Les prix du pétrole se rapprochent du cap des 50 $ le baril
Les cours du pétrole brut à New York auront finalement terminé inchangés
19 janvier 2005
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Les investisseurs se concentrent sur les prévisions météorologiques, qui annoncent un radoucissement des températures la semaine prochaine.
Londres — Les prix du pétrole se sont rapprochés hier du cap symbolique des 50 $US à New York, les prévisions d'une demande encore vive en 2005 et le retour du froid aux États-Unis ayant accru la nervosité du marché, à moins de deux semaines de la réunion de l'OPEP et des élections en Irak.
Les cours du pétrole brut auront finalement terminé inchangés à New York hier après avoir approché le seuil des 50 $US en début de séance: les investisseurs se concentrent sur les prévisions météorologiques, qui annoncent un radoucissement des températures la semaine prochaine.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de brut pour livraison en février a terminé à 48,38 $US, revenant à son niveau de vendredi soir. Lundi, le Nymex était fermé en raison d'un jour férié aux États-Unis.
À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a franchi les 46 $US pour la première fois depuis le 30 novembre et grimpé jusqu'à 46,35 $US.
«Les prix sont en hausse en raison du rapport de l'AIE [l'Agence internationale de l'Énergie], qui a montré que la demande chinoise ne s'est pas relâchée», souligne Rob Montefusco, opérateur à la maison de courtage Sucden.
«La robustesse des prix provient en partie des chiffres de l'AIE publiés ce matin [hier], qui ont signalé une petite hausse des prévisions de la demande pour cette année», approuve Bruce Evers, analyste au groupe bancaire Investec. «Mais elle vient surtout du froid aux États-Unis», estime-t-il.
L'AIE, chargée de la sécurité énergétique des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a revu hier, en hausse de 60 000 barils/jour, sa prévision de croissance de la demande mondiale en 2005, à 1,44 million de barils par jour (mbj), soit un taux de croissance de 1,7 %, après 3,3 % en 2004.
La demande pétrolière de la Chine, deuxième consommateur mondial après les États-Unis, devrait progresser de 5,7 % en 2005, à 6,73 mbj, selon l'AIE, qui tablait dans son rapport de décembre sur 6,69 mbj.
«Les températures sont censées tomber très, très bas plus tard cette semaine: cela soutient les cours du fioul de chauffage [au plus haut depuis trois semaines, NDLR] qui tirent les prix du pétrole brut dans leur sillage», explique M. Evers. «Nous allons retrouver des prix au-dessus des 50 $US, c'est certain», estime-t-il, jugeant qu'il n'est «pas impossible» que les cours se hissent à de nouveaux records historiques.
«L'intérêt des fonds spéculatifs est revenu sur le marché et les cours aux États-Unis remontent vers la barre magique des 50 $US le baril», renchérit Rob Montefusco, de Sucden.
Des températures en-dessous de la normale saisonnière sont attendues lors des dix prochains jours dans le nord-est des États-Unis, région qui consomme le plus de fioul de chauffage dans le monde. Ces prévisions inquiètent d'autant plus les investisseurs que les stocks américains de fioul de chauffage demeurent inférieurs de 7 % à leur niveau de l'an dernier à la même époque.
La nervosité du marché est accrue par les craintes que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole annonce une nouvelle baisse de sa production lors de sa réunion du 30 janvier, afin d'éviter un net repli des cours à la fin de l'hiver, lorsque la demande retombe.
Les experts redoutent aussi une escalade de la violence et une multiplication des sabotages d'oléoducs en Irak à l'approche des élections générales, également prévues le 30 janvier.
Cependant, le groupe pétrolier Shell a redémarré sa production sur la plateforme Draugen en mer du Nord et ses stations de pompage du sud du Nigeria.
Les cours du pétrole brut auront finalement terminé inchangés à New York hier après avoir approché le seuil des 50 $US en début de séance: les investisseurs se concentrent sur les prévisions météorologiques, qui annoncent un radoucissement des températures la semaine prochaine.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de brut pour livraison en février a terminé à 48,38 $US, revenant à son niveau de vendredi soir. Lundi, le Nymex était fermé en raison d'un jour férié aux États-Unis.
À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a franchi les 46 $US pour la première fois depuis le 30 novembre et grimpé jusqu'à 46,35 $US.
«Les prix sont en hausse en raison du rapport de l'AIE [l'Agence internationale de l'Énergie], qui a montré que la demande chinoise ne s'est pas relâchée», souligne Rob Montefusco, opérateur à la maison de courtage Sucden.
«La robustesse des prix provient en partie des chiffres de l'AIE publiés ce matin [hier], qui ont signalé une petite hausse des prévisions de la demande pour cette année», approuve Bruce Evers, analyste au groupe bancaire Investec. «Mais elle vient surtout du froid aux États-Unis», estime-t-il.
L'AIE, chargée de la sécurité énergétique des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a revu hier, en hausse de 60 000 barils/jour, sa prévision de croissance de la demande mondiale en 2005, à 1,44 million de barils par jour (mbj), soit un taux de croissance de 1,7 %, après 3,3 % en 2004.
La demande pétrolière de la Chine, deuxième consommateur mondial après les États-Unis, devrait progresser de 5,7 % en 2005, à 6,73 mbj, selon l'AIE, qui tablait dans son rapport de décembre sur 6,69 mbj.
«Les températures sont censées tomber très, très bas plus tard cette semaine: cela soutient les cours du fioul de chauffage [au plus haut depuis trois semaines, NDLR] qui tirent les prix du pétrole brut dans leur sillage», explique M. Evers. «Nous allons retrouver des prix au-dessus des 50 $US, c'est certain», estime-t-il, jugeant qu'il n'est «pas impossible» que les cours se hissent à de nouveaux records historiques.
«L'intérêt des fonds spéculatifs est revenu sur le marché et les cours aux États-Unis remontent vers la barre magique des 50 $US le baril», renchérit Rob Montefusco, de Sucden.
Des températures en-dessous de la normale saisonnière sont attendues lors des dix prochains jours dans le nord-est des États-Unis, région qui consomme le plus de fioul de chauffage dans le monde. Ces prévisions inquiètent d'autant plus les investisseurs que les stocks américains de fioul de chauffage demeurent inférieurs de 7 % à leur niveau de l'an dernier à la même époque.
La nervosité du marché est accrue par les craintes que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole annonce une nouvelle baisse de sa production lors de sa réunion du 30 janvier, afin d'éviter un net repli des cours à la fin de l'hiver, lorsque la demande retombe.
Les experts redoutent aussi une escalade de la violence et une multiplication des sabotages d'oléoducs en Irak à l'approche des élections générales, également prévues le 30 janvier.
Cependant, le groupe pétrolier Shell a redémarré sa production sur la plateforme Draugen en mer du Nord et ses stations de pompage du sud du Nigeria.
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