Weston veut prendre une bouchée de Gadoua
Le géant de l'alimentation pourrait acquérir 40 % de la plus importante boulangerie indépendante québécoise
2 juillet 2004
Actualités économiques
Le géant de l'alimentation George Weston pourrait acquérir sous peu 40 % de la Boulangerie Gadoua, la plus importante boulangerie indépendante québécoise.
Une chicane de famille, qui a cours depuis un an, aurait créé un contexte favorable à l'entrée de Weston dans le capital de Gadoua, rapporte l'hebdomadaire Les Affaires dans sa plus récente parution.
Le clan de Robert Gadoua vendrait 40 % de ses actions à Weston Foods, la division de produits de boulangerie de George Weston. Il conserverait toutefois 10 % de ses actions avec droit de vote, selon deux sources de l'industrie du pain.
L'autre actionnaire de l'entreprise familiale est le clan de Marcel Gadoua, qui détient encore 50 % des actions avec droit de vote.
La valeur de Gadoua s'établissait à entre 50 et 60 millions de dollars au 31 décembre 2002, selon des documents déposés au Palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu.
Pierre Gince, porte-parole de la Boulangerie Gadoua, qualifie de «rumeurs» les informations au sujet d'une éventuelle transaction avec Weston et les dirigeants du géant George Weston n'ont pas retourné les appels logés pour discuter de ce dossier.
Une crise
La vente de Gadoua serait une étape qui mènerait au dénouement d'une crise qui oppose les deux clans Gadoua. D'un côté, il y a Marcel Gadoua, président du conseil, et ses deux fils Philippe et Pascal. De l'autre, il y a le frère de Marcel, Robert Gadoua, vice-président du conseil, et ses fils Jean et Marc.
Les frères Marcel et Robert possèdent chacun 50 % des actions à droit de vote de la boulangerie fondée en 1911 par leur grand-père Wilfrid Gadoua.
L'événement qui a mis le feu aux poudres a été le congédiement en août dernier des fils de Robert Gadoua, Jean et Marc.
Selon des documents juridiques, Jean, 39 ans, aurait des «problèmes de comportement» et aurait menacé de «mettre la compagnie à terre». Marc, 35 ans, aurait «fait défaut de respecter la politique visant le matériel informatique et la protection de l'information». Il aurait de plus fait preuve de «peu de motivation».
Pour leur père Robert, ces congédiements sont illégaux car sans cause juste et suffisante. Le dossier est toujours devant les tribunaux.
L'été dernier, Robert Gadoua aurait par ailleurs fait part de son intention de vendre ses intérêts dans la boulangerie à la Caisse de dépôt et placement, selon la défense produite par Marcel Gadoua.
Il a été impossible de parler aux procureurs des deux parties ainsi qu'aux frères Marcel et Robert Gadoua.
Les ventes de Gadoua ont été multipliées par quatre en 10 ans, passant de 16 à 66 millions de dollars. L'entreprise emploie près de 650 personnes, possède trois boulangeries, à Napierville et à Saint-Augustin-de-Desmaures notamment, et 12 centres de distribution. Le siège social est situé à La Prairie, en Montérégie.
Une chicane de famille, qui a cours depuis un an, aurait créé un contexte favorable à l'entrée de Weston dans le capital de Gadoua, rapporte l'hebdomadaire Les Affaires dans sa plus récente parution.
Le clan de Robert Gadoua vendrait 40 % de ses actions à Weston Foods, la division de produits de boulangerie de George Weston. Il conserverait toutefois 10 % de ses actions avec droit de vote, selon deux sources de l'industrie du pain.
L'autre actionnaire de l'entreprise familiale est le clan de Marcel Gadoua, qui détient encore 50 % des actions avec droit de vote.
La valeur de Gadoua s'établissait à entre 50 et 60 millions de dollars au 31 décembre 2002, selon des documents déposés au Palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu.
Pierre Gince, porte-parole de la Boulangerie Gadoua, qualifie de «rumeurs» les informations au sujet d'une éventuelle transaction avec Weston et les dirigeants du géant George Weston n'ont pas retourné les appels logés pour discuter de ce dossier.
Une crise
La vente de Gadoua serait une étape qui mènerait au dénouement d'une crise qui oppose les deux clans Gadoua. D'un côté, il y a Marcel Gadoua, président du conseil, et ses deux fils Philippe et Pascal. De l'autre, il y a le frère de Marcel, Robert Gadoua, vice-président du conseil, et ses fils Jean et Marc.
Les frères Marcel et Robert possèdent chacun 50 % des actions à droit de vote de la boulangerie fondée en 1911 par leur grand-père Wilfrid Gadoua.
L'événement qui a mis le feu aux poudres a été le congédiement en août dernier des fils de Robert Gadoua, Jean et Marc.
Selon des documents juridiques, Jean, 39 ans, aurait des «problèmes de comportement» et aurait menacé de «mettre la compagnie à terre». Marc, 35 ans, aurait «fait défaut de respecter la politique visant le matériel informatique et la protection de l'information». Il aurait de plus fait preuve de «peu de motivation».
Pour leur père Robert, ces congédiements sont illégaux car sans cause juste et suffisante. Le dossier est toujours devant les tribunaux.
L'été dernier, Robert Gadoua aurait par ailleurs fait part de son intention de vendre ses intérêts dans la boulangerie à la Caisse de dépôt et placement, selon la défense produite par Marcel Gadoua.
Il a été impossible de parler aux procureurs des deux parties ainsi qu'aux frères Marcel et Robert Gadoua.
Les ventes de Gadoua ont été multipliées par quatre en 10 ans, passant de 16 à 66 millions de dollars. L'entreprise emploie près de 650 personnes, possède trois boulangeries, à Napierville et à Saint-Augustin-de-Desmaures notamment, et 12 centres de distribution. Le siège social est situé à La Prairie, en Montérégie.
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