances n'a atteint que 17 millions au premier trimestre, en baisse de plus de 60 % par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent.
«Il est évident qu'on ne pourra maintenir les pertes sur prêts à ce niveau pendant deux ans, a-t-il précisé. Ça va finir par augmenter. Un niveau de pertes sur prêts aussi bas est non soutenable à long terme, bien qu'il n'y ait pas lieu de s'inquiéter à court terme.»
M. Labonté croit cependant que la Banque Nationale peut maintenir le rythme en ce qui concerne la croissance de ses revenus, qui ont crû de 8 % au premier trimestre, pour atteindre 983 millions.
La banque a profité d'une solide contribution de la part de ses divisions des services aux particuliers et entreprises ainsi que de gestion du patrimoine. Le secteur «particuliers et entreprises» a généré des profits de 114 millions, comparativement à 105 millions un an plus tôt. Cette division a notamment profité d'une hausse du volume des prêts aux particuliers ainsi que des commissions provenant des cartes de crédit. Quant à la division de gestion du patrimoine, elle a généré des profits de 27 millions, en hausse de 4 %, malgré une saison des REER qualifiée par M. Labonté d'«un peu plus difficile que l'année dernière». Les résultats trimestriels ne tiennent compte que d'une partie de la saison des REER, qui prend fin dans une semaine.
Le premier vice-président a souligné que la forte croissance dans ce secteur est en bonne partie attribuable au service de gestion personnalisée de placements offert par la banque, où l'actif sous gestion a bondi de 40 %.
D'autre part, la Nationale a fait savoir qu'elle procédera à l'émission de huit millions d'actions privilégiées, au prix de 25 $ l'action, ce qui lui permettra d'amasser 200 millions qui seront utilisés pour ses besoins généraux. M. Labonté a dit que cette émission s'inscrit dans le cadre d'une «stratégie d'optimisation du capital» et qu'elle ne remet pas en question la volonté de la banque de racheter une partie de ses actions, dans le cadre d'un programme de rachat de 5 % des actions lancé en janvier.
La plus importante banque québécoise et sixième au pays a fait part hier d'un bénéfice net de 239 millions de dollars pour le premier trimestre qui a pris fin le 31 janvier, comparativement à des profits de 186 millions lors de la période correspondante de l'exercice précédent. Le bénéfice par action a bondi de 35 %, pour atteindre 1,39 $. Il s'agit pour la Nationale de sommets historiques pour n'importe quel trimestre.
Le rendement des capitaux propres, qui permet de jauger la rentabilité d'une banque, s'est établi à 23,6 %, comparativement à 19 % lors du trimestre correspondant de l'exercice 2003-04.
Michel Labonté, premier vice-président responsable des finances à la Banque Nationale, a précisé que «ce rythme essoufflant» pourra difficilement être maintenu, d'autant plus que les résultats du premier trimestre comprennent un gain non récurrent de 15 ¢ provenant de la cession de placements dans des institutions financières d'Amérique du Sud.
Baisse des pertes sur prêts
«Au-delà d'une croissance assez solide et soutenue — mais pas spectaculaire — de nos revenus, la progression de notre bénéfice s'explique en bonne partie par la baisse des pertes sur prêts, qui est généralisée dans le secteur bancaire», ajouté M. Labonté.
La dotation pour pertes sur créances n'a atteint que 17 millions au premier trimestre, en baisse de plus de 60 % par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent.
«Il est évident qu'on ne pourra maintenir les pertes sur prêts à ce niveau pendant deux ans, a-t-il précisé. Ça va finir par augmenter. Un niveau de pertes sur prêts aussi bas est non soutenable à long terme, bien qu'il n'y ait pas lieu de s'inquiéter à court terme.»
M. Labonté croit cependant que la Banque Nationale peut maintenir le rythme en ce qui concerne la croissance de ses revenus, qui ont crû de 8 % au premier trimestre, pour atteindre 983 millions.
La banque a profité d'une solide contribution de la part de ses divisions des services aux particuliers et entreprises ainsi que de gestion du patrimoine. Le secteur «particuliers et entreprises» a généré des profits de 114 millions, comparativement à 105 millions un an plus tôt. Cette division a notamment profité d'une hausse du volume des prêts aux particuliers ainsi que des commissions provenant des cartes de crédit. Quant à la division de gestion du patrimoine, elle a généré des profits de 27 millions, en hausse de 4 %, malgré une saison des REER qualifiée par M. Labonté d'«un peu plus difficile que l'année dernière». Les résultats trimestriels ne tiennent compte que d'une partie de la saison des REER, qui prend fin dans une semaine.
Le premier vice-président a souligné que la forte croissance dans ce secteur est en bonne partie attribuable au service de gestion personnalisée de placements offert par la banque, où l'actif sous gestion a bondi de 40 %.
D'autre part, la Nationale a fait savoir qu'elle procédera à l'émission de huit millions d'actions privilégiées, au prix de 25 $ l'action, ce qui lui permettra d'amasser 200 millions qui seront utilisés pour ses besoins généraux. M. Labonté a dit que cette émission s'inscrit dans le cadre d'une «stratégie d'optimisation du capital» et qu'elle ne remet pas en question la volonté de la banque de racheter une partie de ses actions, dans le cadre d'un programme de rachat de 5 % des actions lancé en janvier.
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