Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    General Electric: un géant de l’industrie en pleine tourmente

    La situation financière du groupe est à ce point critique que GE a dû annoncer lundi qu’il diviserait par deux son dividende.
    Photo: Sebastien Bozon Agence France-Presse La situation financière du groupe est à ce point critique que GE a dû annoncer lundi qu’il diviserait par deux son dividende.

    New York — General Electric est un géant de l’industrie mondiale plus que centenaire qui trouve ses racines avec le célèbre inventeur Thomas Edison.

     

    Le groupe naît en 1892 de la fusion de l’Edison General Electric Company, créée deux ans plus tôt, et de la Thomas-Houston Electric Company. Le groupe profite rapidement des brevets déposés par Thomas Edison et se développe parallèlement dans la généralisation de l’électricité et de l’énergie dans les sociétés industrielles.

     

    Il fait partie des douze sociétés composant originellement en 1896 l’indice boursier vedette de Wall Street Dow Jones. GE est aujourd’hui la seule des 30 valeurs qui le composent à en faire partie depuis le début.

     

    Parmi ses inventions commercialisées à grande échelle les plus célèbres figurent l’ampoule électrique à filament, la transmission radio, le réfrigérateur, la lampe à fluorescence, la silicone, le réacteur d’avion, le pilotage automatique des avions, le réacteur nucléaire civil…

     

    Le groupe employait fin 2016 environ 295 000 personnes, mais a annoncé lundi qu’il allait recentrer ses activités autour de trois pôles principaux, à savoir l’aéronautique, la santé et l’énergie, et céder quelque 20 milliards de dollars d’actifs. Il n’a toutefois pas précisé l’ampleur des suppressions d’emplois envisagées.

     

    Il s’était développé au siècle dernier dans de nombreux secteurs, dont la finance (GE Capital), les médias avec la radio-télévision et le cinéma (NBC Universal). Mais sous l’impulsion de Jack Welch, devenu p.-d.g. en 1981, il va déjà considérablement réduire son portefeuille d’activités et licencie plus de 100 000 personnes.

     

    Jeff Immelt, qui prend les commandes du groupe en 2001, va continuer de recentrer le groupe sur ses principales activités et achète notamment en 2015 le pôle énergie du français Alstom tout en revendant l’électroménager. Mais devant les mauvais résultats provoqués par le ralentissement du marché du pétrole notamment, Jeff Immelt est remplacé l’été dernier par John Flannery qui n’est que le 10e p.-d.g. du groupe depuis sa création.

     

    Celui-ci s’engage dans un nouveau plan d’austérité face à la chute de l’action du groupe qui a perdu quelque 37 % de sa valeur à Wall Street depuis le début de l’année, effaçant plus de 100 milliards de dollars de capitalisation boursière qui n’atteint aujourd’hui plus qu’environ 170 milliards (celle d’Apple tourne autour de 900 milliards).

     

    La situation financière du groupe est à ce point critique que GE a dû annoncer lundi qu’il diviserait par deux son dividende, accentuant encore davantage la chute de l’action qui perdait après l’annonce du plan de restructuration encore à 19,50 $US alors qu’elle en valait encore près de 58 $US au début de ce siècle.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.