Transcontinental annonce une hausse de 24 % de ses profits
15 septembre 2004
Actualités économiques
L'imprimeur et éditeur Transcontinental a vu ses profits bondir de 24 % et ses revenus de 16 % à son troisième trimestre, grâce aux acquisitions ainsi qu'à la croissance interne.
L'entreprise montréalaise a réalisé un bénéfice net de 34,7 millions, ou 39 ¢ par action, pour le trimestre qui a pris fin le 31 juillet. Lors de la période correspondante de l'année dernière, les profits atteignaient 28 millions ou 32 ¢ par action. Les revenus sont passés de 433 millions il y a un an à 502 millions.
Depuis le début de l'exercice en cours, Transcontinental a acquis l'imprimeur et éditeur Optipress dans les provinces de l'Atlantique, pour 56 millions, ainsi que l'entreprise américaine de marketing direct CC3, pour environ 140 millions. Le chef de la direction financière de Transcontinental, Daniel Denault, a précisé hier que la contribution d'Optipress et de CC3 avait permis de hausser les revenus trimestriels de 55 millions, sur une augmentation totale de 69 millions du chiffre d'affaires. Il a de plus indiqué que la croissance interne avait été de l'ordre de 5 % ou 22 millions.
La progression des revenus a toutefois été freinée en partie par une réduction des prix du papier, que Transcontinental a refilée à ses clients, ainsi que par les fluctuations du taux de change.
Vive concurrence
M. Denault a précisé que le volume d'impression a crû de 9 % grâce à l'ajout de nouveaux clients et de nouveaux services, même si les revenus tirés des activités d'impression n'ont progressé que de 5 %. Cette situation témoigne à son avis de la vive concurrence sur le marché de l'impression.
Selon M. Denault, les conditions difficiles sur le marché de l'imprimerie commerciale, particulièrement aux États-Unis, prévalent depuis maintenant trois ans. «Il s'agit probablement de l'une des plus longues périodes pour l'industrie de l'imprimerie où la demande est à la baisse d'une année à l'autre», a dit le chef de la direction financière, ajoutant toutefois que les résultats du troisième trimestre semblent indiquer une modeste reprise.
En entrevue, M. Denault a dit que les meilleures perspectives de croissance pour Transcontinental se trouvent présentement du côté des activités de marketing direct aux États-Unis, grâce à CC3. Les revenus de Transcontinental tirés du marketing direct progressent au rythme annuel de 15 %, a-t-il ajouté, et il existe aux États-Unis de belles possibilités d'acquisitions dans ce secteur.
M. Denault a également indiqué que Transcontinental ne cherche pas la croissance du côté des contrats d'impression, qui offrent une faible valeur ajoutée, à moins qu'il ne s'agisse de contrats pour l'impression de journaux. L'entreprise imprime déjà la plupart des quotidiens du groupe Gesca, dont La Presse et Le Soleil, ainsi que le Globe and Mail dans certaines régions.
«Notre stratégie ciblée nous a permis de limiter l'impact du ralentissement dans l'industrie [de l'imprimerie] et même de connaître une croissance», a précisé M. Denault.
L'entreprise montréalaise a réalisé un bénéfice net de 34,7 millions, ou 39 ¢ par action, pour le trimestre qui a pris fin le 31 juillet. Lors de la période correspondante de l'année dernière, les profits atteignaient 28 millions ou 32 ¢ par action. Les revenus sont passés de 433 millions il y a un an à 502 millions.
Depuis le début de l'exercice en cours, Transcontinental a acquis l'imprimeur et éditeur Optipress dans les provinces de l'Atlantique, pour 56 millions, ainsi que l'entreprise américaine de marketing direct CC3, pour environ 140 millions. Le chef de la direction financière de Transcontinental, Daniel Denault, a précisé hier que la contribution d'Optipress et de CC3 avait permis de hausser les revenus trimestriels de 55 millions, sur une augmentation totale de 69 millions du chiffre d'affaires. Il a de plus indiqué que la croissance interne avait été de l'ordre de 5 % ou 22 millions.
La progression des revenus a toutefois été freinée en partie par une réduction des prix du papier, que Transcontinental a refilée à ses clients, ainsi que par les fluctuations du taux de change.
Vive concurrence
M. Denault a précisé que le volume d'impression a crû de 9 % grâce à l'ajout de nouveaux clients et de nouveaux services, même si les revenus tirés des activités d'impression n'ont progressé que de 5 %. Cette situation témoigne à son avis de la vive concurrence sur le marché de l'impression.
Selon M. Denault, les conditions difficiles sur le marché de l'imprimerie commerciale, particulièrement aux États-Unis, prévalent depuis maintenant trois ans. «Il s'agit probablement de l'une des plus longues périodes pour l'industrie de l'imprimerie où la demande est à la baisse d'une année à l'autre», a dit le chef de la direction financière, ajoutant toutefois que les résultats du troisième trimestre semblent indiquer une modeste reprise.
En entrevue, M. Denault a dit que les meilleures perspectives de croissance pour Transcontinental se trouvent présentement du côté des activités de marketing direct aux États-Unis, grâce à CC3. Les revenus de Transcontinental tirés du marketing direct progressent au rythme annuel de 15 %, a-t-il ajouté, et il existe aux États-Unis de belles possibilités d'acquisitions dans ce secteur.
M. Denault a également indiqué que Transcontinental ne cherche pas la croissance du côté des contrats d'impression, qui offrent une faible valeur ajoutée, à moins qu'il ne s'agisse de contrats pour l'impression de journaux. L'entreprise imprime déjà la plupart des quotidiens du groupe Gesca, dont La Presse et Le Soleil, ainsi que le Globe and Mail dans certaines régions.
«Notre stratégie ciblée nous a permis de limiter l'impact du ralentissement dans l'industrie [de l'imprimerie] et même de connaître une croissance», a précisé M. Denault.
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