Boeing revient en force grâce aux Chinois
29 janvier 2005
Actualités économiques
Washington — Boeing revient en force avec l'annonce d'un contrat chinois pour une soixantaine d'exemplaires de son 7E7 Dreamliner flambant neuf — rebaptisé 787 — après avoir vu son rival européen Airbus le devancer dans les livraisons d'avions commerciaux pendant deux années de suite.
Cette commande, la plus importante en date par des compagnies chinoises, fait marquer des points au constructeur aéronautique américain en concurrence avec son rival européen Airbus sur le marché chinois. Le premier des appareils sera livré en 2008, selon un communiqué de la compagnie Xiamen Airlines. Les autres compagnies à avoir commandé le 7E7, présenté par Boeing comme un avion «super économique», sont Air China, China Southern Airlines, China Eastern Airlines, Shanghai Airlines et Hainan Airlines.
«C'est un grand succès pour Boeing et un grand succès pour le 7E7», selon John Ash, analyste de Global Aviation qui prédit un bel avenir au dernier né de la gamme des avions civils du constructeur américain. Six compagnies aériennes chinoises vont passer commande de 60 de ces appareils dont la mise en service est prévue pour 2008 et au prix catalogue ce contrat pourrait représenter quelque 7,2 milliards $US, selon la presse américaine.
Pour les analystes, il faut espérer des jours meilleurs pour le groupe américain relégué au second rang sur le marché commercial mondial par son rival européen Airbus, en 2003 et en 2004.
Le prix du carburant
À l'heure de la flambée des prix du brut, le succès du 7E7 s'explique d'abord par la promesse de son efficacité en consommation et ensuite par son confort. «C'est une question de prix du carburant», note Robin Laird, un analyste indépendant spécialisé dans l'aviation. Le 7E7 consommera 20 % de kérosène de moins par passager que les appareils actuels selon ses concepteurs.
Le confort apporté par le nouvel avion qualifié de futuriste, au fuselage en alliage de carbone et une cabine au design moderne, jouera également en sa faveur auprès des nouveaux acquéreurs. De plus, selon Robin Laird, le 7E7, aussi appelé Dreamliner, a repris un grand nombre des technologies qui ont fait le succès des modèles A330 (long courrier) et A320 d'Airbus, modèle le plus vendu de la gamme.
Hasard du calendrier ou non, le concurrent Airbus signait hier à Paris un contrat de commande de cinq gros porteurs A380 avec la China Southern Airlines.
«Les clients asiatiques sont essentiels aux deux constructeurs», note encore Robin Laird en remarquant que pour la première fois Boeing compte sur des compagnies étrangères pour lancer son nouveau modèle alors que jusqu'ici il misait essentiellement sur l'appui des compagnies américaines.
Mais le marché des transports aériens est en pleine évolution, face à la concurrence acharnée des nouvelles compagnies à bas prix, la flambée des cours du brut, et le formidable essor économique de la Chine.
Aussi le fait que Boeing n'ait finalement pas pu annoncer fin 2004 les 200 commandes de 7E7 promises, ne peut être considéré comme un «échec», selon M. Laird. «Pour un analyste indépendant, il était difficile de croire à ces prévisions», selon lui.
Et puis Boeing ne s'arrêtera pas là. Prévu actuellement pour 217 passagers dans sa configuration de base, une autre version aura une capacité de transport de 289 personnes et un projet d'appareil de 400 places n'est pas exclu.
Enfin, si l'on en croit le journal Seattle Post-Intelligencer, de l'État de Washington où le Dreamliner est assemblé, Boeing aurait même attendu ce jour de signature de l'accord avec les Chinois pour annoncer le nouveau nom donné à cet avion: le 787... car le huit est un chiffre porte-bonheur en Chine.
Cette commande, la plus importante en date par des compagnies chinoises, fait marquer des points au constructeur aéronautique américain en concurrence avec son rival européen Airbus sur le marché chinois. Le premier des appareils sera livré en 2008, selon un communiqué de la compagnie Xiamen Airlines. Les autres compagnies à avoir commandé le 7E7, présenté par Boeing comme un avion «super économique», sont Air China, China Southern Airlines, China Eastern Airlines, Shanghai Airlines et Hainan Airlines.
«C'est un grand succès pour Boeing et un grand succès pour le 7E7», selon John Ash, analyste de Global Aviation qui prédit un bel avenir au dernier né de la gamme des avions civils du constructeur américain. Six compagnies aériennes chinoises vont passer commande de 60 de ces appareils dont la mise en service est prévue pour 2008 et au prix catalogue ce contrat pourrait représenter quelque 7,2 milliards $US, selon la presse américaine.
Pour les analystes, il faut espérer des jours meilleurs pour le groupe américain relégué au second rang sur le marché commercial mondial par son rival européen Airbus, en 2003 et en 2004.
Le prix du carburant
À l'heure de la flambée des prix du brut, le succès du 7E7 s'explique d'abord par la promesse de son efficacité en consommation et ensuite par son confort. «C'est une question de prix du carburant», note Robin Laird, un analyste indépendant spécialisé dans l'aviation. Le 7E7 consommera 20 % de kérosène de moins par passager que les appareils actuels selon ses concepteurs.
Le confort apporté par le nouvel avion qualifié de futuriste, au fuselage en alliage de carbone et une cabine au design moderne, jouera également en sa faveur auprès des nouveaux acquéreurs. De plus, selon Robin Laird, le 7E7, aussi appelé Dreamliner, a repris un grand nombre des technologies qui ont fait le succès des modèles A330 (long courrier) et A320 d'Airbus, modèle le plus vendu de la gamme.
Hasard du calendrier ou non, le concurrent Airbus signait hier à Paris un contrat de commande de cinq gros porteurs A380 avec la China Southern Airlines.
«Les clients asiatiques sont essentiels aux deux constructeurs», note encore Robin Laird en remarquant que pour la première fois Boeing compte sur des compagnies étrangères pour lancer son nouveau modèle alors que jusqu'ici il misait essentiellement sur l'appui des compagnies américaines.
Mais le marché des transports aériens est en pleine évolution, face à la concurrence acharnée des nouvelles compagnies à bas prix, la flambée des cours du brut, et le formidable essor économique de la Chine.
Aussi le fait que Boeing n'ait finalement pas pu annoncer fin 2004 les 200 commandes de 7E7 promises, ne peut être considéré comme un «échec», selon M. Laird. «Pour un analyste indépendant, il était difficile de croire à ces prévisions», selon lui.
Et puis Boeing ne s'arrêtera pas là. Prévu actuellement pour 217 passagers dans sa configuration de base, une autre version aura une capacité de transport de 289 personnes et un projet d'appareil de 400 places n'est pas exclu.
Enfin, si l'on en croit le journal Seattle Post-Intelligencer, de l'État de Washington où le Dreamliner est assemblé, Boeing aurait même attendu ce jour de signature de l'accord avec les Chinois pour annoncer le nouveau nom donné à cet avion: le 787... car le huit est un chiffre porte-bonheur en Chine.
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