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    Sunwing sort gagnante de son incursion dans le secteur hôtelier

    Le voyagiste est numéro un sur le marché des destinations soleil, avec 38 % du marché canadien.
    Photo: Christopher Katsarov La Presse canadienne Le voyagiste est numéro un sur le marché des destinations soleil, avec 38 % du marché canadien.

    Groupe de voyage Sunwing affiche à son tour de solides résultats financiers pour son exercice 2017. Si la pression de la concurrence se fait sentir sur ses activités de voyagiste, la compagnie tire profit de son incursion musclée dans le segment hôtelier.

     

    Cette semaine, TUI Group et Transat A.T. ont fait état de profits en hausse. Sunwing y fait écho. « Nos activités de voyagiste et notre composante aérienne ont dégagé une marge d’exploitation de 4 %, une marge qui s’amincit toutefois sous le coup de la concurrence accrue et de l’excès de capacité », explique Colin Hunter, fondateur et président du conseil de Groupe de voyage Sunwing. Mais dans l’hôtellerie, où son expansion accélérée se fait sous la marque Blue Diamond, la marge brute a explosé, passant de 16 % l’an dernier à 28 % au terme de l’exercice 2017.

     

    Le voyagiste numéro un sur le marché des destinations soleil — avec 38 % du marché canadien et 35 % du marché québécois vers le sud — avait, pour cible initiale, d’atteindre une masse critique de 14 000 chambres, sous les marques Royalton, Memories, Chic et autres. Un peu plus de cinq ans plus tard, « nous en sommes à près de 13 300. Nous en serons à 16 000 chambres l’an prochain », se réjouit Colin Hunter. Un nouveau Royalton ouvrira ses portes en janvier à Punta Cana, un autre à Cancún en février, et deux autres plus tard à Puerto Morelos et à Antigua. À Cuba, son portefeuille compte 15 hôtels sous gestion proposant 8000 chambres, faisant de Sunwing la deuxième chaîne hôtelière sur l’île après Melia.

     

    Blue Diamond

     

    Dans les résultats du partenaire européen TUI Group, qui détient une participation de 49 % dans Sunwing, on peut lire que la capacité de Blue Diamond a bondi de 25,6 % entre les exercices 2016 et 2017. Les hôtels affichaient un taux d’occupation moyen de 83 %. « Notre expansion hôtelière repose sur les occasions qui se présentent, mais aussi et surtout sur l’intérêt pour la destination et sur la demande estivale. Nous voulons également être rentables l’été, et cela repose beaucoup sur l’apport venant des voyagistes européens, TUI ou non », insiste M. Hunter. « Le tourisme local n’est pas suffisant. Nous devons compter sur une clientèle venant de l’Europe et des États-Unis. » Outre son association à TUI, plus grand voyagiste au monde, Sunwing abrite trois voyagistes, dont un aux États-Unis, qui lui apportent cette alimentation.

     

    Toujours selon les données comptabilisées dans les états financiers de TUI, cette intégration verticale a permis à Sunwing d’afficher des revenus bruts de près de 3 milliards selon le taux de change appliqué — de près de 3,5 milliards en incluant la division hôtelière — et un bénéfice net de quelque 100 millions au terme de l’exercice clos le 30 septembre 2017, contre 2,1 milliards et un bénéfice net de 17 millions en 2016.

     

    Quant au profil de l’entreprise, au 30 septembre dernier l’actif net du voyagiste fondé en 2002 atteignait les 665 millions. Le groupe exploite aujourd’hui une flotte composée d’une quarantaine d’appareils et emploie quelque 15 000 personnes, effectifs hôteliers compris. Au Québec, Sunwing compte plus de 500 employés et déploie huit appareils à Montréal, deux à Québec et deux à Ottawa. Il dessert six aéroports québécois dont le dernier venu, à Mont-Joli.

     

    Hiver prochain

     

    Pour la saison hivernale qui s’amorce, les voyagistes ont globalement accru de 7 % leur nombre de sièges offerts cette année, soit 310 000 de plus qu’en 2016-2017 selon les projections de Transat. Colin Hunter prend ses distances. « Ce sont des estimations. Et le portrait du début de saison n’est pas nécessairement le même en fin de saison. Contrairement aux transporteurs réguliers, nous avons la capacité de nous ajuster à la demande. Nous disposons de cette flexibilité. Le coefficient d’occupation est regardé de très près. »

     

    En ce début de saison, le ressenti des derniers ouragans majeurs ayant frappé les Caraïbes en septembre se dissipe. « Le retour à la normale a pris plus de temps. Je dirais aussi que les difficultés de Porto Rico — un État associé aux États-Unis — à se remettre du passage de l’ouragan [Maria] sont venues assombrir le portrait pour l’ensemble des Caraïbes. Or l’électricité est revenue en deux jours à Cuba », illustre le président du conseil de Sunwing. Pour regagner le trafic, il a cependant fallu multiplier les incitatifs promotionnels.

     

    Après ce lent début pour Cuba, et alors que 70 % des Caraïbes ont été peu ou pas touchées et que les deux autres grandes destinations, le Mexique et la République dominicaine, ont été épargnées, l’industrie revient à ses volumes de réservations plus normaux. À une exception près, Saint-Martin. Cette île a été particulièrement touchée et Sunwing ne prévoit pas d’ouvrir ses hôtels là-bas avant mai 2018.













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