Richard Branson veut maintenant tutoyer les étoiles
Le milliardaire dévoile les plans de Virgin Galactic, première compagnie de vols spatiaux commerciaux
28 septembre 2004
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Le milliardaire britannique Richard Branson, patron du groupe Virgin, a annoncé hier son intention de lancer dans les prochaines années des vols spatiaux commerciaux en partenariat avec le concepteur américain Burt Rutan, pionnier en la matière.
Londres — Le milliardaire britannique Richard Branson, qui a dévoilé hier les plans de la première compagnie de vols spatiaux commerciaux, est un entrepreneur atypique, toujours à la recherche à 54 ans de bonnes affaires, de frissons et de... publicité.
Pour laisser son empreinte dans l'histoire de l'aéronautique, Richard Branson a joué comme souvent sur les symboles: il a choisi hier à Londres le prestigieux cadre de la société royale d'aéronautique, fondée en 1866, pour lancer officiellement Virgin Galactic.
Habillé d'une chemisette blanche siglée Virgin Galactic, le «capitaine» Branson veut devenir le tour-operator de l'impossible en envoyant à bord d'un engin spatial des touristes dans l'espace.
Virgin Galactic, dont les aéronefs pourraient s'arracher à l'attraction terrestre en 2007, est à la fois une entreprise et un défi, un coup de tonnerre dans le secteur du tourisme et... un coup de pub retentissant.
Le flamboyant sir Richard — depuis son anoblissement par la reine — ne fait qu'ici reprendre les ficelles de son phénoménal succès.
Création de Virgin
Son fait d'armes reste la création de Virgin, une galaxie de 250 sociétés présentes dans la distribution de disques et vidéos, l'édition musicale, les trains, l'alimentation, la téléphonie mobile, les cosmétiques.
Parti de rien mais créatif et ambitieux, Richard Branson a quitté l'école à 17 ans pour lancer en 1968 un magazine pour étudiants. Un an plus tard, il crée Virgin, société de vente par correspondance de disques à prix réduits. En 1971, il ouvre son premier magasin de disques dans Oxford Street, à Londres.
Virgin, devenue maison de disques, connaît son premier succès mondial avec l'album de Mike Olfield, Tubular Bells, qui se vendra à plusieurs millions d'exemplaires. Dans son catalogue d'artistes, Virgin comptera Culture Club, les Rolling Stones, Phil Collins, Téléphone, avant d'être vendu pour un milliard de livres au groupe Thorn EMI.
Une somme consacrée au financement de Virgin Atlantic, lancée en 1984 et longtemps aux abois, avant de remporter un retentissant procès contre British Airways qui voulait étouffer sa jeune rivale.
Mais, alors que d'autres préfèreraient couler des jours paisibles dans le luxe — il est avec 2,6 milliards de livres (5,98 milliards de dollars) la sixième fortune de Grande-Bretagne et possède une île aux Caraïbes —, le quinquagénaire, qui refuse toujours de porter costume et cravate, tient à son image (soigneusement entretenue) d'aventurier.
Nombreux records
Richard Branson collectionne en effet de nombreux records: en 1986, il a établi le record de vitesse pour la traversée de l'Atlantique au moteur, en trois jours et huit heures.
Il a été le premier, avec l'aérostier suédois Pers Lindstrand, à traverser l'océan Atlantique en ballon en 1987, puis l'océan Pacifique en 1991. Le «milliardaire volant» comme l'a longtemps surnommé la presse anglaise, a failli y laisser sa peau, comme en 1996 lorsqu'il tente de réaliser le tour du monde en ballon sans escale et qu'il s'écrase en Algérie.
L'été dernier, ce père de deux enfants a établi un nouveau record pour la traversée de la Manche à bord d'une voiture amphibie. «Je veux aller au-delà de mes limites. Les records que j'ai tentés ont toujours ajouté une dimension spéciale à ma vie et ont augmenté le plaisir que je prends dans les affaires», se justifie-t-il dans son autobiographie Losing my virginity.
Car le fun est au coeur de tout ce qu'il a entrepris et entreprend.
Pour laisser son empreinte dans l'histoire de l'aéronautique, Richard Branson a joué comme souvent sur les symboles: il a choisi hier à Londres le prestigieux cadre de la société royale d'aéronautique, fondée en 1866, pour lancer officiellement Virgin Galactic.
Habillé d'une chemisette blanche siglée Virgin Galactic, le «capitaine» Branson veut devenir le tour-operator de l'impossible en envoyant à bord d'un engin spatial des touristes dans l'espace.
Virgin Galactic, dont les aéronefs pourraient s'arracher à l'attraction terrestre en 2007, est à la fois une entreprise et un défi, un coup de tonnerre dans le secteur du tourisme et... un coup de pub retentissant.
Le flamboyant sir Richard — depuis son anoblissement par la reine — ne fait qu'ici reprendre les ficelles de son phénoménal succès.
Création de Virgin
Son fait d'armes reste la création de Virgin, une galaxie de 250 sociétés présentes dans la distribution de disques et vidéos, l'édition musicale, les trains, l'alimentation, la téléphonie mobile, les cosmétiques.
Parti de rien mais créatif et ambitieux, Richard Branson a quitté l'école à 17 ans pour lancer en 1968 un magazine pour étudiants. Un an plus tard, il crée Virgin, société de vente par correspondance de disques à prix réduits. En 1971, il ouvre son premier magasin de disques dans Oxford Street, à Londres.
Virgin, devenue maison de disques, connaît son premier succès mondial avec l'album de Mike Olfield, Tubular Bells, qui se vendra à plusieurs millions d'exemplaires. Dans son catalogue d'artistes, Virgin comptera Culture Club, les Rolling Stones, Phil Collins, Téléphone, avant d'être vendu pour un milliard de livres au groupe Thorn EMI.
Une somme consacrée au financement de Virgin Atlantic, lancée en 1984 et longtemps aux abois, avant de remporter un retentissant procès contre British Airways qui voulait étouffer sa jeune rivale.
Mais, alors que d'autres préfèreraient couler des jours paisibles dans le luxe — il est avec 2,6 milliards de livres (5,98 milliards de dollars) la sixième fortune de Grande-Bretagne et possède une île aux Caraïbes —, le quinquagénaire, qui refuse toujours de porter costume et cravate, tient à son image (soigneusement entretenue) d'aventurier.
Nombreux records
Richard Branson collectionne en effet de nombreux records: en 1986, il a établi le record de vitesse pour la traversée de l'Atlantique au moteur, en trois jours et huit heures.
Il a été le premier, avec l'aérostier suédois Pers Lindstrand, à traverser l'océan Atlantique en ballon en 1987, puis l'océan Pacifique en 1991. Le «milliardaire volant» comme l'a longtemps surnommé la presse anglaise, a failli y laisser sa peau, comme en 1996 lorsqu'il tente de réaliser le tour du monde en ballon sans escale et qu'il s'écrase en Algérie.
L'été dernier, ce père de deux enfants a établi un nouveau record pour la traversée de la Manche à bord d'une voiture amphibie. «Je veux aller au-delà de mes limites. Les records que j'ai tentés ont toujours ajouté une dimension spéciale à ma vie et ont augmenté le plaisir que je prends dans les affaires», se justifie-t-il dans son autobiographie Losing my virginity.
Car le fun est au coeur de tout ce qu'il a entrepris et entreprend.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

