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    Molson déménage à Longueuil

    Une première pelletée de terre est dans la mire pour 2018

    Le brasseur souhaite lancer les discussions avec la Ville de Montréal «afin de créer un héritage historique à ses installations originales de la rue Notre-Dame» érigées en 1786.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le brasseur souhaite lancer les discussions avec la Ville de Montréal «afin de créer un héritage historique à ses installations originales de la rue Notre-Dame» érigées en 1786.

    C’est officiel : Molson installera sa nouvelle brasserie montréalaise à Longueuil, dans la zone aéroportuaire de Saint-Hubert.

     

    Ayant rejeté en juillet le scénario de rénovation de son site plus de deux fois centenaire de la rue Notre-Dame Est, Molson installera ses nouvelles installations 10 kilomètres plus loin, de l’autre côté du fleuve Saint-Laurent. En appui à ce projet évalué à 500 millions de dollars comprenant une nouvelle brasserie et un centre de distribution abritant son millier d’employés, Molson Coors Canada a déclaré mardi avoir soumis une offre d’achat pour un terrain situé à Longueuil, « tout en lançant les discussions avec la Ville de Montréal afin de créer un héritage historique à ses installations originales de la rue Notre-Dame » érigées en 1786.

     

    Le site retenu est situé près de l’autoroute 30 et, condition essentielle, à proximité d’importantes sources d’approvisionnement en eau potable. L’endroit bénéficie également d’allégements fiscaux pendant cinq ans dans le cadre des incitatifs offerts dans le but de développer la zone aéroportuaire de Longueuil, souligne La Presse canadienne. Le brasseur a rappelé que sa démarche a été engagée en 2015. « Molson Coors Canada a examiné de nombreuses options […] Les caractéristiques du site, qui doit faire l’objet d’une vérification diligente, satisfont les critères essentiels aux activités modernes de brassage », peut-on lire dans le communiqué.

     

    L’offre d’achat sera présentée aux élus du conseil municipal de Longueuil pour approbation à la séance du 5 décembre, avec dans la mire une première pelletée de terre en 2018.

     

    « Comme nous l’avons déjà indiqué, les installations de la rue Notre-Dame ne se prêtent pas à une modernisation profonde de nos équipements et procédés », a ajouté Frederic Landtmeters. Le président et chef de la direction de Molson Coors Canada évoque de nouvelles avenues pour le site de la rue Notre-Dame. « Molson Coors Canada entend assurer un développement harmonieux et favoriser une saine transition alors que l’ensemble du secteur fait l’objet d’un important renouveau. »

     

    Montréal International salue le projet. « Le transfert des activités de Molson Coors à Longueuil devrait ouvrir la voie au développement urbain du site historique de la rue Notre-Dame Est. Des discussions avec la Ville de Montréal ont d’ailleurs été entamées afin de revaloriser ce secteur et d’en assurer un développement harmonieux.

     

    Valérie Plante déçue

     

    Valérie Plante a accueilli « avec regret » la décision de Molson. La mairesse a soutenu que le choix de Molson était déjà arrêté lorsque son équipe, portée au pouvoir le 5 novembre dernier, a voulu présenter une offre bonifiée. « C’est un projet sur lequel le Service du développement économique de la Ville de Montréal travaillait depuis deux ans. Lorsque je suis arrivée en poste, on a travaillé sur une contre-offre, mais il était trop tard », a-t-elle expliqué mardi.

     

    La mairesse n’a pas voulu révéler les éléments de la proposition que son administration voulait soumettre à Molson. Elle estime maintenant qu’il faut travailler avec Molson pour redévelopper le site. « La Molson est intimement liée à Montréal et Montréal est intimement liée à la Molson. Je sais que la famille Molson le comprend très bien », a-t-elle dit.

     

    Selon elle, le vaste site pourrait notamment accueillir des entreprises. « Il y a tellement de potentiel, avec l’accès au fleuve et le développement d’un quartier familial avec des entreprises. Pour moi, c’est une occasion en or de redévelopper le Centre-Sud et je sens que Molson a le même intérêt. »

     

    L’opposition, qui était au pouvoir au cours des quatre dernières années à l’hôtel de ville, a rejeté le blâme sur la mairesse Plante. « Avant les élections, le milieu des affaires était préoccupé par la possible élection de Projet Montréal. Aujourd’hui, on voit le premier échec de l’administration Plante-Dorais sur les enjeux du développement économique », a soutenu Lionel Perez, chef de l’opposition par intérim, qui a parlé de « journée sombre pour Montréal ». « Est-ce que la mairesse a vraiment fait de cela la priorité au cours des trois dernières semaines ? C’est un mauvais signal pour l’avenir. »













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