Les TUAC passent au Wal-Mart de Saint-Hyacinthe
Une nouvelle requête en accréditation syndicale vient d'être déposée
6 octobre 2004
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
Le syndicat des TUAC n’entend pas s’arrêter à Jonquière, Brossard et Saint-Hyacinthe, mais refuse de nommer publiquement les magasins ciblés pour l’instant. Au Canada, d’autres requêtes pour accréditer des syndicats ont été déposées en
Une nouvelle requête en accréditation syndicale vient d'être déposée pour un magasin Wal-Mart au Québec, cette fois à Saint-Hyacinthe. L'auteur est le même syndicat qui avait déposé des requêtes en accréditation pour les magasins Wal-Mart de Brossard et de Jonquière, soit les Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC), affilié à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).
Dans le cas du magasin de Jonquière, à Saguenay, la requête a été agréée le 2 août dernier. Celui-ci est alors devenu le premier syndicat dans un Wal-Mart au Canada, voire en Amérique du Nord.
Dans le cas du Wal-Mart de Saint-Hyacinthe, la requête a été déposée lundi.
En entrevue, le président de la section locale 501 des TUAC Yvon Bellemare se disait confiant d'avoir recueilli une majorité de signatures mais refusait d'avancer un pourcentage. «Je n'avance rien, parce que dans le Code du travail, il y a toute la notion de confidentialité qui existe. Ce que je peux vous assurer, c'est qu'on a déposé de façon majoritaire.»
Un agent d'accréditation de la Commission des relations de travail fera maintenant enquête pour vérifier la validité des signatures, s'assurer qu'elles ont été librement consenties et vérifier leur représentativité (si elles représentent la majorité).
M. Bellemare ne pouvait dire s'il y aura une bataille ardue dans le cas de Saint-Hyacinthe. «On ne le sait jamais avant.»
Le magasin de Saint-Hyacinthe, comme les autres magasins de la chaîne de commerce de détail, devrait compter entre 150 et 200 membres dans l'unité d'accréditation, si celle-ci est agréée. Pour déterminer qui sera membre de l'éventuelle unité d'accréditation, «on a exclu ce que la décision de Jonquière excluait», a expliqué M. Bellemare. «On a déposé à peu près le même libellé que celui de Jonquière, parce que déjà, la Commission s'est prononcée sur un libellé.»
Par ailleurs, le dossier de la requête en accréditation au Wal-Mart de Brossard est toujours sous étude.
D'autres demandes
Le syndicat des TUAC n'entend pas s'arrêter à Jonquière, Brossard et Saint-Hyacinthe. «On a plusieurs campagnes de recrutement, tant au niveau du Québec que du Canada. On continue le travail. Il va sûrement y avoir d'autres dépôts d'ici quelques semaines» au Québec, confie M. Bellemare, qui refuse de nommer publiquement les magasins ciblés pour l'instant.
Au Canada, d'autres requêtes pour accréditer des syndicats ont été déposées en Colombie-Britannique et en Saskatchewan.
Le 24 septembre dernier, la Commission des relations du travail du Québec a ordonné à Wal-Mart de cesser d'entraver la syndicalisation à son magasin de Brossard.
Du côté de Wal-Mart, le porte-parole francophone pour le Canada, Roch Landriault, a fait savoir que le géant du commerce de détail s'opposerait à la requête pour accréditer un syndicat à Saint-Hyacinthe, comme il l'avait fait dans le cas du Wal-Mart de Jonquière. Wal-Mart soutient qu'il ne devrait y avoir que deux catégories d'employés: les membres du syndicat et ceux, non syndiqués, de la gérance et qui ont des fonctions administratives. Or, l'unité d'accréditation proposée par le syndicat n'inclut pas tous les «associés payés à l'heure» de Wal-Mart.
«Ça va être contesté à Saint-Hyacinthe parce que là aussi, il y a des associés payés à l'heure qui sont exclus de la demande d'accréditation qui est faite par le syndicat», explique M. Landriault.
M. Landriault explique que Wal-Mart veut ainsi éviter le «deux poids, deux mesures» et faciliter la gestion du personnel.
Dans le cas du magasin de Jonquière, à Saguenay, la requête a été agréée le 2 août dernier. Celui-ci est alors devenu le premier syndicat dans un Wal-Mart au Canada, voire en Amérique du Nord.
Dans le cas du Wal-Mart de Saint-Hyacinthe, la requête a été déposée lundi.
En entrevue, le président de la section locale 501 des TUAC Yvon Bellemare se disait confiant d'avoir recueilli une majorité de signatures mais refusait d'avancer un pourcentage. «Je n'avance rien, parce que dans le Code du travail, il y a toute la notion de confidentialité qui existe. Ce que je peux vous assurer, c'est qu'on a déposé de façon majoritaire.»
Un agent d'accréditation de la Commission des relations de travail fera maintenant enquête pour vérifier la validité des signatures, s'assurer qu'elles ont été librement consenties et vérifier leur représentativité (si elles représentent la majorité).
M. Bellemare ne pouvait dire s'il y aura une bataille ardue dans le cas de Saint-Hyacinthe. «On ne le sait jamais avant.»
Le magasin de Saint-Hyacinthe, comme les autres magasins de la chaîne de commerce de détail, devrait compter entre 150 et 200 membres dans l'unité d'accréditation, si celle-ci est agréée. Pour déterminer qui sera membre de l'éventuelle unité d'accréditation, «on a exclu ce que la décision de Jonquière excluait», a expliqué M. Bellemare. «On a déposé à peu près le même libellé que celui de Jonquière, parce que déjà, la Commission s'est prononcée sur un libellé.»
Par ailleurs, le dossier de la requête en accréditation au Wal-Mart de Brossard est toujours sous étude.
D'autres demandes
Le syndicat des TUAC n'entend pas s'arrêter à Jonquière, Brossard et Saint-Hyacinthe. «On a plusieurs campagnes de recrutement, tant au niveau du Québec que du Canada. On continue le travail. Il va sûrement y avoir d'autres dépôts d'ici quelques semaines» au Québec, confie M. Bellemare, qui refuse de nommer publiquement les magasins ciblés pour l'instant.
Au Canada, d'autres requêtes pour accréditer des syndicats ont été déposées en Colombie-Britannique et en Saskatchewan.
Le 24 septembre dernier, la Commission des relations du travail du Québec a ordonné à Wal-Mart de cesser d'entraver la syndicalisation à son magasin de Brossard.
Du côté de Wal-Mart, le porte-parole francophone pour le Canada, Roch Landriault, a fait savoir que le géant du commerce de détail s'opposerait à la requête pour accréditer un syndicat à Saint-Hyacinthe, comme il l'avait fait dans le cas du Wal-Mart de Jonquière. Wal-Mart soutient qu'il ne devrait y avoir que deux catégories d'employés: les membres du syndicat et ceux, non syndiqués, de la gérance et qui ont des fonctions administratives. Or, l'unité d'accréditation proposée par le syndicat n'inclut pas tous les «associés payés à l'heure» de Wal-Mart.
«Ça va être contesté à Saint-Hyacinthe parce que là aussi, il y a des associés payés à l'heure qui sont exclus de la demande d'accréditation qui est faite par le syndicat», explique M. Landriault.
M. Landriault explique que Wal-Mart veut ainsi éviter le «deux poids, deux mesures» et faciliter la gestion du personnel.
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