Pfizer avale Pharmacia
Les analystes prévoient déjà une nouvelle vague de fusions dans l'ensemble du secteur pharmaceutique
16 juillet 2002
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Pfizer, qui est déjà numéro un aux États-Unis et au Canada en termes de ventes de médicaments, prendra la 1re place en Europe et au Japon, où il était respectivement 4e et 3e. Entre 2002 et 2004, le nouveau groupe table sur une progression annuell
Le groupe pharmaceutique américain Pfizer, déjà numéro un mondial, a réussi à distancer un peu plus ses concurrents en s'achetant hier Pharmacia pour 60 milliards $US (environ 90 milliards $CAN), et en mettant la main sur des médicaments parmi les plus vendus au monde.
New York — Le nouvel ensemble, s'il reçoit le feu vert des autorités de la concurrence, devrait afficher un chiffre d'affaires de 47,9 milliards $US en 2002 et un bénéfice de l'ordre de 11,9 milliards.
Le numéro deux actuel, le britannique GlaxoSmithkline, est ainsi relégué très loin derrière avec «seulement» 20,5 milliards de livres de chiffre d'affaires, soit environ 47 milliards $CAN.
Les analystes estiment déjà que l'offensive de Pfizer, connu en particulier pour le Viagra, son médicament contre l'impuissance masculine, va provoquer un mouvement de consolidation dans l'ensemble du secteur.
«Avec Pharmacia, nous aurons les produits, les réseaux de distribution, la taille et la souplesse financière pour étendre notre puissance», a résumé Hank McKinnel, le p.-d.g. de Pfizer qui restera à la barre du nouveau géant, qui doit être définitivement constitué fin 2002.
George Grofik de Salomon Smith Barney approuve. «Nous voyons peu de chevauchements et une gamme de produits complémentaires, Pfizer gagnant notamment en poids dans l'oncologie et l'ophtalmologie.»
L'action de Pfizer, comme c'est le cas traditionnellement pour l'acheteur, reculait hier matin de 15 % à 27,39 $US, celle de Pharmacia gagnait 17,5 % à 38,29 $US.
Pfizer, qui est déjà numéro un aux États-Unis et au Canada en termes de ventes de médicaments, prendra la 1re place en Europe et au Japon où il était respectivement 4e et 3e. Entre 2002 et 2004, le nouveau groupe table sur une progression annuelle de 10 % de son chiffre d'affaires et de 19 % pour ses bénéfices.
Avec Pharmacia, Pfizer prend le contrôle de médicaments parmi les plus vendus au monde, comme le Celebrex contre les douleurs arthritiques. Ce médicament, à la promotion duquel il est impossible d'échapper aux États-Unis, totalise plus de 3 milliards $US de chiffre d'affaires par an. Pfizer avait déjà un accord de commercialisation avec Pharmacia.
Pfizer, qui a la réputation d'avoir la meilleure force de vente au monde, n'a pas à rougir. En 2001, huit de ses médicaments ont affiché un chiffre de vente supérieur à 1 milliard. Le Lipitor, destiné à faire baisser le taux de cholestérol, a même dépassé les 6 milliards de chiffre d'affaires. Au total, le nouveau géant disposera de 12 médicaments avec, pour chacun, des ventes annuelles supérieures à 1 milliard.
Mais plus encore que les produits existants, les groupes pharmaceutiques ont besoin de lancer de nouveaux produits, dont le développement qui s'étale sur des années coûte des milliards de dollars.
Sans compter que les autorités sanitaires se montrent de plus en plus exigeantes avant de donner leur autorisation de mise sur le marché.
Les capacités du nouveau groupe dans la recherche, le développement et la commercialisation de nouveaux médicaments, «sont fortes dans le monde entier», a souligné le p.-d.g. de Pfizer.
Cinq produits de Pfizer sont en attente d'une autorisation et Pharmacia en a deux ou trois autres, a-t-il souligné, ajoutant que le nouveau groupe comptait mettre sur le marché 20 nouveaux médicaments dans les cinq prochaines années. «Cette nouvelle société va trouver de nouveaux médicaments pour chacune des principales maladies», a-t-il lancé lors d'une interview sur la chaîne de télévision CNBC.
Les brevets de Pharmacia les plus importants courent au moins jusqu'à 2007, à un moment où Pfizer sera dans une position plus fragile, souligne George Grofik. Entre 2005 et 2007, le Zithromax, le Zoloft, le Neurontin et le Novarsc pourraient tous perdre leur exclusivité.
En 2001, Pfizer se targue d'avoir dépensé 4,8 milliards en recherche et développement, plus que n'importe lequel de ses principaux concurrents.
Pfizer, qui vient seulement de digérer l'acquisition de Warner-Lambert — acheté il y a deux ans pour 115 milliards par échange d'actions — va offrir 1,4 de ses actions pour chaque action de Pharmacia. La société américaine Pharmacia est née au début 2000 de la fusion entre l'américaine Monsanto et la suédo-américaine Pharmacia-Upjohn.
New York — Le nouvel ensemble, s'il reçoit le feu vert des autorités de la concurrence, devrait afficher un chiffre d'affaires de 47,9 milliards $US en 2002 et un bénéfice de l'ordre de 11,9 milliards.
Le numéro deux actuel, le britannique GlaxoSmithkline, est ainsi relégué très loin derrière avec «seulement» 20,5 milliards de livres de chiffre d'affaires, soit environ 47 milliards $CAN.
Les analystes estiment déjà que l'offensive de Pfizer, connu en particulier pour le Viagra, son médicament contre l'impuissance masculine, va provoquer un mouvement de consolidation dans l'ensemble du secteur.
«Avec Pharmacia, nous aurons les produits, les réseaux de distribution, la taille et la souplesse financière pour étendre notre puissance», a résumé Hank McKinnel, le p.-d.g. de Pfizer qui restera à la barre du nouveau géant, qui doit être définitivement constitué fin 2002.
George Grofik de Salomon Smith Barney approuve. «Nous voyons peu de chevauchements et une gamme de produits complémentaires, Pfizer gagnant notamment en poids dans l'oncologie et l'ophtalmologie.»
L'action de Pfizer, comme c'est le cas traditionnellement pour l'acheteur, reculait hier matin de 15 % à 27,39 $US, celle de Pharmacia gagnait 17,5 % à 38,29 $US.
Pfizer, qui est déjà numéro un aux États-Unis et au Canada en termes de ventes de médicaments, prendra la 1re place en Europe et au Japon où il était respectivement 4e et 3e. Entre 2002 et 2004, le nouveau groupe table sur une progression annuelle de 10 % de son chiffre d'affaires et de 19 % pour ses bénéfices.
Avec Pharmacia, Pfizer prend le contrôle de médicaments parmi les plus vendus au monde, comme le Celebrex contre les douleurs arthritiques. Ce médicament, à la promotion duquel il est impossible d'échapper aux États-Unis, totalise plus de 3 milliards $US de chiffre d'affaires par an. Pfizer avait déjà un accord de commercialisation avec Pharmacia.
Pfizer, qui a la réputation d'avoir la meilleure force de vente au monde, n'a pas à rougir. En 2001, huit de ses médicaments ont affiché un chiffre de vente supérieur à 1 milliard. Le Lipitor, destiné à faire baisser le taux de cholestérol, a même dépassé les 6 milliards de chiffre d'affaires. Au total, le nouveau géant disposera de 12 médicaments avec, pour chacun, des ventes annuelles supérieures à 1 milliard.
Mais plus encore que les produits existants, les groupes pharmaceutiques ont besoin de lancer de nouveaux produits, dont le développement qui s'étale sur des années coûte des milliards de dollars.
Sans compter que les autorités sanitaires se montrent de plus en plus exigeantes avant de donner leur autorisation de mise sur le marché.
Les capacités du nouveau groupe dans la recherche, le développement et la commercialisation de nouveaux médicaments, «sont fortes dans le monde entier», a souligné le p.-d.g. de Pfizer.
Cinq produits de Pfizer sont en attente d'une autorisation et Pharmacia en a deux ou trois autres, a-t-il souligné, ajoutant que le nouveau groupe comptait mettre sur le marché 20 nouveaux médicaments dans les cinq prochaines années. «Cette nouvelle société va trouver de nouveaux médicaments pour chacune des principales maladies», a-t-il lancé lors d'une interview sur la chaîne de télévision CNBC.
Les brevets de Pharmacia les plus importants courent au moins jusqu'à 2007, à un moment où Pfizer sera dans une position plus fragile, souligne George Grofik. Entre 2005 et 2007, le Zithromax, le Zoloft, le Neurontin et le Novarsc pourraient tous perdre leur exclusivité.
En 2001, Pfizer se targue d'avoir dépensé 4,8 milliards en recherche et développement, plus que n'importe lequel de ses principaux concurrents.
Pfizer, qui vient seulement de digérer l'acquisition de Warner-Lambert — acheté il y a deux ans pour 115 milliards par échange d'actions — va offrir 1,4 de ses actions pour chaque action de Pharmacia. La société américaine Pharmacia est née au début 2000 de la fusion entre l'américaine Monsanto et la suédo-américaine Pharmacia-Upjohn.
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