Les États-Unis épuisent leurs caisses de retraite et de santé
John Snow rend public un rapport alarmiste
24 mars 2004
Actualités économiques
Washington — Les caisses d'assurance-retraite et santé pour le troisième âge sont en voie de se vider aux États-Unis et la couverture hospitalière aura même épuisé ses fonds d'ici 15 ans, selon un rapport alarmiste du gouvernement et des pouvoirs publics publié hier.
«Le programme d'assurance retraite est sérieusement sous-financé» et impossible à financer «à long terme», a estimé le secrétaire américain au Trésor, John Snow, lors de la présentation du rapport qui examine les perspectives de l'assurance du troisième âge pour les 75 prochaines années.
«On ne peut échapper aux chiffres alors que l'importante génération du baby-boom arrive à l'âge de la retraite et que le nombre d'actifs baisse fortement par rapport au nombre de retraités», a-t-il ajouté.
L'assurance-vieillesse va coûter cher, mais c'est le programme d'assurance-santé du troisième âge (Medicare) qui donne le plus d'inquiétudes, car ses perspectives financières «se sont considérablement détériorées l'an dernier», souligne le rapport.
En effet, ce fonds, qui bénéficie aux Américains de plus de 65 ans, va voir ses coûts exploser dans les années à venir au point que, pour la couverture des frais hospitaliers, «la date d'épuisement prévue des fonds a été avancée à 2019, contre 2026 prévu l'an dernier».
Pour le programme hospitalier, les recettes devraient être inférieures aux dépenses dès cette année, alors que le rapport de l'an dernier tablait sur une telle évolution à l'horizon 2013 seulement.
Le cas de ce programme «n'est que la partie visible de l'iceberg des demandes croissantes que les programmes d'assurance du troisième âge vont bientôt faire peser sur les recettes publiques», avertit le rapport.
Au total, le programme Medicare représente aujourd'hui 2,7 % du produit intérieur brut (PIB) américain. Son coût devrait passer à près de 14 % du PIB en 2078, selon le rapport.
Pour ce qui est de l'assurance-vieillesse, son coût devrait passer de 4,3 % du PIB aujourd'hui à 6,6 % d'ici 2078.
Aussi les auteurs de l'enquête appellent-ils à une action de toute urgence, car «plus on s'attaquera tôt à ces problèmes, moins les solutions seront perturbantes».
«L'inertie n'est pas une option responsable», a martelé M. Snow, avant de promouvoir la solution des comptes d'épargne-retraite favorisée par l'administration de George W. Bush.
«Le programme d'assurance retraite est sérieusement sous-financé» et impossible à financer «à long terme», a estimé le secrétaire américain au Trésor, John Snow, lors de la présentation du rapport qui examine les perspectives de l'assurance du troisième âge pour les 75 prochaines années.
«On ne peut échapper aux chiffres alors que l'importante génération du baby-boom arrive à l'âge de la retraite et que le nombre d'actifs baisse fortement par rapport au nombre de retraités», a-t-il ajouté.
L'assurance-vieillesse va coûter cher, mais c'est le programme d'assurance-santé du troisième âge (Medicare) qui donne le plus d'inquiétudes, car ses perspectives financières «se sont considérablement détériorées l'an dernier», souligne le rapport.
En effet, ce fonds, qui bénéficie aux Américains de plus de 65 ans, va voir ses coûts exploser dans les années à venir au point que, pour la couverture des frais hospitaliers, «la date d'épuisement prévue des fonds a été avancée à 2019, contre 2026 prévu l'an dernier».
Pour le programme hospitalier, les recettes devraient être inférieures aux dépenses dès cette année, alors que le rapport de l'an dernier tablait sur une telle évolution à l'horizon 2013 seulement.
Le cas de ce programme «n'est que la partie visible de l'iceberg des demandes croissantes que les programmes d'assurance du troisième âge vont bientôt faire peser sur les recettes publiques», avertit le rapport.
Au total, le programme Medicare représente aujourd'hui 2,7 % du produit intérieur brut (PIB) américain. Son coût devrait passer à près de 14 % du PIB en 2078, selon le rapport.
Pour ce qui est de l'assurance-vieillesse, son coût devrait passer de 4,3 % du PIB aujourd'hui à 6,6 % d'ici 2078.
Aussi les auteurs de l'enquête appellent-ils à une action de toute urgence, car «plus on s'attaquera tôt à ces problèmes, moins les solutions seront perturbantes».
«L'inertie n'est pas une option responsable», a martelé M. Snow, avant de promouvoir la solution des comptes d'épargne-retraite favorisée par l'administration de George W. Bush.
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