Record historique du brut
Le prix du baril de pétrole clôture à 51,09 $US à New York
6 octobre 2004
Actualités économiques
Photo : Jacques Nadeau
Les prix à la pompe se maintenaient légèrement au-dessus des 95 ¢ hier à Montréal. Face à la montée des prix du brut, les consommateurs craignent toutefois que le prix du litre d’essence n’atteigne rapidement le seuil de 1 $.
New York — Le pétrole a franchi hier pour la première fois la barre des 51 $US le baril à New York, les problèmes persistants que connaissent les plateformes de pompage dans le golfe du Mexique après le passage du cyclone Ivan exacerbant les inquiétudes sur les approvisionnements.
Le baril de brut de qualité light sweet crude de référence a gagné 1,18 $US, à 51,09 $US, sur l'échéance de novembre sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Un record historique en séance a été inscrit peu avant la clôture, à 51,29 $US.
Le seuil des 50 $US avait été dépassé il y une semaine pour la première fois depuis le début de la cotation du pétrole à New York en 1983.
Un record a également été atteint sur le marché londonien où le baril de Brent pour livraison en novembre a atteint un plus haut historique à 47,41 $US avant d'inscrire un record de clôture à 47,13 $US (+94 ¢US).
Baisse de la production dans le golfe du Mexique
«Le cyclone Ivan, de catégorie 4-5, a fait des dégâts importants. La situation [dans le golfe du Mexique] n'aurait pas dû être sous-estimée», a déclaré John Kilduff, analyste de Fimat. «C'est devenu un problème de plus en plus important et une inquiétude de plus en plus lourde pour le marché qui ne va pas disparaître de sitôt», a affirmé M. Kilduff, en notant que certaines plateformes n'ont pas encore été repeuplées.
Selon les derniers chiffres publiés hier par le ministère américain de l'Intérieur, quelque 453 000 barils de pétrole de production journalière manquent toujours dans le golfe de Mexique, soit près de 27 % du volume normal.
Depuis trois semaines et demie, la production a été amputée de plus de 15 millions de barils dans le golfe en raison du cyclone Ivan.
Le marché est d'autant plus sensible à ces informations hier que le ministère de l'Énergie doit publier aujourd'hui ses chiffres des stocks américains à la fin de la semaine dernière.
Les analystes s'attendent généralement à ce que les stocks aient continué à être renfloués. Ils avaient enregistré une hausse surprise pendant la semaine achevée le 24 septembre, après huit déclins hebdomadaires consécutifs, mais ils restent à leur plus bas niveau depuis le début février.
Mais malgré ces inquiétudes, les analystes répètent que le gros de la hausse des cours depuis plusieurs mois maintenant reste imputable aux spéculateurs.
«C'est de la spéculation, de la pure spéculation. Cela n'a rien à voir avec les facteurs fondamentaux», affirme ainsi Fadel Gheit, analyste de Oppenheimer.
«Chaque firme de courtage a une importante activité dans les matières premières et elles veulent prolonger la progression actuelle autant que possible», explique M. Gheit. «C'est une bulle, comme celle d'Internet [à la fin des années 90]. Ce n'est pas justifié par l'offre et la demande», ajoute-t-il.
Déconnectés
Vendredi dernier, le secrétaire au Trésor américain, John Snow, avait estimé que les prix du pétrole étaient déconnectés des fondamentaux économiques et que la spéculation avait largement contribué à la flambée des prix du pétrole.
Il a prédit une «régression, un mouvement qui les ramènera vers les fondamentaux», à l'issue du G7 Finances où le pétrole a tenu une grande place.
Mais même si John Kilduff est d'accord que le marché «sur-réagit», il n'en reste pas moins qu'avec la demande mondiale qui ne cesse de progresser malgré les prix élevés de l'énergie, «il n'y a pas de surplus, et chaque baril [manquant] peut faire du mal au marché», selon lui.
Toutefois, «il faudra qu'un autre problème fondamental se développe pour arriver à 60 $US le baril», en plus des autres préoccupations actuelles comme les problèmes fiscaux du géant pétrolier russe et l'instabilité en Irak, a insisté M. Kilduff.
Le baril de brut de qualité light sweet crude de référence a gagné 1,18 $US, à 51,09 $US, sur l'échéance de novembre sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Un record historique en séance a été inscrit peu avant la clôture, à 51,29 $US.
Le seuil des 50 $US avait été dépassé il y une semaine pour la première fois depuis le début de la cotation du pétrole à New York en 1983.
Un record a également été atteint sur le marché londonien où le baril de Brent pour livraison en novembre a atteint un plus haut historique à 47,41 $US avant d'inscrire un record de clôture à 47,13 $US (+94 ¢US).
Baisse de la production dans le golfe du Mexique
«Le cyclone Ivan, de catégorie 4-5, a fait des dégâts importants. La situation [dans le golfe du Mexique] n'aurait pas dû être sous-estimée», a déclaré John Kilduff, analyste de Fimat. «C'est devenu un problème de plus en plus important et une inquiétude de plus en plus lourde pour le marché qui ne va pas disparaître de sitôt», a affirmé M. Kilduff, en notant que certaines plateformes n'ont pas encore été repeuplées.
Selon les derniers chiffres publiés hier par le ministère américain de l'Intérieur, quelque 453 000 barils de pétrole de production journalière manquent toujours dans le golfe de Mexique, soit près de 27 % du volume normal.
Depuis trois semaines et demie, la production a été amputée de plus de 15 millions de barils dans le golfe en raison du cyclone Ivan.
Le marché est d'autant plus sensible à ces informations hier que le ministère de l'Énergie doit publier aujourd'hui ses chiffres des stocks américains à la fin de la semaine dernière.
Les analystes s'attendent généralement à ce que les stocks aient continué à être renfloués. Ils avaient enregistré une hausse surprise pendant la semaine achevée le 24 septembre, après huit déclins hebdomadaires consécutifs, mais ils restent à leur plus bas niveau depuis le début février.
Mais malgré ces inquiétudes, les analystes répètent que le gros de la hausse des cours depuis plusieurs mois maintenant reste imputable aux spéculateurs.
«C'est de la spéculation, de la pure spéculation. Cela n'a rien à voir avec les facteurs fondamentaux», affirme ainsi Fadel Gheit, analyste de Oppenheimer.
«Chaque firme de courtage a une importante activité dans les matières premières et elles veulent prolonger la progression actuelle autant que possible», explique M. Gheit. «C'est une bulle, comme celle d'Internet [à la fin des années 90]. Ce n'est pas justifié par l'offre et la demande», ajoute-t-il.
Déconnectés
Vendredi dernier, le secrétaire au Trésor américain, John Snow, avait estimé que les prix du pétrole étaient déconnectés des fondamentaux économiques et que la spéculation avait largement contribué à la flambée des prix du pétrole.
Il a prédit une «régression, un mouvement qui les ramènera vers les fondamentaux», à l'issue du G7 Finances où le pétrole a tenu une grande place.
Mais même si John Kilduff est d'accord que le marché «sur-réagit», il n'en reste pas moins qu'avec la demande mondiale qui ne cesse de progresser malgré les prix élevés de l'énergie, «il n'y a pas de surplus, et chaque baril [manquant] peut faire du mal au marché», selon lui.
Toutefois, «il faudra qu'un autre problème fondamental se développe pour arriver à 60 $US le baril», en plus des autres préoccupations actuelles comme les problèmes fiscaux du géant pétrolier russe et l'instabilité en Irak, a insisté M. Kilduff.
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