Éoliennes: les entrepreneurs gaspésiens pensent avoir marqué des points
27 août 2004
Actualités économiques
Les entrepreneurs gaspésiens qui bloquaient depuis mardi du matériel pour éoliennes à la gare ferroviaire de Matane en guise de protestation sont sortis très confiants hier d'une rencontre de six heures tenue avec des représentants de la compagnie Vestas, maître-d'oeuvre de deux projets d'éoliennes à Murdochville.
L'un de ces entrepreneurs, Paul Gauthier, président de Les Grues P.G, a qualifié la réunion de «très bonne».
M. Gauthier et cinq autres entrepreneurs gaspésiens sont maintenant optimistes quant à la possibilité de décrocher des contrats pour le projet d'éoliennes au mont Miller, à Murdochville. Pour le projet au mont Copper, ils en ont déjà.
L'entrepreneur général du projet du mont Copper est la compagnie lavalloise Transelec et celui du mont Miller est un entrepreneur ontarien, du nom de RJS, selon M. Gauthier.
«Nous avons promis de lever le blocus. Du côté de Vestas, ils ont promis de stopper les travaux à Murdochville, Matane, Gaspé pour le chantier du mont Miller», a confié M. Gauthier, lors d'un entretien téléphonique.
À la question de savoir si l'entreprise ontarienne RJS risque de perdre le contrat, M. Gauthier a répondu: «Il va y avoir des compromis de part et d'autre.»
Il a été impossible de rejoindre un porte-parole de Vestas mais M. Gauthier croit être en mesure d'en dire plus long mardi, à l'issue d'une autre réunion de négociations avec les représentants de la société danoise Vestas.
«Je suis très optimiste», a-t-il dit. Les autres entrepreneurs qui participaient à la réunion étaient Daniel Gaudreault, de Structure DGL; Rodrigue Ouellet et Anne Sabatier de Transelec; Raynald Brousseau, d'ABF Aristide Brousseau et fils. Un interprète voyait à la bonne compréhension de chacun.
Ces entrepreneurs tiennent à profiter des retombées économiques devant découler de la construction des deux parcs d'éoliennes à Murdochville, de 60 éoliennes chacun pour un total de 108 mégawatts. Hydro-Québec s'est engagée à acheter l'énergie qui en découlera.
Inertie
Dans toute cette affaire, M. Gauthier blâme le gouvernement du Québec et Hydro-Québec pour leur inertie, pour avoir omis d'exiger des retombées économiques pour la région gaspésienne.
«L'appel d'offres qui va sortir le 15 septembre pour un autre projet d'éoliennes oblige les promoteurs à faire en sorte qu'il y ait de 40 à 60 % de retombées économiques dans la région», a soutenu M. Gauthier.
«Hydro-Québec a manqué à son rôle de bon père de famille. Elle répète pourtant que dans chaque région où elle donne des contrats les retombées économiques doivent être maximisées. Le gouvernement du Québec et Hydro-Québec ont manqué à leur devoir», a-t-il renchéri.
Sylvie Archambault, de l'entreprise 3Ci, estime qu'on a tort de blâmer Hydro-Québec dans cette affaire. Elle affirme que les services de la société Vestas ont été retenue par les compagnies Énergie éolienne du mont Copper et Énergie éolienne du mont Miller dont 3Ci est actionnaire et que le rôle d'Hydro-Québec se limite à acheter l'énergie produite par ces compagnies.
Si Transelec ne fait pas l'objet de grogne de la part des entrepreneurs gaspésiens, cela s'explique par le fait, selon son président, que cette compagnie est habituée à travailler pour Hydro-Québec.
«Dans le cadre de nos projets, nous avons la philosophie d'avoir des retombées économiques locales. Dans le cadre des travaux relativement au projet d'éoliennes du mont Copper nous avons toujours encouragé localement les gens», a-t-il soutenu.
Transelec avait présenté une soumission pour le projet du mont Miller, qui n'a pas été retenue.
L'un de ces entrepreneurs, Paul Gauthier, président de Les Grues P.G, a qualifié la réunion de «très bonne».
M. Gauthier et cinq autres entrepreneurs gaspésiens sont maintenant optimistes quant à la possibilité de décrocher des contrats pour le projet d'éoliennes au mont Miller, à Murdochville. Pour le projet au mont Copper, ils en ont déjà.
L'entrepreneur général du projet du mont Copper est la compagnie lavalloise Transelec et celui du mont Miller est un entrepreneur ontarien, du nom de RJS, selon M. Gauthier.
«Nous avons promis de lever le blocus. Du côté de Vestas, ils ont promis de stopper les travaux à Murdochville, Matane, Gaspé pour le chantier du mont Miller», a confié M. Gauthier, lors d'un entretien téléphonique.
À la question de savoir si l'entreprise ontarienne RJS risque de perdre le contrat, M. Gauthier a répondu: «Il va y avoir des compromis de part et d'autre.»
Il a été impossible de rejoindre un porte-parole de Vestas mais M. Gauthier croit être en mesure d'en dire plus long mardi, à l'issue d'une autre réunion de négociations avec les représentants de la société danoise Vestas.
«Je suis très optimiste», a-t-il dit. Les autres entrepreneurs qui participaient à la réunion étaient Daniel Gaudreault, de Structure DGL; Rodrigue Ouellet et Anne Sabatier de Transelec; Raynald Brousseau, d'ABF Aristide Brousseau et fils. Un interprète voyait à la bonne compréhension de chacun.
Ces entrepreneurs tiennent à profiter des retombées économiques devant découler de la construction des deux parcs d'éoliennes à Murdochville, de 60 éoliennes chacun pour un total de 108 mégawatts. Hydro-Québec s'est engagée à acheter l'énergie qui en découlera.
Inertie
Dans toute cette affaire, M. Gauthier blâme le gouvernement du Québec et Hydro-Québec pour leur inertie, pour avoir omis d'exiger des retombées économiques pour la région gaspésienne.
«L'appel d'offres qui va sortir le 15 septembre pour un autre projet d'éoliennes oblige les promoteurs à faire en sorte qu'il y ait de 40 à 60 % de retombées économiques dans la région», a soutenu M. Gauthier.
«Hydro-Québec a manqué à son rôle de bon père de famille. Elle répète pourtant que dans chaque région où elle donne des contrats les retombées économiques doivent être maximisées. Le gouvernement du Québec et Hydro-Québec ont manqué à leur devoir», a-t-il renchéri.
Sylvie Archambault, de l'entreprise 3Ci, estime qu'on a tort de blâmer Hydro-Québec dans cette affaire. Elle affirme que les services de la société Vestas ont été retenue par les compagnies Énergie éolienne du mont Copper et Énergie éolienne du mont Miller dont 3Ci est actionnaire et que le rôle d'Hydro-Québec se limite à acheter l'énergie produite par ces compagnies.
Si Transelec ne fait pas l'objet de grogne de la part des entrepreneurs gaspésiens, cela s'explique par le fait, selon son président, que cette compagnie est habituée à travailler pour Hydro-Québec.
«Dans le cadre de nos projets, nous avons la philosophie d'avoir des retombées économiques locales. Dans le cadre des travaux relativement au projet d'éoliennes du mont Copper nous avons toujours encouragé localement les gens», a-t-il soutenu.
Transelec avait présenté une soumission pour le projet du mont Miller, qui n'a pas été retenue.
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