L'emploi grimpe au Canada mais recule au Québec
L'économie canadienne a poursuivi sur sa lancée en juin avec la création de plus de 25 000 postes à la grandeur du pays, signant un troisième mois positif, mais le Québec tirait de l'arrière par la disparition de 15 000 emplois, notamment dans la fabrication et les ressources naturelles.
Avec l'arrivée de l'été s'est conjuguée une augmentation du nombre de personnes à la recherche de travail, si bien qu'en dépit de la création d'emplois à l'échelle canadienne, le taux de chômage a grimpé d'un dixième de point à 7,3 %. Au Québec, il est passé de 8 % à 8,2 %.
«Malgré une pause marquée au premier trimestre de l'année, la progression relevée en juin porte à 316 000 la croissance du nombre d'emplois depuis août 2003, au moment où s'est amorcée la récente tendance à la hausse», a indiqué hier Statistique Canada dans son rapport mensuel.
Secteur public
Quelque 130 000 emplois ont été créés depuis le début de l'année, mais certains économistes et syndicats s'inquiétaient hier du fait que cette progression est surtout attribuable au secteur public.
«Le secteur privé semble attendre une accélération de l'activité économique avant de créer des emplois de façon significative. Il est peut-être aussi en processus de restructuration, histoire de s'ajuster au dollar canadien plus fort», a indiqué dans une note de recherche Marc Pinsonneault, économiste principal à la Financière Banque Nationale.
En effet, le nombre d'employés du secteur privé a peu changé depuis le début 2004 tandis que le secteur public a avancé de 2,4 % et que les travailleurs autonomes se sont accrus de 1,2 %. L'ajout des emplois du secteur public en juin s'est fait surtout dans les soins de santé, l'assistance sociale, le transport et l'entreposage, a indiqué Statistique Canada.
«Il est frappant de constater qu'en termes nets, les entreprises canadiennes n'ont embauché personne le mois dernier», a opiné par voie de communiqué l'économiste en chef du Congrès du travail du Canada, Andrew Jackson. «C'est une bonne nouvelle que les gouvernements réinvestissent dans les services et soutiennent la croissance de l'emploi; cependant c'est une mauvaise nouvelle qu'une bonne partie du monde des affaires, y compris le secteur de la fabrication, soit en panne.»
Portrait d'ensemble
Justement, dans la fabrication, un secteur névralgique qui compte pour environ 14 % de la main-d'oeuvre canadienne, 12 000 postes ont disparu en juin par rapport au mois de mai. Le secteur peine à progresser sur un an, n'ayant pris que 0,3 % depuis juin 2003.
Les économistes estiment tout de même que la machine dans son ensemble roule bien.
«Le marché du travail a créé 130 000 emplois d'avril à juin, presque tous à temps plein. La tendance à la hausse amorcée en septembre 2003, interrompue au premier trimestre, a donc repris du service», a dit M. Pinsonneault. «Ça procure du souffle au revenu personnel, et soutiendra les dépenses de consommation dans les prochains mois.»
Même avis du côté du Mouvement Desjardins, où l'équipe d'économistes estime que les données augurent bien pour les prochains mois. «Le bilan général appréciable de l'emploi au pays ajoute un élément supplémenaire à l'embellie de l'économie canadienne depuis quelques mois. L'impact positif que devrait avoir la progression du marché du travail sur la confiance des ménages vient renforcer nos prévisions de croissance des dépenses de consommation pour les prochains trimestres», a indiqué le Mouvement Desjardins dans sa note de recherche.
Or en ce qui concerne le Québec, le ministre de l'Emploi, Claude Béchard, a tenu hier à défendre le bilan de la province malgré la hausse du taux de chômage.
«Quand on regarde la tendance des six derniers mois, on remarque que le taux de chômage a diminué», a-t-il dit lors d'une conférence de presse portant sur un sujet autre. Le ministre prévoit cette année la création d'environ 55 000 emplois, soit «à peu près la même création que l'année passée».
Hausse des taux
Le Mouvement Desjardins s'attend à ce que la Banque du Canada hausse ses taux d'intérêt dès le début de l'automne afin d'éviter une surchauffe économique, tout comme une majorité d'économistes.
Dans le secteur du commerce, qui représente 16 % de la main-d'oeuvre canadienne, environ 21 000 emplois ont vu le jour en juin par rapport à mai, notamment dans la vente en gros de matériaux et de fournitures de construction, de même que dans la vente au détail d'aliments et de boisson.
Quant aux jeunes de 15 à 24 ans, ceux-ci ont vu la création de 32 000 postes, surtout à temps plein, dans l'assistance sociale, les soins de santé, la finance, le commerce de détail et les assurances. Statistique Canada parle d'ailleurs d'une tendance positive depuis le mois de mars. «Ces hausses récentes, toutes dans le travail à temps plein, surviennent après une période prolongée de faiblesse qui s'est amorcée au début de 2003.»
Avec la Presse canadienne
Avec l'arrivée de l'été s'est conjuguée une augmentation du nombre de personnes à la recherche de travail, si bien qu'en dépit de la création d'emplois à l'échelle canadienne, le taux de chômage a grimpé d'un dixième de point à 7,3 %. Au Québec, il est passé de 8 % à 8,2 %.
«Malgré une pause marquée au premier trimestre de l'année, la progression relevée en juin porte à 316 000 la croissance du nombre d'emplois depuis août 2003, au moment où s'est amorcée la récente tendance à la hausse», a indiqué hier Statistique Canada dans son rapport mensuel.
Secteur public
Quelque 130 000 emplois ont été créés depuis le début de l'année, mais certains économistes et syndicats s'inquiétaient hier du fait que cette progression est surtout attribuable au secteur public.
«Le secteur privé semble attendre une accélération de l'activité économique avant de créer des emplois de façon significative. Il est peut-être aussi en processus de restructuration, histoire de s'ajuster au dollar canadien plus fort», a indiqué dans une note de recherche Marc Pinsonneault, économiste principal à la Financière Banque Nationale.
En effet, le nombre d'employés du secteur privé a peu changé depuis le début 2004 tandis que le secteur public a avancé de 2,4 % et que les travailleurs autonomes se sont accrus de 1,2 %. L'ajout des emplois du secteur public en juin s'est fait surtout dans les soins de santé, l'assistance sociale, le transport et l'entreposage, a indiqué Statistique Canada.
«Il est frappant de constater qu'en termes nets, les entreprises canadiennes n'ont embauché personne le mois dernier», a opiné par voie de communiqué l'économiste en chef du Congrès du travail du Canada, Andrew Jackson. «C'est une bonne nouvelle que les gouvernements réinvestissent dans les services et soutiennent la croissance de l'emploi; cependant c'est une mauvaise nouvelle qu'une bonne partie du monde des affaires, y compris le secteur de la fabrication, soit en panne.»
Portrait d'ensemble
Justement, dans la fabrication, un secteur névralgique qui compte pour environ 14 % de la main-d'oeuvre canadienne, 12 000 postes ont disparu en juin par rapport au mois de mai. Le secteur peine à progresser sur un an, n'ayant pris que 0,3 % depuis juin 2003.
Les économistes estiment tout de même que la machine dans son ensemble roule bien.
«Le marché du travail a créé 130 000 emplois d'avril à juin, presque tous à temps plein. La tendance à la hausse amorcée en septembre 2003, interrompue au premier trimestre, a donc repris du service», a dit M. Pinsonneault. «Ça procure du souffle au revenu personnel, et soutiendra les dépenses de consommation dans les prochains mois.»
Même avis du côté du Mouvement Desjardins, où l'équipe d'économistes estime que les données augurent bien pour les prochains mois. «Le bilan général appréciable de l'emploi au pays ajoute un élément supplémenaire à l'embellie de l'économie canadienne depuis quelques mois. L'impact positif que devrait avoir la progression du marché du travail sur la confiance des ménages vient renforcer nos prévisions de croissance des dépenses de consommation pour les prochains trimestres», a indiqué le Mouvement Desjardins dans sa note de recherche.
Or en ce qui concerne le Québec, le ministre de l'Emploi, Claude Béchard, a tenu hier à défendre le bilan de la province malgré la hausse du taux de chômage.
«Quand on regarde la tendance des six derniers mois, on remarque que le taux de chômage a diminué», a-t-il dit lors d'une conférence de presse portant sur un sujet autre. Le ministre prévoit cette année la création d'environ 55 000 emplois, soit «à peu près la même création que l'année passée».
Hausse des taux
Le Mouvement Desjardins s'attend à ce que la Banque du Canada hausse ses taux d'intérêt dès le début de l'automne afin d'éviter une surchauffe économique, tout comme une majorité d'économistes.
Dans le secteur du commerce, qui représente 16 % de la main-d'oeuvre canadienne, environ 21 000 emplois ont vu le jour en juin par rapport à mai, notamment dans la vente en gros de matériaux et de fournitures de construction, de même que dans la vente au détail d'aliments et de boisson.
Quant aux jeunes de 15 à 24 ans, ceux-ci ont vu la création de 32 000 postes, surtout à temps plein, dans l'assistance sociale, les soins de santé, la finance, le commerce de détail et les assurances. Statistique Canada parle d'ailleurs d'une tendance positive depuis le mois de mars. «Ces hausses récentes, toutes dans le travail à temps plein, surviennent après une période prolongée de faiblesse qui s'est amorcée au début de 2003.»
Avec la Presse canadienne
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