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    Canada

    Les Québécois toucheront les plus fortes augmentations de salaire en 2018

    Les employés qui œuvrent dans les services publics, le commerce de gros et la fabrication devraient être particulièrement avantagés.
    Photo: IStock Les employés qui œuvrent dans les services publics, le commerce de gros et la fabrication devraient être particulièrement avantagés.

    Le Québec est la province canadienne qui devrait enregistrer les plus fortes augmentations salariales en 2018, révèle une enquête annuelle de Morneau Shepell dévoilée mercredi.

    Dans son rapport annuel sur les tendances en ressources humaines, la société de services-conseils indique que les employeurs québécois prévoient de hausser le salaire de leurs travailleurs de 2,6 % l’an prochain. Il s’agit de la plus importante augmentation projetée à l’échelle du pays, la moyenne nationale se situant à 2,3 %.

    2,6 %
    Hausse de salaire prévue par les employeurs québécois l’an prochain

    À titre de comparaison, les employés québécois verront leur salaire augmenter de 2,4 % cette année, tandis que ceux du reste du Canada connaîtront une hausse de 2,2 %, selon le rapport.

    Ces résultats s’appuient sur un sondage réalisé en juillet dernier auprès de 370 répondants provenant de différents secteurs d’activité au Canada, qui représentent près de 900 000 employés. Les augmentations sont calculées en pourcentage de la masse salariale.

    Au-dessus de l’inflation

    « C’est certain que le contexte économique général joue sur les perceptions des employeurs, affirme Michel Dubé, directeur du groupe de services-conseils en rémunération de Morneau Shepell. Ce qui est remarquable, c’est que les anticipations d’augmentation salariale sont nettement au-dessus de l’inflation. »

    En juin, soit un mois avant l’enquête de la firme, le niveau d’inflation était de 1 % au Canada et de 0,6 % au Québec.

    M. Dubé estime que la confiance des employeurs québécois et canadiens est due à la bonne tenue de l’économie, mais surtout à l’évolution du marché de l’emploi.

    « Le chômage est à un creux historique. Je pense que c’est ce qui permet d’expliquer l’optimisme des répondants en ce qui a trait aux augmentations salariales, dit-il. Avec une population vieillissante, qui crée une rareté de compétences dans les domaines clés, c’est certain que l’offre salariale augmente. »

    Nouveau creux historique

    Les plus récents chiffres sur l’emploi dévoilés vendredi dernier indiquent que le taux de chômage québécois a reculé à 5,8 % en juillet, ce qui constitue un nouveau creux historique depuis que les données ont commencé à être comptabilisées en 1976.

    En entrevue au Devoir lundi, le directeur associé de l’Institut du Québec, Jean-Guy Côté, avait observé comme d’autres économistes que le Québec se rapproche du plein-emploi, tout en notant une ombre au tableau.

    « Il se passe quelque chose avec la croissance des salaires, qui n’est pas aussi vigoureuse qu’elle devrait l’être. Pour nous, c’est un point d’interrogation », avait-il souligné, en précisant que les employeurs n’ont peut-être pas encore perçu la diminution des effectifs disponibles dans plusieurs secteurs.

    M. Côté prédisait donc que la croissance des salaires québécois augmenterait dans les prochains mois, ce que l’enquête de Morneau Shepell semble confirmer.

    À l’échelle du Canada, Michel Dubé croit par ailleurs que la hausse progressive du salaire minimum annoncée notamment en Alberta et en Ontario peut avoir influencé les prévisions des employeurs. La province de l’Ouest fera grimper le salaire minimum à 15 $ l’heure en octobre 2018, alors que notre voisin ontarien y parviendra en janvier 2019. De son côté, le Québec entend fixer le salaire minimum à 50 % du salaire horaire moyen en 2020, soit autour de 12,45 $.

    Augmentations variables

    Le 35e rapport annuel de Morneau Shepell sur les tendances en ressources humaines montre par ailleurs que les hausses salariales anticipées pour 2018 varient selon les secteurs.

    Les employés qui œuvrent dans les services publics (2,9 %), le commerce de gros et la fabrication (2,7 %) devraient par exemple être particulièrement avantagés. « Ces secteurs font peut-être du rattrapage après avoir accordé de plus faibles augmentations moyennes au cours des dernières années », soulève la firme de ressources humaines.

    À l’inverse, les secteurs de l’exploitation minière, pétrolière et gazière (0,8 %), de l’administration publique, de la santé et des services sociaux (1,7 %), et des services d’éducation (1,9 %) devraient enregistrer des augmentations plus modestes.













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