Feu vert à une usine de quartz synthétique à Cap-Chat
L'appui financier de Québec et d'Ottawa a convaincu la multinationale Sural de s'établir dans la région
17 août 2004
Actualités économiques
L'appui financier de Québec et d'Ottawa a convaincu la multinationale Sural d'ouvrir une usine de production et de transformation de quartz synthétique à Cap-Chat, en Gaspésie.
Le projet évalué à 18 millions fait l'objet de discussions depuis plus d'un an. Il devrait créer au moins une centaine d'emplois, a affirmé le directeur général du Centre local de développement (CLD) de la Haute-Gaspésie, Martin Sergerie.
Le gouvernement du Québec a consenti aux promoteurs une subvention non remboursable de 2,5 millions ainsi qu'un prêt d'un montant équivalent, attribué par Investissement Québec. Pour sa part, l'agence fédérale Développement économique Canada fournira aux entrepreneurs deux millions.
L'usine de Cap-Chat — baptisée Alfa Quartz Systems (AQS)— fabriquera des barres et des blocs de quartz synthétique, de même que de fines plaquettes d'environ trois millimètres d'épaisseur, utilisées dans l'industrie des télécommunications et de l'optique.
La construction de l'établissement devrait commencer d'ici quelques semaines. L'aménagement devrait être complété à temps pour l'automne prochain. D'ici là, les employés retenus devront suivre des cours une formation spécialisée au Cégep de Matane, à quelque 45 minutes de route.
Près de la moitié des travailleurs de la MRC Haute-Gaspésie sont sans emploi depuis l'effondrement des pêches et de l'industrie du bois d'oeuvre. Depuis quelques années, la région fait des efforts importants pour diversifier son économie.
Dans ce contexte, l'arrivée de Sural constitue donc une excellente nouvelle. «Ça motive bien des gens. Il n'y aura pas de pénurie de main-d'oeuvre», a insisté M. Sergerie.
Selon M. Sergerie, l'expertise reconnue de la région dans la taille de diamants a achevé de convaincre les dirigeants de Sural. Matane abrite en effet deux entreprises spécialisées dans ce domaine très pointu. «Les compétences nécessaires sont semblables», a-t-il insisté.
La ministre Nathalie Normandeau, responsable de la Gaspésie, voit le projet de Sural à Cap-Chat comme «un tremplin». «L'investissement [...] qui n'est pas dans un créneau traditionnel apporte des possibilités nouvelles, entre autres au niveau du secteur manufacturier et aussi en terme d'expertise qui pourraient être développées ici», a-t-elle confié.
Elle-même originaire de la Gaspésie, Mme Normandeau espère de plus que la création d'emplois incitera des jeunes à revenir dans la région ou à y emménager.
Située le long du fleuve, Cap-Chat compte près de 3000 habitants. Elle abrite notamment le parc d'éoliennes du Nordais ainsi que la plus grosse éolienne à axe vertical du monde. Haute de 110 mètres, cette machine est en quelque sorte devenue le symbole de la municipalité.
Le projet évalué à 18 millions fait l'objet de discussions depuis plus d'un an. Il devrait créer au moins une centaine d'emplois, a affirmé le directeur général du Centre local de développement (CLD) de la Haute-Gaspésie, Martin Sergerie.
Le gouvernement du Québec a consenti aux promoteurs une subvention non remboursable de 2,5 millions ainsi qu'un prêt d'un montant équivalent, attribué par Investissement Québec. Pour sa part, l'agence fédérale Développement économique Canada fournira aux entrepreneurs deux millions.
L'usine de Cap-Chat — baptisée Alfa Quartz Systems (AQS)— fabriquera des barres et des blocs de quartz synthétique, de même que de fines plaquettes d'environ trois millimètres d'épaisseur, utilisées dans l'industrie des télécommunications et de l'optique.
La construction de l'établissement devrait commencer d'ici quelques semaines. L'aménagement devrait être complété à temps pour l'automne prochain. D'ici là, les employés retenus devront suivre des cours une formation spécialisée au Cégep de Matane, à quelque 45 minutes de route.
Près de la moitié des travailleurs de la MRC Haute-Gaspésie sont sans emploi depuis l'effondrement des pêches et de l'industrie du bois d'oeuvre. Depuis quelques années, la région fait des efforts importants pour diversifier son économie.
Dans ce contexte, l'arrivée de Sural constitue donc une excellente nouvelle. «Ça motive bien des gens. Il n'y aura pas de pénurie de main-d'oeuvre», a insisté M. Sergerie.
Selon M. Sergerie, l'expertise reconnue de la région dans la taille de diamants a achevé de convaincre les dirigeants de Sural. Matane abrite en effet deux entreprises spécialisées dans ce domaine très pointu. «Les compétences nécessaires sont semblables», a-t-il insisté.
La ministre Nathalie Normandeau, responsable de la Gaspésie, voit le projet de Sural à Cap-Chat comme «un tremplin». «L'investissement [...] qui n'est pas dans un créneau traditionnel apporte des possibilités nouvelles, entre autres au niveau du secteur manufacturier et aussi en terme d'expertise qui pourraient être développées ici», a-t-elle confié.
Elle-même originaire de la Gaspésie, Mme Normandeau espère de plus que la création d'emplois incitera des jeunes à revenir dans la région ou à y emménager.
Située le long du fleuve, Cap-Chat compte près de 3000 habitants. Elle abrite notamment le parc d'éoliennes du Nordais ainsi que la plus grosse éolienne à axe vertical du monde. Haute de 110 mètres, cette machine est en quelque sorte devenue le symbole de la municipalité.
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