Informatique - La lutte au piratage de logiciels tire de l'arrière au Canada
Photo : Agence Reuters
Futurs pirates? Des enfants s’amusent dans un magasin d’équipement Apple.
L'Alliance canadienne contre le vol de logiciels (ACCVL) a déploré hier que le Canada soit «loin derrière les États-Unis» dans la lutte au piratage.
Citant l'étude publiée de concert avec la Business Software Alliance (BSA), l'ACCVL estime que 35 % des applications logicielles étaient piratées en 2003 au Canada, contre 22 % aux États-Unis.
Selon l'ACCVL, l'impact du piratage au Canada est «considérable» et il a représenté 990 millions de dollars en ventes au détail perdues.
Le taux de piratage de 35 % au Canada se compare à celui de 36 % à l'échelle internationale, où le manque à gagner totalisait 29 milliards $US en 2003. L'étude a été menée par International Data Corporation (IDC), de Framingham, Massachusetts.
«C'est évident que le piratage devient un inconvénient concurrentiel pour nous, en privant le pays de ventes au détail, de recettes fiscales et d'emplois», note un communiqué de l'ACCVL, qui réunit des éditeurs de logiciels comme Adobe, Apple, Avid, Borland, Internet Security Systems, Macromedia, Microsoft, Sybase, Symantec et Veritas.
Ce syndicat professionnel souhaite collaborer avec les acteurs du marché canadien «y compris tous les ordres de gouvernement», afin que la lutte au piratage «soit menée efficacement». Il juge en outre «décevant que le Canada n'arrive pas à suivre des pays tels que la Suède et le Royaume-Uni» dans cette lutte.
Dans le monde
En Amérique du Nord, le taux de piratage informatique est de 23 %, causant des pertes de 7,2 milliards $US.
En Amérique latine par contre, le taux atteint 63 % et les pertes y sont évaluées à 1,7 milliard de dollars. La région Asie-Pacifique est à 53 %, avec des pertes dépassant les 10 milliards.
En Europe de l'Est, avec un taux de 71 %, les pertes totalisent 3,8 milliards, alors que l'entité Moyen-Orient-Afrique montrait un taux de 56 % et un manque à gagner de 1,3 milliard.
Pour l'Union européenne, l'étude fait état d'un taux de piratage de 37 % et de pertes de huit milliards d'euros (13,1 milliards de dollars).
Par ailleurs, à Bruxelles, la BSA en a appelé aux pays de l'UE pour que ceux-ci adaptent, dans leur législation nationale, une directive européenne adoptée en mars, pour la lutte au piratage.
Suivant la directive, la contrefaçon serait passible de poursuites civiles et de sanctions, comme la saisie d'actifs et de comptes en banque.
La BSA déplore aussi que moins de la moitié des 25 pays membres de l'UE aient mis en vigueur une autre directive de l'UE, de 2001. Celle-ci harmonise la sauvegarde du droit d'auteur, restreint la notion de «copie privée» et interdit l'exploitation commerciale de contenus trouvés sur des sites Internet.
Citant l'étude publiée de concert avec la Business Software Alliance (BSA), l'ACCVL estime que 35 % des applications logicielles étaient piratées en 2003 au Canada, contre 22 % aux États-Unis.
Selon l'ACCVL, l'impact du piratage au Canada est «considérable» et il a représenté 990 millions de dollars en ventes au détail perdues.
Le taux de piratage de 35 % au Canada se compare à celui de 36 % à l'échelle internationale, où le manque à gagner totalisait 29 milliards $US en 2003. L'étude a été menée par International Data Corporation (IDC), de Framingham, Massachusetts.
«C'est évident que le piratage devient un inconvénient concurrentiel pour nous, en privant le pays de ventes au détail, de recettes fiscales et d'emplois», note un communiqué de l'ACCVL, qui réunit des éditeurs de logiciels comme Adobe, Apple, Avid, Borland, Internet Security Systems, Macromedia, Microsoft, Sybase, Symantec et Veritas.
Ce syndicat professionnel souhaite collaborer avec les acteurs du marché canadien «y compris tous les ordres de gouvernement», afin que la lutte au piratage «soit menée efficacement». Il juge en outre «décevant que le Canada n'arrive pas à suivre des pays tels que la Suède et le Royaume-Uni» dans cette lutte.
Dans le monde
En Amérique du Nord, le taux de piratage informatique est de 23 %, causant des pertes de 7,2 milliards $US.
En Amérique latine par contre, le taux atteint 63 % et les pertes y sont évaluées à 1,7 milliard de dollars. La région Asie-Pacifique est à 53 %, avec des pertes dépassant les 10 milliards.
En Europe de l'Est, avec un taux de 71 %, les pertes totalisent 3,8 milliards, alors que l'entité Moyen-Orient-Afrique montrait un taux de 56 % et un manque à gagner de 1,3 milliard.
Pour l'Union européenne, l'étude fait état d'un taux de piratage de 37 % et de pertes de huit milliards d'euros (13,1 milliards de dollars).
Par ailleurs, à Bruxelles, la BSA en a appelé aux pays de l'UE pour que ceux-ci adaptent, dans leur législation nationale, une directive européenne adoptée en mars, pour la lutte au piratage.
Suivant la directive, la contrefaçon serait passible de poursuites civiles et de sanctions, comme la saisie d'actifs et de comptes en banque.
La BSA déplore aussi que moins de la moitié des 25 pays membres de l'UE aient mis en vigueur une autre directive de l'UE, de 2001. Celle-ci harmonise la sauvegarde du droit d'auteur, restreint la notion de «copie privée» et interdit l'exploitation commerciale de contenus trouvés sur des sites Internet.
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