La hausse des stocks américains calme le marché pétrolier
L'OPEP confirme l'augmentation attendue de sa production
4 juin 2004
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Le ministre de l’Énergie du Koweït, Ahmed al-Fahd, échange avec les journalistes à son arrivée à la réunion de l’OPEP. Le cartel a annoncé que son plafond de production serait relevé.
New York — Les prix du pétrole ont terminé la séance en baisse hier après une nette hausse des stocks américains et l'augmentation de la production annoncée par l'OPEP, qui ont calmé les nerfs à vif du marché.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le prix du baril de brut de référence a clôturé sur une baisse de 68 ¢US, à 39,28 $US, après être tombé tout près de la barre des 38 $US plus tôt. En deux jours, le prix du baril a perdu plus de 3 $US. À Londres, le baril de Brent a fini en baisse de 46 ¢US, à 36,40 $US.
«Je pense que les cours se sont repris sur des achats de couverture et sur la crainte que les prix étaient peut-être tombés trop vite», a commenté Jim Still, analyste de Refco, pour expliquer le chemin regagné par le brut en fin de séance.
Le département américain de l'Énergie a fait état hier dans son rapport hebdomadaire d'une hausse de 1,3 million de barils (Mb) des stocks d'essence la semaine dernière, tandis que l'Institut américain du pétrole a rapporté un bond de 2,8 Mb. Ces chiffres ont dépassé les prévisions des analystes et rassuré un marché redoutant une pénurie d'essence cet été aux États-Unis, pic annuel de la demande en raison des départs en vacances en voiture.
En outre, d'après le rapport du département, les stocks de brut ont augmenté de 2,8 Mb la semaine dernière. Le ministère a par ailleurs relevé que les importations de brut se sont élevées à 10,7 millions de barils par jour (mbj) en moyenne la semaine dernière, soit la deuxième plus forte importation hebdomadaire jamais connue.
«Nous avons eu des importations records, une forte hausse des stocks de brut, et nous avons probablement assez d'essence pour finir la saison», a jugé Mike Fitzpatrick, analyste de Fimat.
Décision attendue
La réaction du marché à la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) d'augmenter sa production de 2,5 mbj au 1er août a pour sa part reçu un accueil mitigé. Le cartel a annoncé que son plafond de production hors Irak serait relevé à 25,5 mbj
à partir du 1er juillet et à 26 mbj à partir du 1er août, contre 23,5 mbj actuellement.
Certains, comme Bill O'Grady, pensent que cette décision «était déjà anticipée et qu'elle a même déçu les attentes du marché». Mercredi, le prix du baril de brut avait notamment plongé de plus de 2 $US grâce aux propos rassurants martelés par les représentants de l'OPEP, sur l'annonce probable d'une hausse de la production hier.
M. Fitzpatrick a souligné que les investisseurs avaient été rassurés par le fait que l'OPEP «a déclaré qu'elle allait approvisionner le marché à hauteur de ses besoins».
«Le marché réalise finalement que l'Arabie Saoudite est déterminée à faire tomber les prix» du pétrole, renchérit Fadel Gheit, de Oppenheimer Fund. «L'Arabie veut aussi montrer au monde que ses installations sont sûres», a-t-il conclu, en référence à l'attentat de ce week-end dans un ville pétrolière du royaume saoudien qui a fait 22 morts, dont quatre Occidentaux.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le prix du baril de brut de référence a clôturé sur une baisse de 68 ¢US, à 39,28 $US, après être tombé tout près de la barre des 38 $US plus tôt. En deux jours, le prix du baril a perdu plus de 3 $US. À Londres, le baril de Brent a fini en baisse de 46 ¢US, à 36,40 $US.
«Je pense que les cours se sont repris sur des achats de couverture et sur la crainte que les prix étaient peut-être tombés trop vite», a commenté Jim Still, analyste de Refco, pour expliquer le chemin regagné par le brut en fin de séance.
Le département américain de l'Énergie a fait état hier dans son rapport hebdomadaire d'une hausse de 1,3 million de barils (Mb) des stocks d'essence la semaine dernière, tandis que l'Institut américain du pétrole a rapporté un bond de 2,8 Mb. Ces chiffres ont dépassé les prévisions des analystes et rassuré un marché redoutant une pénurie d'essence cet été aux États-Unis, pic annuel de la demande en raison des départs en vacances en voiture.
En outre, d'après le rapport du département, les stocks de brut ont augmenté de 2,8 Mb la semaine dernière. Le ministère a par ailleurs relevé que les importations de brut se sont élevées à 10,7 millions de barils par jour (mbj) en moyenne la semaine dernière, soit la deuxième plus forte importation hebdomadaire jamais connue.
«Nous avons eu des importations records, une forte hausse des stocks de brut, et nous avons probablement assez d'essence pour finir la saison», a jugé Mike Fitzpatrick, analyste de Fimat.
Décision attendue
La réaction du marché à la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) d'augmenter sa production de 2,5 mbj au 1er août a pour sa part reçu un accueil mitigé. Le cartel a annoncé que son plafond de production hors Irak serait relevé à 25,5 mbj
à partir du 1er juillet et à 26 mbj à partir du 1er août, contre 23,5 mbj actuellement.
Certains, comme Bill O'Grady, pensent que cette décision «était déjà anticipée et qu'elle a même déçu les attentes du marché». Mercredi, le prix du baril de brut avait notamment plongé de plus de 2 $US grâce aux propos rassurants martelés par les représentants de l'OPEP, sur l'annonce probable d'une hausse de la production hier.
M. Fitzpatrick a souligné que les investisseurs avaient été rassurés par le fait que l'OPEP «a déclaré qu'elle allait approvisionner le marché à hauteur de ses besoins».
«Le marché réalise finalement que l'Arabie Saoudite est déterminée à faire tomber les prix» du pétrole, renchérit Fadel Gheit, de Oppenheimer Fund. «L'Arabie veut aussi montrer au monde que ses installations sont sûres», a-t-il conclu, en référence à l'attentat de ce week-end dans un ville pétrolière du royaume saoudien qui a fait 22 morts, dont quatre Occidentaux.
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