Au Canada et aux États-Unis - La croissance du PIB déçoit
Malgré quelques heures d'hésitation, les marchés résistent et clôturent en hausse
La confiance dans la croissance de l'économie a subi un test sérieux hier avec la publication d'informations négatives concernant les investissements des entreprises et les dépenses des consommateurs, ce qui n'a pas manqué de créer un suspense sur les marchés boursiers une bonne partie de la journée. Mais finalement, l'optimisme pour l'avenir a prévalu, si l'on en juge par les indices boursiers qui ont résisté à ces quelques heures de doute.
Tôt dans la journée, c'est l'annonce d'une augmentation du produit intérieur brut aux États-Unis deux fois plus faible que prévu qui a fait renaître un climat incertain, ce qui a poussé tout de suite vers le bas le Dow Jones et les autres indices boursiers. Le département du Commerce confirmait que le PIB n'avait augmenté que de 1,1 % dans le trimestre d'avril à juin alors que, selon les prévisions, il aurait dû être de 2,2 %. Fallait-il en déduire que l'économie était en train de glisser de nouveau sur la pente de la récession?
La même question s'est posée au Canada avec l'annonce que l'économie canadienne a fait du surplace en mai. Certains pensent que cela devrait inciter David Dodge, le gouverneur de la Banque du Canada à revoir son positionnement sur le taux d'escompte, mais d'autres soutiennent que la poussée depuis le début de l'année fut tellement forte que, même si l'économie ne progressait pas en juin, la croissance du deuxième trimestre s'établirait tout de même à 4,5 %. Telle est la position des économistes des Études économiques de la Banque nationale. Selon eux, la baisse de l'indice de confiance des consommateurs américains, telle que mesurée par le Conference Board en juillet, provient probablement de la débâcle des marchés boursiers. Ils notent cependant que cet indice demeure bien au-dessus du niveau associé à une baisse des dépenses des ménages.
L'économiste Sherry Cooper, de la Banque de Montréal, tire pour sa part la conclusion que l'activité économique demeure vulnérable et que le gouverneur de la Banque du Canada devrait en profiter pour réévaluer son positionnement de risque calculé sur le taux d'escompte avant le nouvel énoncé de politique monétaire qu'il doit faire le 4 septembre. Selon l'économiste, le taux d'épargne des consommateurs américains, qui a déjà commencé à monter (de 1 % l'an passé à 3 % dans les mois récents), pourrait atteindre 6 % dans les prochaines années et la même tendance vaut, selon elle, pour les consommateurs canadiens. Il faudrait donc mettre davantage l'accent sur la consommation en baissant le taux directeur au lieu d'envisager de l'augmenter pour contrer l'inflation appréhendée.
Mauvaises nouvelles
Quoi qu'il en soit, la question de la confiance s'est posée avec d'autant plus d'acuité aux États-Unis que d'autres mauvaises nouvelles ont circulé voulant que la récession en 2001 avait été beaucoup plus longue que ne le laissaient croire les chiffres préliminaires, en s'étendant sur trois trimestres consécutifs et en ayant commencé bien avant les événements du
11 septembre. Le gouvernement américain a en outre révisé à la baisse sa prévision de la croissance de l'économie au premier trimestre, qui a été de 5 % au lieu de 6,1 %. Comme le PIB est probablement la donnée la plus importante pour mesurer la vigueur de l'économie, il y avait donc lieu de se poser des questions, ce que n'ont pas manqué de faire de nombreux économistes et commentateurs.
Toutefois, tout est bien qui finit bien, à tout le moins pour la journée d'hier, puisque le Dow Jones a fait un léger gain de 0,53 %, ou de 56,56 points. Le Nasdaq a reculé pour sa part de 1,16 % et l'indice Standard and Poor's 500 terminait en hausse de 0,86 %. À Toronto, le TSX 300 prenait 94,24 points et le dollar ne baissait que de 0,34 centième de cent. Les Bourses ont en somme maintenu les gains importants effectués ces derniers jours, ce qui rassure concernant la solidité de la confiance exprimée depuis moins d'une semaine.
Pour leur part, les analystes expliquent le ralentissement de la croissance économique au deuxième trimestre par une baisse des exportations, une augmentation des importations et une plus grande prudence des consommateurs. Néanmoins, pour la première fois depuis le quatrième trimestre de 2000, les entreprises ont cessé d'écouler leurs inventaires et ont commencé à l'augmenter.
La plupart des observateurs y ont tout de suite vu le signe que la Réserve fédérale n'allait pas modifier sa politique monétaire avant l'hiver, peut-être même plus tard. La prochaine réunion du comité monétaire de la Fed aura lieu le 13 août. Stuart Hoffman, chef économiste de PNC Financial Services, voit dans les annonces d'hier le signe d'une reprise à demi-vitesse, c'est-à-dire qui sera de 3 % au lieu de 6 % comme cela serait normalement le cas après une récession. Aux États-Unis, il faudra donc attendre à l'hiver avant que tous les ingrédients d'une forte reprise soient réunis. Toutefois, même en tenant compte des statistiques révisées d'hier, la récession aura été l'une des plus douces de l'histoire, se comparant à celle de 1970 avec une chute du PIB de 0,6 %.
Tôt dans la journée, c'est l'annonce d'une augmentation du produit intérieur brut aux États-Unis deux fois plus faible que prévu qui a fait renaître un climat incertain, ce qui a poussé tout de suite vers le bas le Dow Jones et les autres indices boursiers. Le département du Commerce confirmait que le PIB n'avait augmenté que de 1,1 % dans le trimestre d'avril à juin alors que, selon les prévisions, il aurait dû être de 2,2 %. Fallait-il en déduire que l'économie était en train de glisser de nouveau sur la pente de la récession?
La même question s'est posée au Canada avec l'annonce que l'économie canadienne a fait du surplace en mai. Certains pensent que cela devrait inciter David Dodge, le gouverneur de la Banque du Canada à revoir son positionnement sur le taux d'escompte, mais d'autres soutiennent que la poussée depuis le début de l'année fut tellement forte que, même si l'économie ne progressait pas en juin, la croissance du deuxième trimestre s'établirait tout de même à 4,5 %. Telle est la position des économistes des Études économiques de la Banque nationale. Selon eux, la baisse de l'indice de confiance des consommateurs américains, telle que mesurée par le Conference Board en juillet, provient probablement de la débâcle des marchés boursiers. Ils notent cependant que cet indice demeure bien au-dessus du niveau associé à une baisse des dépenses des ménages.
L'économiste Sherry Cooper, de la Banque de Montréal, tire pour sa part la conclusion que l'activité économique demeure vulnérable et que le gouverneur de la Banque du Canada devrait en profiter pour réévaluer son positionnement de risque calculé sur le taux d'escompte avant le nouvel énoncé de politique monétaire qu'il doit faire le 4 septembre. Selon l'économiste, le taux d'épargne des consommateurs américains, qui a déjà commencé à monter (de 1 % l'an passé à 3 % dans les mois récents), pourrait atteindre 6 % dans les prochaines années et la même tendance vaut, selon elle, pour les consommateurs canadiens. Il faudrait donc mettre davantage l'accent sur la consommation en baissant le taux directeur au lieu d'envisager de l'augmenter pour contrer l'inflation appréhendée.
Mauvaises nouvelles
Quoi qu'il en soit, la question de la confiance s'est posée avec d'autant plus d'acuité aux États-Unis que d'autres mauvaises nouvelles ont circulé voulant que la récession en 2001 avait été beaucoup plus longue que ne le laissaient croire les chiffres préliminaires, en s'étendant sur trois trimestres consécutifs et en ayant commencé bien avant les événements du
11 septembre. Le gouvernement américain a en outre révisé à la baisse sa prévision de la croissance de l'économie au premier trimestre, qui a été de 5 % au lieu de 6,1 %. Comme le PIB est probablement la donnée la plus importante pour mesurer la vigueur de l'économie, il y avait donc lieu de se poser des questions, ce que n'ont pas manqué de faire de nombreux économistes et commentateurs.
Toutefois, tout est bien qui finit bien, à tout le moins pour la journée d'hier, puisque le Dow Jones a fait un léger gain de 0,53 %, ou de 56,56 points. Le Nasdaq a reculé pour sa part de 1,16 % et l'indice Standard and Poor's 500 terminait en hausse de 0,86 %. À Toronto, le TSX 300 prenait 94,24 points et le dollar ne baissait que de 0,34 centième de cent. Les Bourses ont en somme maintenu les gains importants effectués ces derniers jours, ce qui rassure concernant la solidité de la confiance exprimée depuis moins d'une semaine.
Pour leur part, les analystes expliquent le ralentissement de la croissance économique au deuxième trimestre par une baisse des exportations, une augmentation des importations et une plus grande prudence des consommateurs. Néanmoins, pour la première fois depuis le quatrième trimestre de 2000, les entreprises ont cessé d'écouler leurs inventaires et ont commencé à l'augmenter.
La plupart des observateurs y ont tout de suite vu le signe que la Réserve fédérale n'allait pas modifier sa politique monétaire avant l'hiver, peut-être même plus tard. La prochaine réunion du comité monétaire de la Fed aura lieu le 13 août. Stuart Hoffman, chef économiste de PNC Financial Services, voit dans les annonces d'hier le signe d'une reprise à demi-vitesse, c'est-à-dire qui sera de 3 % au lieu de 6 % comme cela serait normalement le cas après une récession. Aux États-Unis, il faudra donc attendre à l'hiver avant que tous les ingrédients d'une forte reprise soient réunis. Toutefois, même en tenant compte des statistiques révisées d'hier, la récession aura été l'une des plus douces de l'histoire, se comparant à celle de 1970 avec une chute du PIB de 0,6 %.
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