Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Québec doit miser davantage sur les véhicules électriques et l’intelligence artificielle

    Un comité consultatif dépose ses recommandations pour stimuler l’économie

    L'ex-présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L'ex-présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux

    Un comité composé de 32 représentants du monde des affaires recommande au gouvernement Couillard de donner un coup de fouet à l’économie québécoise en misant plus que jamais sur les véhicules électriques et l’intelligence artificielle, tout en préparant les travailleurs québécois aux changements technologiques à venir.

     

    Près d’un an après sa création, le Comité consultatif sur l’économie et l’innovation, présidé par l’ancienne présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux, a accouché lundi de 12 recommandations pour stimuler l’économie québécoise.

     

    Le rapport d’une centaine de pages propose notamment d’accélérer l’adoption des véhicules électriques en ajoutant « rapidement » 2000 bornes de recharge rapide aux 2000 bornes déjà prévues d’ici 2020 et en augmentant temporairement l’aide financière à l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable, jusqu’à l’atteinte de 100 000 véhicules.

     

    À l’heure actuelle, près de 18 000 véhicules électriques circulent sur les routes du Québec, et le rabais à l’achat peut atteindre jusqu’à 8000 $.

     

    Créer un mouvement

     

    « Une fois ce seuil [de 100 000 véhicules] atteint et le mouvement lancé, la subvention maximale serait réduite. Une aide accrue et circonscrite dans le temps pourrait contribuer à déclencher un mouvement d’adoption des véhicules électriques, indique le rapport. Si ce mouvement est bien lancé, le Québec pourrait viser 500 000 véhicules électriques sur ses routes à l’horizon 2030. »

     

    Lundi, le premier ministre Philippe Couillard a accueilli cette recommandation avec prudence. « Nous avons déjà mis beaucoup d’argent sur la table et on voit que cela fonctionne, a-t-il affirmé. Les gens adoptent les véhicules électriques. Nous allons en débattre, mais ce n’est pas aujourd’hui que je vais répondre à cette question. »

     

    Financer l’intelligence artificielle

     

    Le comité consultatif invite également le gouvernement Couillard à bonifier l’investissement de 100 millions de dollars sur cinq ans en intelligence artificielle annoncé dans le dernier budget et à prolonger son engagement financier sur dix ans. « Le Québec est possiblement à l’aube d’un succès historique dans un domaine révolutionnaire. L’effort doit être à la hauteur du potentiel », fait-on valoir.

     

    Les membres du comité souhaitent que 80 % de l’investissement accru soit consacré à la nouvelle grappe en intelligence artificielle, à l’attraction de talents et à la recherche, et que les 20 % restants permettent de soutenir des entreprises prometteuses qui oeuvrent dans le domaine.

     

    Une large portion du rapport est par ailleurs consacrée à l’éducation, qu’il s’agisse de développer les compétences de base des travailleurs les plus affectés par les changements technologiques ou de mettre sur pied un programme de formation technique dans lequel les cégeps et les entreprises à court de ressources unissent leurs efforts.

     

    « Protéger les employés menacés par les changements technologiques, pallier les effets du vieillissement de la population, intégrer les nouvelles technologies, combler l’écart de prospérité entre le Québec et le Canada, tout nous ramène à l’éducation », souligne Mme Leroux.

     

    Matière à réflexion

     

    Pour le reste, le rapport du comité ratisse large et formule des souhaits généraux, mais il contient également d’autres recommandations plus ciblées qui offrent matière à réflexion :

     

    Créer une équipe d’étoile de PME du Québec dont les dirigeants pourraient s’entraider pour percer à l’international.

     

    Faciliter l’adoption des technologies numériques en confiant à l’Institut de la statistique du Québec la gestion des données ouvertes, « selon les meilleurs standards technologiques et éthiques ».

     

    Revoir la règle du plus bas soumissionnaire dans l’attribution des contrats publics, en évitant que le prix devienne le seul critère analysé, et faire des appels d’offres basés sur un problème à résoudre pour encourager l’innovation.

     

    Mettre sur pied une agence publique entièrement consacrée à la supervision des projets d’infrastructures de plus de 100 millions de dollars, qui veillerait notamment au respect des budgets et des échéanciers.

     

    Rapprocher les entreprises et les centres de recherche, et obliger ces derniers à s’autofinancer à au moins 50 % en signant des contrats avec des compagnies clientes.

     

    Le comité consultatif remettra dans les prochains mois un second rapport détaillant les coûts et les retombées de ses propositions, avec un plan de mise en oeuvre.

     

    Avec La Presse canadienne













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.