L'inflation pointe de nouveau le bout de son nez aux États-Unis
18 novembre 2004
Actualités économiques
Washington — La hausse des prix s'est encore accélérée en octobre aux États-Unis, tant pour la production que pour la consommation, poussée par la flambée des prix de l'énergie, et la pression inflationniste, quoique modérée, reste bien présente, selon les analystes.
Les prix à la consommation ont progressé de 0,6 % le mois dernier, et ceux de la production ont bondi de 1,7 %, leur plus forte augmentation depuis 14 ans.
La hausse affichée par ces deux indices s'explique surtout par les récents sommets du cours du pétrole qui a inscrit un record à plus de 55 $US le baril le mois dernier à New York pour retomber depuis sous les 50 $US.
Et si les prix de l'énergie et des produits alimentaires, composantes généralement très volatiles, sont exclus, l'indice de base des prix à la consommation n'a progressé que de 0,2 % en octobre, et celui à la production, de 0,3 %.
«La pression des prix n'est pas encore très importante mais la hausse a accéléré. Pas énormément, mais elle accélère», souligne l'économiste indépendant Joel Naroff. Sur douze mois les prix à la consommation ont grimpé de 3,2 % (2 % hors énergie et alimentation).
La moitié de la hausse des prix à la consommation en octobre est due à la hausse des prix de l'énergie, a souligné le ministère du Travail en publiant ses chiffres. «Même si une grande partie de cette hausse des prix vient de l'énergie et de l'alimentation, cela ne rassure pas les consommateurs qui doivent tous acheter à manger, payer l'électricité et acheter de l'essence», remarque Mark Vitner, économiste en chef de la banque Wachovia.
Mais un «marché du travail renforcé pourrait aussi conduire les salariés à demander des hausses de salaire pour compenser les pertes en pouvoir d'achat à cause des prix élevés de l'alimentation et de l'énergie», estime pour sa part Dean Baker, analyste du Center for Economic and Policy Research.
La Réserve fédérale
Un élément qui pourrait bien attiser l'inflation que la Réserve fédérale (Fed) a encore récemment déclaré être «sous contrôle». Son président Alan Greenspan est resté serein ces dernières semaines, imputant la hausse observée des prix au seul impact de la flambée des cours du brut.
«Nous n'avons pas une inflation apprivoisée actuellement», selon Joel Naroff ajoutant que l'examen de ces derniers chiffres indique que «ce n'est peut-être pas encore mauvais mais il y a des facteurs montrant que la fin du bon temps [de l'inflation maîtrisée] approche».
La Fed a entamé en juin une remontée progressive de son principal taux d'intérêt, passé la semaine dernière à 2 %. Et avec les nouveaux chiffres sur l'inflation, elle ne devrait pas changer de stratégie de si tôt. Au contraire, avec un indice de base (hors énergie et alimentation) en hausse de 2 % sur douze mois, «le sujet devient l'objectif numéro un de la Fed», selon Mark Vitner.
La prochaine réunion de la Fed aura lieu le 14 décembre.
Les prix à la consommation ont progressé de 0,6 % le mois dernier, et ceux de la production ont bondi de 1,7 %, leur plus forte augmentation depuis 14 ans.
La hausse affichée par ces deux indices s'explique surtout par les récents sommets du cours du pétrole qui a inscrit un record à plus de 55 $US le baril le mois dernier à New York pour retomber depuis sous les 50 $US.
Et si les prix de l'énergie et des produits alimentaires, composantes généralement très volatiles, sont exclus, l'indice de base des prix à la consommation n'a progressé que de 0,2 % en octobre, et celui à la production, de 0,3 %.
«La pression des prix n'est pas encore très importante mais la hausse a accéléré. Pas énormément, mais elle accélère», souligne l'économiste indépendant Joel Naroff. Sur douze mois les prix à la consommation ont grimpé de 3,2 % (2 % hors énergie et alimentation).
La moitié de la hausse des prix à la consommation en octobre est due à la hausse des prix de l'énergie, a souligné le ministère du Travail en publiant ses chiffres. «Même si une grande partie de cette hausse des prix vient de l'énergie et de l'alimentation, cela ne rassure pas les consommateurs qui doivent tous acheter à manger, payer l'électricité et acheter de l'essence», remarque Mark Vitner, économiste en chef de la banque Wachovia.
Mais un «marché du travail renforcé pourrait aussi conduire les salariés à demander des hausses de salaire pour compenser les pertes en pouvoir d'achat à cause des prix élevés de l'alimentation et de l'énergie», estime pour sa part Dean Baker, analyste du Center for Economic and Policy Research.
La Réserve fédérale
Un élément qui pourrait bien attiser l'inflation que la Réserve fédérale (Fed) a encore récemment déclaré être «sous contrôle». Son président Alan Greenspan est resté serein ces dernières semaines, imputant la hausse observée des prix au seul impact de la flambée des cours du brut.
«Nous n'avons pas une inflation apprivoisée actuellement», selon Joel Naroff ajoutant que l'examen de ces derniers chiffres indique que «ce n'est peut-être pas encore mauvais mais il y a des facteurs montrant que la fin du bon temps [de l'inflation maîtrisée] approche».
La Fed a entamé en juin une remontée progressive de son principal taux d'intérêt, passé la semaine dernière à 2 %. Et avec les nouveaux chiffres sur l'inflation, elle ne devrait pas changer de stratégie de si tôt. Au contraire, avec un indice de base (hors énergie et alimentation) en hausse de 2 % sur douze mois, «le sujet devient l'objectif numéro un de la Fed», selon Mark Vitner.
La prochaine réunion de la Fed aura lieu le 14 décembre.
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