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    Bombardier pourrait un jour faire partie de l’alliance Alstom-Siemens

    Bombardier Transport, qui possède notamment des installations à Crespin, en France, a généré en 2016 des revenus de 7,6 milliards de dollars.
    Photo: Éric Piermont Agence France-Presse Bombardier Transport, qui possède notamment des installations à Crespin, en France, a généré en 2016 des revenus de 7,6 milliards de dollars.

    La consolidation de l’industrie mondiale du matériel roulant fait en sorte que la division transport de Bombardier finira un jour par faire partie de l’alliance proposée entre ses concurrents Siemens Mobility et Alstom, selon un ministre influent du gouvernement français.

     

    Lors de sa présence devant deux commissions de l’Assemblée nationale française au sujet de l’entente dévoilée la semaine dernière, Bruno Le Maire s’est même dit « convaincu » que l’agglutination des entreprises inclurait également le fabricant espagnol CAF.

     

    « Ma conviction, c‘est que nous aurons une recomposition industrielle dans tous les secteurs qui sera beaucoup plus rapide que tout ce que nous pensons », a dit le ministre, cité par l’agence de presse Reuters et l’hebdomadaire financier Challenges.

     

    Devant les élus, M. Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances dans le gouvernement depuis le printemps 2017, a dû répondre à des questions sur le maintien des emplois d’Alstom en France et le rôle de l’État.

     

    « Il y a ceux qui seront en tête et ceux qui seront derrière. Nous, nous préférons être en tête et nous préférons prendre l‘initiative avec Alstom-Siemens dans le cadre d‘un accord équilibré plutôt que de subir, a-t-il affirmé. Je suis convaincu que cette consolidation intégrera le moment venu et Bombardier et le constructeur espagnol [CAF]. »

     

    La division Bombardier Transport, qui fabrique des systèmes ferroviaires et des voitures de métro, est contrôlée par Bombardier Inc., mais la Caisse de dépôt et placement du Québec en possède 30 %. Cette participation remonte à la fin de 2015, quand la Caisse a investi 1,5 milliard $US dans un contexte où Bombardier traversait un moment difficile dans son autre division, celle de l’aéronautique.

     

    L’action de Bombardier était déjà en hausse mercredi matin, mais la publication des propos de M. Le Maire a été suivie d’une nouvelle poussée. Le titre a terminé la séance en hausse de 1,37 %, à 2,22 $.

     

    Bombardier, dont la politique est de ne pas discuter de la spéculation et des rumeurs de marché, n’a pas voulu faire de commentaires.

     

    « Le ministre semble croire que l’avenir de la fabrication ferroviaire passe par des joueurs plus gros. Les Chinois ont assurément adopté cette approche, tout comme Siemens-Alstrom », a indiqué par courriel Karl Moore, professeur à la Faculté de gestion Desautels de l’Université McGill.

     

    « Si vous croyez cela, Bombardier et les autres concurrents de plus petite taille seront inévitablement absorbés par les plus gros afin de survivre. D’un autre côté, la grande taille peut avoir ses inconvénients aussi », a dit M. Moore.
     

     


    Optimiser le contrôle des coûts

     

    La fusion proposée entre Siemens Mobility et Alstom la semaine dernière a été présentée comme une occasion parfaite de profiter d’économies d’échelle et d’affronter la concurrence. Au cours de leur dernier exercice complet, les deux ont enregistré des revenus de 7,8 milliards d’euros et de 7,3 milliards d’euros respectivement.

     

    De son côté, Bombardier Transport a généré en 2016 des revenus de 7,6 milliards de dollars canadiens.

     

    L’acronyme du groupe espagnol CAF signifie Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles. Incorporée en 1917, l’entreprise construit tant des systèmes de métro que des trains à grande vitesse que de l’équipement de signalisation. Son chiffre d’affaires en 2016 a atteint 1,3 milliard d’euros.

     

    Le plus grand fabricant mondial est chinois. La société CRRC, dont le siège est à Pékin, compte 183 000 travailleurs et a enregistré l’an dernier un chiffre d’affaires de 224 milliards de yuans chinois, soit 42 milliards de dollars canadiens.













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