Dessau-Soprin acquiert Transidev
La firme d'ingénierie vise des partenariats dans le domaine du transport
6 juillet 2004
Actualités économiques
La firme d'ingénierie Dessau-Soprin acquiert Gestion Transidev, une petite entreprise de services-conseils spécialisée dans le transport en commun, dans le but de se positionner en vue d'éventuels partenariats public-privé dans ce secteur.
Dessau-Soprin confie d'ailleurs la direction de cette nouvelle filiale à un ancien président-directeur général de la Société de transport de Montréal, Jacques Fortin.
Transidev a été fondée en 1990 et compte parmi ses clients plusieurs sociétés de transport de la banlieue de Montréal. L'entreprise offre des services de planification ainsi que de soutien pour la gestion et l'exploitation des services de transport.
Services d'ingénierie
Dessau-Soprin était déjà présente dans les transports collectifs, en offrant des services d'ingénierie à des clients qui sont principalement de grandes sociétés de transport.
Selon le p.-d.g. de Dessau-Soprin, Jean-Pierre Sauriol, la petite équipe d'une dizaine de personnes chez Transidev possède une expertise dans l'exploitation qui permettra à sa firme d'offrir toute la gamme des services.
«Les clients recherchent de plus en plus un guichet unique, tant ici qu'à l'étranger», a dit M. Sauriol en entrevue hier.
Croissance verticale
La firme Dessau-Soprin adopte dans le transport en commun une stratégie semblable à celle qu'elle a mise en oeuvre dans le secteur de l'eau, soit une croissance verticale qui l'amène à s'intéresser à l'exploitation de ces services publics.
«Un peu comme dans le secteur de l'eau, l'expertise pour l'exploitation est rare au Québec, parce qu'elle se fait principalement par des organismes tels que les sociétés de transport, a dit M. Sauriol. L'exploitation du transport en commun demeure donc très embryonnaire, mais quand on regarde ce qui se passe au Québec, où on parle de plus en plus de partenariats public-privé, il y a peut-être des occasions pour nous.»
M. Sauriol croit néanmoins que la contribution de Transidev au sein du groupe Dessau-Soprin se fera d'abord sentir à l'étranger, même si la clientèle de Transidev a jusqu'ici été exclusivement québécoise.
«On n'achète pas pour leurs activités au Québec, mais pour développer l'entreprise», a-t-il dit, en reconnaissant que la concrétisation de partenariats public-privé à large échelle au Québec demeure hypothétique.
«Ils ont une expertise qui est exportable, a précisé M. Sauriol. Dans plusieurs pays, nous procédons à la réalisation du projet et même à son financement. Nous pourrons maintenant l'exploiter si le client le souhaite.»
M. Fortin se voit confier la mission de développer Transidev, une entreprise qualifiée de «vieillissante» par M. Sauriol.
«Une fois rendus à 55 ans, les dirigeants d'entreprises de cette taille se demandent souvent ce qu'ils vont faire avec leur compagnie, a précisé M. Sauriol. Les gens de Transidev ont une bonne expertise. Ils connaissent bien le milieu et il va y avoir un transfert de connaissances vers les plus jeunes.»
Dessau-Soprin confie d'ailleurs la direction de cette nouvelle filiale à un ancien président-directeur général de la Société de transport de Montréal, Jacques Fortin.
Transidev a été fondée en 1990 et compte parmi ses clients plusieurs sociétés de transport de la banlieue de Montréal. L'entreprise offre des services de planification ainsi que de soutien pour la gestion et l'exploitation des services de transport.
Services d'ingénierie
Dessau-Soprin était déjà présente dans les transports collectifs, en offrant des services d'ingénierie à des clients qui sont principalement de grandes sociétés de transport.
Selon le p.-d.g. de Dessau-Soprin, Jean-Pierre Sauriol, la petite équipe d'une dizaine de personnes chez Transidev possède une expertise dans l'exploitation qui permettra à sa firme d'offrir toute la gamme des services.
«Les clients recherchent de plus en plus un guichet unique, tant ici qu'à l'étranger», a dit M. Sauriol en entrevue hier.
Croissance verticale
La firme Dessau-Soprin adopte dans le transport en commun une stratégie semblable à celle qu'elle a mise en oeuvre dans le secteur de l'eau, soit une croissance verticale qui l'amène à s'intéresser à l'exploitation de ces services publics.
«Un peu comme dans le secteur de l'eau, l'expertise pour l'exploitation est rare au Québec, parce qu'elle se fait principalement par des organismes tels que les sociétés de transport, a dit M. Sauriol. L'exploitation du transport en commun demeure donc très embryonnaire, mais quand on regarde ce qui se passe au Québec, où on parle de plus en plus de partenariats public-privé, il y a peut-être des occasions pour nous.»
M. Sauriol croit néanmoins que la contribution de Transidev au sein du groupe Dessau-Soprin se fera d'abord sentir à l'étranger, même si la clientèle de Transidev a jusqu'ici été exclusivement québécoise.
«On n'achète pas pour leurs activités au Québec, mais pour développer l'entreprise», a-t-il dit, en reconnaissant que la concrétisation de partenariats public-privé à large échelle au Québec demeure hypothétique.
«Ils ont une expertise qui est exportable, a précisé M. Sauriol. Dans plusieurs pays, nous procédons à la réalisation du projet et même à son financement. Nous pourrons maintenant l'exploiter si le client le souhaite.»
M. Fortin se voit confier la mission de développer Transidev, une entreprise qualifiée de «vieillissante» par M. Sauriol.
«Une fois rendus à 55 ans, les dirigeants d'entreprises de cette taille se demandent souvent ce qu'ils vont faire avec leur compagnie, a précisé M. Sauriol. Les gens de Transidev ont une bonne expertise. Ils connaissent bien le milieu et il va y avoir un transfert de connaissances vers les plus jeunes.»
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