Fonds d'investissement - Halifax, l'inspirante
On s'imagine tous que les principaux acteurs au centre de l'action, les gestionnaires de fonds, sont profondément perturbés par ce qui arrive sur le marché boursier. Une journée typique dans un contexte de dégringolade des titres boursiers doit être bouleversante? Tous ces titres qui, pendant le boom des années 90, augmentaient de manière effrénée, selon les préceptes d'une croissance future perçue plus prospère qu'elle ne l'a été réellement, s'enfoncent maintenant dans un abîme... Surprise! Tous les gestionnaires ne vivent pas si mal les changements touchant la direction du marché.
Je n'entends pas par là que certains gestionnaires sont immunisés contre les mouvements de marché. Aucun d'eux n'est indifférent à la situation actuelle. Il y a cependant des gestionnaires qui savent donner confiance aux investisseurs grâce à leur approche au placement. Un de ceux-là: Peter Marshall.
Peter Marshall, fondateur et gestionnaire au sein de Seamark Asset Management, défend bien son choix d'avoir établi son siège social dans un endroit paisible comme Halifax. On pourrait en effet se demander pourquoi ne pas avoir opté pour une ville où il y a davantage d'action, à Toronto, New York ou même Montréal. La raison est simple. Il y a chez lui une sorte de détachement volontaire par rapport au marché. Halifax est tout simplement moins au centre de tout ce déferlement d'informations financières: scandales financiers, profits révisés à la baisse, incertitude accrue par rapport à la croissance économique, etc. L'ambiance y est plus détendue.
C'est ce genre de recul que nous devrions idéalement tous pratiquer. Il nous faut aller observer les baleines à Halifax, ou encore respirer un peu d'air frais, admirer son potager et se préoccuper d'autres choses que des portefeuilles de placement.
À l'occasion d'une conférence de Peter Marshall devant des courtiers provenant d'un peu partout au Canada, la question la plus fréquente ressemblait à quelque chose comme ceci: que devrait-on dire à nos clients pour les inciter à garder espoir malgré l'afflux continuel de mauvaises nouvelles? La réponse de notre orateur peut se résumer en deux expressions: occasions d'investissement et horizon à long terme.
Voici donc, selon Peter Marshall, comment élaborer une stratégie solide: le gestionnaire et ses analystes ont une série de titres à l'oeil qu'ils ont préalablement analysés de fond en comble, et, lorsque le titre atteint le prix désiré, ils procèdent à l'acquisition. Il ajoute que c'est dans le genre de marché actuel que sont présentes les «occasions d'achat de long terme», et ce, à prix raisonnables. Les résultats semblent donner raison à cette approche de placement. Chez Seamark, les rendements obtenus sur les actifs, qui s'élèvent à plus de 8,7 milliards — somme incluant les fonds de pension, les fonds communs de placement, les actifs provenant de clients privés, etc.— se sont situés au-dessus de la médiane, 15 années sur 17.
On ne peut donc s'empêcher, en ce qui concerne Seamark, de faire le lien entre le rendement et la méthode de sélection des titres. Les entreprises prospectées sont analysées sous différentes facettes: qualité des gestionnaires, positionnement face aux concurrents, perspective de croissance future, qualité du produit, etc. Le fameux aspect comptable est également scruté. À ce chapitre, les gestionnaires de la firme ont accès aux mêmes données que tous les investisseurs, et l'entreprise qui pratique l'alchimie comptable est donc tout aussi difficilement détectable pour eux.
L'équipe de gestion de Seamark réussit cependant à contourner l'opacité des données comptables. La solution consiste à rencontrer directement les fournisseurs de l'entreprise sous analyse. Pourquoi? Parce que les fournisseurs détiennent de précieuses informations permettant de vérifier la véritable santé financière de l'entreprise considérée. On cherche à savoir si les fournisseurs ont de la difficulté à être payés, s'ils ont remarqué des changements par rapport à la quantité des commandes, etc. Ce n'est pas une recette miracle, mais c'est une approche qui réduit grandement les risques.
Si cette stratégie vous sourit, sachez que vous pouvez avoir accès au gestionnaire Peter Marshall par l'intermédiaire du fonds croissance et revenu offert par Elliott & Page. Quant au style de gestion de ce fonds ainsi que des autres fonds gérés par Seamark, on peut le qualifier de croissance à prix raisonnable. Je parle de type croissance plutôt que de style valeur parce que les gestionnaires de Seamark peuvent, et ils l'ont fait antérieurement, procéder à l'achat de titres technologiques. M. Marshall affirme cependant qu'ils ont vendu plus des deux tiers des titres technologiques au début de l'année 2000. Si comme l'équipe de M. Marshall, vous et votre conseiller avez préalablement bien fait votre travail de recherche et de planification, vous pouvez avoir confiance en l'avenir.
question@avantages .com
Michel Marcoux est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement. Il est l'auteur
de l'ouvrage Les 100 meilleurs fonds 2002.
Je n'entends pas par là que certains gestionnaires sont immunisés contre les mouvements de marché. Aucun d'eux n'est indifférent à la situation actuelle. Il y a cependant des gestionnaires qui savent donner confiance aux investisseurs grâce à leur approche au placement. Un de ceux-là: Peter Marshall.
Peter Marshall, fondateur et gestionnaire au sein de Seamark Asset Management, défend bien son choix d'avoir établi son siège social dans un endroit paisible comme Halifax. On pourrait en effet se demander pourquoi ne pas avoir opté pour une ville où il y a davantage d'action, à Toronto, New York ou même Montréal. La raison est simple. Il y a chez lui une sorte de détachement volontaire par rapport au marché. Halifax est tout simplement moins au centre de tout ce déferlement d'informations financières: scandales financiers, profits révisés à la baisse, incertitude accrue par rapport à la croissance économique, etc. L'ambiance y est plus détendue.
C'est ce genre de recul que nous devrions idéalement tous pratiquer. Il nous faut aller observer les baleines à Halifax, ou encore respirer un peu d'air frais, admirer son potager et se préoccuper d'autres choses que des portefeuilles de placement.
À l'occasion d'une conférence de Peter Marshall devant des courtiers provenant d'un peu partout au Canada, la question la plus fréquente ressemblait à quelque chose comme ceci: que devrait-on dire à nos clients pour les inciter à garder espoir malgré l'afflux continuel de mauvaises nouvelles? La réponse de notre orateur peut se résumer en deux expressions: occasions d'investissement et horizon à long terme.
Voici donc, selon Peter Marshall, comment élaborer une stratégie solide: le gestionnaire et ses analystes ont une série de titres à l'oeil qu'ils ont préalablement analysés de fond en comble, et, lorsque le titre atteint le prix désiré, ils procèdent à l'acquisition. Il ajoute que c'est dans le genre de marché actuel que sont présentes les «occasions d'achat de long terme», et ce, à prix raisonnables. Les résultats semblent donner raison à cette approche de placement. Chez Seamark, les rendements obtenus sur les actifs, qui s'élèvent à plus de 8,7 milliards — somme incluant les fonds de pension, les fonds communs de placement, les actifs provenant de clients privés, etc.— se sont situés au-dessus de la médiane, 15 années sur 17.
On ne peut donc s'empêcher, en ce qui concerne Seamark, de faire le lien entre le rendement et la méthode de sélection des titres. Les entreprises prospectées sont analysées sous différentes facettes: qualité des gestionnaires, positionnement face aux concurrents, perspective de croissance future, qualité du produit, etc. Le fameux aspect comptable est également scruté. À ce chapitre, les gestionnaires de la firme ont accès aux mêmes données que tous les investisseurs, et l'entreprise qui pratique l'alchimie comptable est donc tout aussi difficilement détectable pour eux.
L'équipe de gestion de Seamark réussit cependant à contourner l'opacité des données comptables. La solution consiste à rencontrer directement les fournisseurs de l'entreprise sous analyse. Pourquoi? Parce que les fournisseurs détiennent de précieuses informations permettant de vérifier la véritable santé financière de l'entreprise considérée. On cherche à savoir si les fournisseurs ont de la difficulté à être payés, s'ils ont remarqué des changements par rapport à la quantité des commandes, etc. Ce n'est pas une recette miracle, mais c'est une approche qui réduit grandement les risques.
Si cette stratégie vous sourit, sachez que vous pouvez avoir accès au gestionnaire Peter Marshall par l'intermédiaire du fonds croissance et revenu offert par Elliott & Page. Quant au style de gestion de ce fonds ainsi que des autres fonds gérés par Seamark, on peut le qualifier de croissance à prix raisonnable. Je parle de type croissance plutôt que de style valeur parce que les gestionnaires de Seamark peuvent, et ils l'ont fait antérieurement, procéder à l'achat de titres technologiques. M. Marshall affirme cependant qu'ils ont vendu plus des deux tiers des titres technologiques au début de l'année 2000. Si comme l'équipe de M. Marshall, vous et votre conseiller avez préalablement bien fait votre travail de recherche et de planification, vous pouvez avoir confiance en l'avenir.
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Michel Marcoux est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement. Il est l'auteur
de l'ouvrage Les 100 meilleurs fonds 2002.
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