Des menaces de grève pourraient compromettre la restructuration de Stelco
23 septembre 2004
Actualités économiques
Toronto — Des menaces de grève et des doutes à propos de son insolvabilité pourraient empêcher le géant de l'acier Stelco Inc. de se concentrer sur son plan de restructuration, a affirmé hier Courtney Pratt, le p.-d.g. de l'entreprise.
Le syndicat des métallurgistes, qui représente des employés de Stelco à ses installations du lac Érié (Stelco Lake Erie), à Nanticoke, en Ontario, pourrait déposer un avis de grève de 90 jours dès aujourd'hui.
Le syndicat veut que Stelco dise clairement si elle veut obtenir à Nanticoke les mêmes changements au régime de retraite que ceux demandés chez AltaSteel, une filiale basée à Edmonton, où une grève pourrait être déclenchée au cours des deux prochaines semaines.
Chez AltaSteel, un fabricant de barres d'acier qui compte plus de 250 syndiqués à son emploi, la direction tente d'améliorer le régime de retraite des employés en place, mais voudrait offrir aux nouveaux employés un régime à cotisations déterminées. Le syndicat soutient qu'un tel régime menace les employés les moins anciens.
Un régime à cotisations déterminées est plus facile à gérer pour une compagnie qu'un régime à prestations déterminées parce que, dans ce dernier cas, si les investissements rapportent moins que prévu, l'employeur est tenu de combler la différence pour que soient versées les prestations prédéterminées.
Une proposition semblable a été présentée aux employés de Norambar, une filiale québécoise de Stelco. La proposition a été rejetée par les employés.
Ni Norambar ni AltaSteel ne font partie du plan de restructuration de Stelco.
Selon le p.-d.g. de Stelco, aucun changement aux régimes de retraite n'a été proposé jusqu'à maintenant aux employés du lac Érié et de Hamilton, où Stelco a ses principales activités de production.
Prolongement de la protection
Demain, les avocats de Stelco doivent demander à la cour qu'elle prolonge la période pendant laquelle la compagnie est protégée de ses créanciers par la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Stelco tentera d'obtenir une prolongation jusqu'au 26 novembre.
Le syndicat entend réitérer sa demande visant à retirer à Stelco la protection de la loi contre ses créanciers en raison de son récent retour à la rentabilité. Selon des observateurs, Stelco pourrait rapporter le mois prochain des profits de 80 millions de dollars pour son troisième trimestre — après un bénéfice de 42 millions au deuxième trimestre. Selon le syndicat, ces résultats démontrent que la compagnie ne fait pas face à une crise de liquidité.
Courtney Pratt soutient de son côté que si les récents profits enregistrés ont un peu amélioré la flexibilité de Stelco, ils ne régleront pas les craintes associées aux coûts à long terme. Stelco affirme que si la protection de la loi était levée, sa dette de 550 millions devrait être remboursée.
Des menaces de grève et une remise en question de son insolvabilité pourraient entraîner une perte de clients et compromettre les espoirs de survie à long terme, a par ailleurs déploré M. Pratt. «Tout ce qui peut créer des doutes dans l'esprit des clients cause des problèmes à la compagnie.»
M. Pratt tentera aujourd'hui de convaincre le syndicat des installations du lac Érié de déférer le dépôt de l'avis de grève. Cet été, le syndicat avait accepté de déposer un avis de 90 jours de façon à assurer aux principaux clients — dont General Motors — qu'il n'y aura pas d'interruption dans les livraisons.
La perte de GM et d'autres gros clients pourrait être fatale pour l'entreprise, a affirmé M. Pratt.
À la Bourse de Toronto hier, le titre de Stelco a perdu 4 ¢ pour clôturer à 1,12 $.
Le syndicat des métallurgistes, qui représente des employés de Stelco à ses installations du lac Érié (Stelco Lake Erie), à Nanticoke, en Ontario, pourrait déposer un avis de grève de 90 jours dès aujourd'hui.
Le syndicat veut que Stelco dise clairement si elle veut obtenir à Nanticoke les mêmes changements au régime de retraite que ceux demandés chez AltaSteel, une filiale basée à Edmonton, où une grève pourrait être déclenchée au cours des deux prochaines semaines.
Chez AltaSteel, un fabricant de barres d'acier qui compte plus de 250 syndiqués à son emploi, la direction tente d'améliorer le régime de retraite des employés en place, mais voudrait offrir aux nouveaux employés un régime à cotisations déterminées. Le syndicat soutient qu'un tel régime menace les employés les moins anciens.
Un régime à cotisations déterminées est plus facile à gérer pour une compagnie qu'un régime à prestations déterminées parce que, dans ce dernier cas, si les investissements rapportent moins que prévu, l'employeur est tenu de combler la différence pour que soient versées les prestations prédéterminées.
Une proposition semblable a été présentée aux employés de Norambar, une filiale québécoise de Stelco. La proposition a été rejetée par les employés.
Ni Norambar ni AltaSteel ne font partie du plan de restructuration de Stelco.
Selon le p.-d.g. de Stelco, aucun changement aux régimes de retraite n'a été proposé jusqu'à maintenant aux employés du lac Érié et de Hamilton, où Stelco a ses principales activités de production.
Prolongement de la protection
Demain, les avocats de Stelco doivent demander à la cour qu'elle prolonge la période pendant laquelle la compagnie est protégée de ses créanciers par la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Stelco tentera d'obtenir une prolongation jusqu'au 26 novembre.
Le syndicat entend réitérer sa demande visant à retirer à Stelco la protection de la loi contre ses créanciers en raison de son récent retour à la rentabilité. Selon des observateurs, Stelco pourrait rapporter le mois prochain des profits de 80 millions de dollars pour son troisième trimestre — après un bénéfice de 42 millions au deuxième trimestre. Selon le syndicat, ces résultats démontrent que la compagnie ne fait pas face à une crise de liquidité.
Courtney Pratt soutient de son côté que si les récents profits enregistrés ont un peu amélioré la flexibilité de Stelco, ils ne régleront pas les craintes associées aux coûts à long terme. Stelco affirme que si la protection de la loi était levée, sa dette de 550 millions devrait être remboursée.
Des menaces de grève et une remise en question de son insolvabilité pourraient entraîner une perte de clients et compromettre les espoirs de survie à long terme, a par ailleurs déploré M. Pratt. «Tout ce qui peut créer des doutes dans l'esprit des clients cause des problèmes à la compagnie.»
M. Pratt tentera aujourd'hui de convaincre le syndicat des installations du lac Érié de déférer le dépôt de l'avis de grève. Cet été, le syndicat avait accepté de déposer un avis de 90 jours de façon à assurer aux principaux clients — dont General Motors — qu'il n'y aura pas d'interruption dans les livraisons.
La perte de GM et d'autres gros clients pourrait être fatale pour l'entreprise, a affirmé M. Pratt.
À la Bourse de Toronto hier, le titre de Stelco a perdu 4 ¢ pour clôturer à 1,12 $.
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