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Téléphonie - Bell demande au CRTC de faciliter l'abandon de services

6 janvier 2005  Actualités économiques
Toronto — Bell Canada a demandé hier au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d'alléger le processus menant à l'abandon de services «qui ne font plus l'objet d'une demande importante».

Le géant de la téléphonie dit n'avoir aucune application particulière en tête pour le moment. Il s'agit surtout de clarifier et de simplifier la procédure pour demeurer plus concurrentiel, a fait valoir le chef des affaires réglementaires, Mirko Bibic. «Maintenir des services pour lesquels il n'existe plus ou presque plus de demande est coûteux et nuit à l'innovation», a-t-il insisté. «Nous avons besoin de plus de souplesse pour lancer des services nouveaux et améliorés sans être obligés d'offrir des services anciens plus longtemps qu'il ne le faut.»

En vertu de la réglementation actuelle, Bell doit déposer une requête au CRTC avant de modifier son offre de services. Le processus d'évaluation peut prendre plusieurs mois.

D'après Brian Sharwood, consultant au Groupe SeaBoard, Bell vise probablement des services qui n'ont pas suscité d'engouement, ou ont été lancés prématurément et n'ont pas obtenu le succès espéré. «Bell doit pouvoir essayer des choses et, si ça ne fonctionne pas, s'en débarrasser», a-t-il souligné.

L'ancien monopole a souvent eu maille à partir avec des clients qui refusaient d'abandonner leurs vieilles habitudes. En 2001, la compagnie a ainsi dû se résoudre à maintenir le service pour les téléphones à cadran après avoir reçu des milliers de plaintes. À l'époque, 285 000 personnes au Québec et en Ontario utilisaient des appareils de ce type.

Dans sa proposition au CRTC, Bell suggère qu'on lui permettre de cesser d'offrir certains services s'il existe «des substituts raisonnables» à un prix comparable.
 
 
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