Des producteurs canadiens de boeuf poursuivent les États-Unis
13 août 2004
Actualités économiques
Picture Butte — Las et irrités par 15 mois de lutte pour la survie de leur entreprise, due à l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB, vache folle), un groupe canadien de producteurs de boeuf entame une poursuite contre le gouvernement des États-Unis.
Déposée hier à Washington, en vertu du chapitre 11 de l'ALENA, leur action a pour but d'inciter l'administration Bush à rouvrir la frontière américaine au bétail canadien sur pied. Le groupe Canadian Cattlemen for Fair Trade souhaite que d'autres producteurs au pays amorcent de semblables procédures, afin de faire pression sur les responsables politiques. «À partir de notre poursuite, nous voulons lancer un mouvement», a affirmé Rick Paskal, exploitant d'un parc d'engraissement et porte-parole de Canadian Cattlemen. «Nous avons déjà des participants de l'Alberta jusqu'au Québec.»
Les cinq premières réclamations totalisent 150 millions $US, a précisé M. Paskal. «Nous espérons atteindre les 500 millions $US ou peut-être plus en poursuites contre les États-Unis», a-t-il souligné.
Selon les plaignants, l'investissement dans leur ferme et les parcs d'engraissement a été dévalué par la décision de Washington, en mai 2003, d'interdire le boeuf canadien à la suite de la découverte d'un cas unique d'ESB, en Alberta.
Or, même si l'administration Bush a réadmis les produits du boeuf depuis, la frontière reste fermée pour le bétail sur pied. «Les Américains ont sans cesse répété que cette mesure ne serait que temporaire, rappelle Rick Paskal. Nous avons beaucoup investi sur la promesse d'un marché nord-américain ouvert. Il n'y a plus de raison valable de garder la frontière fermée, alors que même les scientifiques ont donné le feu vert.»
Déposée hier à Washington, en vertu du chapitre 11 de l'ALENA, leur action a pour but d'inciter l'administration Bush à rouvrir la frontière américaine au bétail canadien sur pied. Le groupe Canadian Cattlemen for Fair Trade souhaite que d'autres producteurs au pays amorcent de semblables procédures, afin de faire pression sur les responsables politiques. «À partir de notre poursuite, nous voulons lancer un mouvement», a affirmé Rick Paskal, exploitant d'un parc d'engraissement et porte-parole de Canadian Cattlemen. «Nous avons déjà des participants de l'Alberta jusqu'au Québec.»
Les cinq premières réclamations totalisent 150 millions $US, a précisé M. Paskal. «Nous espérons atteindre les 500 millions $US ou peut-être plus en poursuites contre les États-Unis», a-t-il souligné.
Selon les plaignants, l'investissement dans leur ferme et les parcs d'engraissement a été dévalué par la décision de Washington, en mai 2003, d'interdire le boeuf canadien à la suite de la découverte d'un cas unique d'ESB, en Alberta.
Or, même si l'administration Bush a réadmis les produits du boeuf depuis, la frontière reste fermée pour le bétail sur pied. «Les Américains ont sans cesse répété que cette mesure ne serait que temporaire, rappelle Rick Paskal. Nous avons beaucoup investi sur la promesse d'un marché nord-américain ouvert. Il n'y a plus de raison valable de garder la frontière fermée, alors que même les scientifiques ont donné le feu vert.»
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