United Airlines entre dans la zone de turbulence
La deuxième compagnie aérienne des États-Unis se prépare à une faillite éventuelle à l'automne
15 août 2002
Actualités économiques
Chicago — UAL, la maison mère de United Airlines, deuxième compagnie aérienne des États-Unis, a annoncé hier qu'elle se préparait à un éventuel placement sous la Loi de la protection sur les faillites d'ici l'automne car elle ne peut rembourser des dettes de 875 millions de dollars, selon un communiqué.
UAL a également indiqué qu'elle allait présenter un plan de restructuration draconien comprenant la mise au chômage technique de salariés, une diminution de ses vols et de sa flotte ainsi qu'une réduction de ses investissements.
L'action d'UAL a encore perdu 10,9 % à 2,45 $US hier à la Bourse de New York avant l'annonce d'une possible mise en faillite. Depuis le 31 juillet, elle a chuté de 59 %.
La septième compagnie aérienne américaine US Airways avait annoncé dimanche son placement sous la protection de la loi sur les faillites, connue sous le nom de Chapitre 11. La première, American Airlines, avait de son côté présenté mardi un plan de restructuration prévoyant notamment la suppression de 7000 emplois.
«Le monde a changé», a constaté Jack Creighton, p.-d.g. d'UAL, cité dans le communiqué publié hier. «Le chiffre d'affaires ne se rétablit pas comme nous nous y attendions, la demande ne reprend pas, les tarifs restent très bas et le secteur se demande comment faire face.»
UAL a notamment déposé une demande d'aide de 1,8 milliard de dollars auprès du gouvernement fédéral au titre du plan de soutien au secteur aérien décidé par le Congrès après les attentats du 11 septembre. La compagnie a précisé hier que c'était dans le cadre de l'examen par les autorités de cette demande qu'elle avait décidé d'accroître l'ampleur de son plan de restructuration. «Même avec les efforts déjà consentis, nous devons faire plus. Nous faisons face à des échéances de 875 millions de dollars sur notre dette au quatrième trimestre et nous n'avons pas suffisamment accès au marché du crédit pour les rembourser. Pour éviter une crise de liquidités, notre directeur financier doit mener à bien notre plan de redressement», poursuit le communiqué.
«Nous nous sommes donné un délai très court, 30 jours, pour conclure nos discussions avec nos actionnaires. En conséquence, les changements auxquels nous voulons procéder sont urgents, significatifs et prendront effet immédiatement. En même temps, nous nous préparons à un placement sous le chapitre 11 cet automne, en raison de nos échéances tombant au quatrième trimestre», a affirmé le p.-d.g.
«À moins que nous ne parvenions à réduire nos coûts de manière importante, nous placer sous la protection de la loi sur les faillites sera la seule manière d'assurer l'avenir de la compagnie et la poursuite de nos activités», a ajouté Jack Creighton.
UAL a également indiqué qu'elle allait présenter un plan de restructuration draconien comprenant la mise au chômage technique de salariés, une diminution de ses vols et de sa flotte ainsi qu'une réduction de ses investissements.
L'action d'UAL a encore perdu 10,9 % à 2,45 $US hier à la Bourse de New York avant l'annonce d'une possible mise en faillite. Depuis le 31 juillet, elle a chuté de 59 %.
La septième compagnie aérienne américaine US Airways avait annoncé dimanche son placement sous la protection de la loi sur les faillites, connue sous le nom de Chapitre 11. La première, American Airlines, avait de son côté présenté mardi un plan de restructuration prévoyant notamment la suppression de 7000 emplois.
«Le monde a changé», a constaté Jack Creighton, p.-d.g. d'UAL, cité dans le communiqué publié hier. «Le chiffre d'affaires ne se rétablit pas comme nous nous y attendions, la demande ne reprend pas, les tarifs restent très bas et le secteur se demande comment faire face.»
UAL a notamment déposé une demande d'aide de 1,8 milliard de dollars auprès du gouvernement fédéral au titre du plan de soutien au secteur aérien décidé par le Congrès après les attentats du 11 septembre. La compagnie a précisé hier que c'était dans le cadre de l'examen par les autorités de cette demande qu'elle avait décidé d'accroître l'ampleur de son plan de restructuration. «Même avec les efforts déjà consentis, nous devons faire plus. Nous faisons face à des échéances de 875 millions de dollars sur notre dette au quatrième trimestre et nous n'avons pas suffisamment accès au marché du crédit pour les rembourser. Pour éviter une crise de liquidités, notre directeur financier doit mener à bien notre plan de redressement», poursuit le communiqué.
«Nous nous sommes donné un délai très court, 30 jours, pour conclure nos discussions avec nos actionnaires. En conséquence, les changements auxquels nous voulons procéder sont urgents, significatifs et prendront effet immédiatement. En même temps, nous nous préparons à un placement sous le chapitre 11 cet automne, en raison de nos échéances tombant au quatrième trimestre», a affirmé le p.-d.g.
«À moins que nous ne parvenions à réduire nos coûts de manière importante, nous placer sous la protection de la loi sur les faillites sera la seule manière d'assurer l'avenir de la compagnie et la poursuite de nos activités», a ajouté Jack Creighton.
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