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    Des avocats mettent les consommateurs en garde contre la carte-cadeau de Loblaw

    Une enquête du Bureau de la concurrence au sujet d’un présumé stratagème de fixation des prix du pain vise au moins sept entreprises.
    Photo: Doug Ives La Presse canadienne Une enquête du Bureau de la concurrence au sujet d’un présumé stratagème de fixation des prix du pain vise au moins sept entreprises.

    Toronto — Les trois cabinets d’avocats qui intentent des actions collectives contre des compagnies canadiennes d’alimentation à propos de la fixation des prix du pain avisent les consommateurs que s’ils acceptent la carte-cadeau de 25 $ offerte par Loblaw, ils pourraient renoncer à une compensation plus importante.

     

    Les cabinets Strosberg Sasso Sutts LLP, Renno Vathilakis Avocats et LPC Avocat signalent que Loblaw n’a fourni aucun détail sur ce qui sera attendu en échange de cette carte-cadeau. Ils soulignent que la compagnie n’a pas révélé ce qu’elle sait sur l’ampleur du « complot de fixation des prix » qui s’est étiré sur une quinzaine d’années.

     

    Loblaw a reconnu qu’une telle « conduite » n’aurait jamais dû se produire et prétend offrir la carte-cadeau par bonne volonté. Les avocats observent toutefois que Loblaw n’a pas dévoilé publiquement ce que ce stratagème a coûté aux consommateurs canadiens ni la façon dont elle était arrivée à la somme de 25 $ en guise de compensation.

     

    Me Joey Zukran, de LPC Avocat, estime que les consommateurs canadiens ont subi des pertes bien plus importantes que la valeur de la carte-cadeau. « Je peux dire avec beaucoup de confiance qu’un complot qui dure pendant 15 ou 16 ans partout au Canada, ça n’a pas été fait pour générer seulement cinq ou dix sous par pain, avance Me Zukran. La première réaction de tous les avocats qui travaillent sur ce dossier au Canada a été que cette compensation-là est extrêmement basse et inadéquate. »

     

    Le communiqué publié mercredi par les trois cabinets d’avocats relève par ailleurs que l’offre de Loblaw ressemble davantage à une promotion intéressée qu’à une compensation juste. « Ils ont un intérêt à donner des cartes-cadeaux parce que les gens vont venir acheter du papier de toilette, du pain, des croustilles et ils vont facilement arriver à 100 ou 200 dollars, donc ça va même générer des profits », explique Me Zukran.

     

    Les autres défendeurs visés par les actions collectives sont George Weston, une entreprise soeur de Loblaw, Canada Bread, Grupo Bimbo, S.A.B. de C.V., Empire Company, Sobeys, Metro, Wal-Mart Canada, Wal-Mart Stores et Giant Tiger Stores.













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