La faillite de WorldCom est-elle une menace pour Internet?
Le géant contrôle près de la moitié du trafic mondial
23 juillet 2002
Actualités économiques
San Francisco — La moitié du trafic Internet mondial est aujourd'hui menacé par la faillite du géant américain des télécommunications WorldCom, mais les analystes, comme les responsables de l'entreprise, estiment que la toile reste fiable, pour l'instant.
«Nous ne nous attendons à aucune interruption de service», affirme Courtney Quinn, analyste de la firme de conseil en technologie Yankee Group. Selon elle, les «infrastructures dorsales» de WorldCom, c'est-à-dire les réseaux en fibre optique qui relient les liaisons Internet d'une métropole à l'autre, ne sont pas en danger.
«Notre plan comprend la protection de notre coeur de métier, des parties centrales de WorldCom, parmi lesquelles UUNet et nos activités Internet», a déclaré hier le p.-d.g. de WorldCom, John Sidgmore, au cours d'une conférence de presse à New York.
Infrastructure dorsale
WorldCom, qui contrôle près de la moitié du trafic Internet mondial, exploite, par l'intermédiaire de sa filiale UUNet, un élément d'infrastructure dorsale majeur pour le réseau international.
«N'imaginez pas qu'Internet va s'effondrer parce que WorldCom s'est placé sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites», a précisé Courtney Quinn.
Michael Powell, président de la Commission fédérale des communications (FCC), a affirmé hier dans un communiqué que la «commission agira avec vigilance et en exerçant toute son autorité statutaire pour protéger l'intégrité du réseau de télécommunications et protéger les clients contre toute interruption de service».
Toutefois, à l'image de nombreux observateurs, Courtney Quinn met en garde contre le risque de voir WorldCom procéder à des licenciements supplémentaires.
«Cela posera davantage de [problèmes] au niveau des services clients que des services technique», a-t-elle souligné.
Lisa Pierce, analyste auprès de la firme de conseil en technologie de l'information Giga Information Group, juge que la faillite de WorldCom pourrait contraindre les autorités de régulation américaine et européenne à revoir le fait que tant de capacité en matière d'Internet soit contrôlée par si peu de fournisseurs.
«Cela devrait effrayer un grand nombre de régulateurs», a-t-elle précisé.
Les analystes conseillent aux clients professionnels d'Internet de commencer à diversifier leurs points de connexion de façon à ne plus dépendre exclusivement de WorldCom.
Elle recommande également aux entreprises d'entreprendre la révision de leurs contrats et d'examiner dans quelle mesure ils peuvent changer de fournisseurs en invoquant le risque d'insolvabilité.
Mme Pierce a ajouté que le temps, dans cette perspective, serait un facteur déterminant, dans la mesure où un juge des faillites a le pouvoir de revoir à la baisse les clauses de rupture de contrat auxquelles WorldCom a adhéré en signant avec ses clients.
«Un juge peut tout changer, c'est pourquoi il vaut mieux, pour les entreprises, commencer à changer dès maintenant», a-t-elle précisé.
«Nous ne nous attendons à aucune interruption de service», affirme Courtney Quinn, analyste de la firme de conseil en technologie Yankee Group. Selon elle, les «infrastructures dorsales» de WorldCom, c'est-à-dire les réseaux en fibre optique qui relient les liaisons Internet d'une métropole à l'autre, ne sont pas en danger.
«Notre plan comprend la protection de notre coeur de métier, des parties centrales de WorldCom, parmi lesquelles UUNet et nos activités Internet», a déclaré hier le p.-d.g. de WorldCom, John Sidgmore, au cours d'une conférence de presse à New York.
Infrastructure dorsale
WorldCom, qui contrôle près de la moitié du trafic Internet mondial, exploite, par l'intermédiaire de sa filiale UUNet, un élément d'infrastructure dorsale majeur pour le réseau international.
«N'imaginez pas qu'Internet va s'effondrer parce que WorldCom s'est placé sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites», a précisé Courtney Quinn.
Michael Powell, président de la Commission fédérale des communications (FCC), a affirmé hier dans un communiqué que la «commission agira avec vigilance et en exerçant toute son autorité statutaire pour protéger l'intégrité du réseau de télécommunications et protéger les clients contre toute interruption de service».
Toutefois, à l'image de nombreux observateurs, Courtney Quinn met en garde contre le risque de voir WorldCom procéder à des licenciements supplémentaires.
«Cela posera davantage de [problèmes] au niveau des services clients que des services technique», a-t-elle souligné.
Lisa Pierce, analyste auprès de la firme de conseil en technologie de l'information Giga Information Group, juge que la faillite de WorldCom pourrait contraindre les autorités de régulation américaine et européenne à revoir le fait que tant de capacité en matière d'Internet soit contrôlée par si peu de fournisseurs.
«Cela devrait effrayer un grand nombre de régulateurs», a-t-elle précisé.
Les analystes conseillent aux clients professionnels d'Internet de commencer à diversifier leurs points de connexion de façon à ne plus dépendre exclusivement de WorldCom.
Elle recommande également aux entreprises d'entreprendre la révision de leurs contrats et d'examiner dans quelle mesure ils peuvent changer de fournisseurs en invoquant le risque d'insolvabilité.
Mme Pierce a ajouté que le temps, dans cette perspective, serait un facteur déterminant, dans la mesure où un juge des faillites a le pouvoir de revoir à la baisse les clauses de rupture de contrat auxquelles WorldCom a adhéré en signant avec ses clients.
«Un juge peut tout changer, c'est pourquoi il vaut mieux, pour les entreprises, commencer à changer dès maintenant», a-t-elle précisé.
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