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    Mulroney se dit confiant pour la relation commerciale avec les États-Unis

    16 juin 2017 | Mia Rabson - La Presse Canadienne à Ottawa | Actualités économiques
    L’ancien premier ministre canadien Brian Mulroney
    Photo: Fred Chartrand La Presse canadienne L’ancien premier ministre canadien Brian Mulroney

    L’ancien premier ministre canadien Brian Mulroney se dit convaincu que le Canada réussira à conclure un nouveau traité de libre-échange avec les États-Unis malgré le discours antimondialiste qui gagne en popularité au sud de la frontière.

     

    L’architecte du premier accord de libre-échange entre les deux pays voisins a fait vendredi cette déclaration à Ottawa à l’occasion de la conférence Canada 2020.

     

    Dans son discours, M. Mulroney a soutenu que tant le président américain Donald Trump que le sénateur démocrate Bernie Sanders ont attisé les craintes des Américains relativement aux accords de libre-échange.

     

    Leurs discours — voulant que l’accroissement des échanges commerciaux se fasse à l’encontre de l’intérêt national américain — ont mené à un retour en force du courant protectionniste aux États-Unis, a ajouté M. Mulroney.

     

    Celui-ci s’est demandé comment il pouvait en être autrement alors que tant la droite que la gauche martèlent un discours ancré dans la haine et la crainte depuis des années.

     

    M. Mulroney a ajouté que le Canada devait combattre cette tendance au protectionnisme.


    Artillerie lourde
     

    Le président Trump a annoncé le mois dernier qu’il souhaitait renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), en vigueur depuis 23 ans. Les négociations entre le Canada, les États-Unis et le Mexique devraient s’amorcer en août.

     

    Au cours des derniers mois, le gouvernement de Justin Trudeau a sorti l’artillerie lourde pour convaincre les Américains du bien-fondé de l’accord et des dommages qui pourraient résulter d’une fermeture des frontières.

     

    M. Mulroney a déclaré vendredi qu’il ne jouait pas un rôle officiel dans ces discussions, bien que ses liens d’amitié avec Donald Trump et d’autres membres de l’administration américaine aient fait de lui un atout important pour le gouvernement canadien.

     

    En février, il avait notamment participé à une activité de financement à Mar-a-Lago, le club privé de Donald Trump à Palm Beach en Floride, où il s’était fait le porte-voix du gouvernement Trudeau auprès du président américain et de ses invités.


    « L’ennemi c’est la technologie »
     

    M. Mulroney a précisé vendredi qu’il n’avait pas rencontré Donald Trump dernièrement, mais qu’il avait parlé cette semaine à des représentants importants de la Maison-Blanche.

     

    L’ex-premier ministre dit avoir récemment reçu les éloges de Jared Kushner, le beau-fils de Donald Trump et son conseil spécial, concernant la démonstration d’unité du Canada.

     

    Cette discussion faisait suite à une lettre, envoyée par la chef par intérim du Parti conservateur Rona Ambrose, dans laquelle elle exprimait son soutien total et complet au gouvernement libéral de Justin Trudeau pour la tenue des négociations sur l’ALENA.

     

    En point de presse après son discours, M. Mulroney a dit comprendre les craintes des Américains. « Mais l’ennemi n’est pas le commerce. L’ennemi c’est la technologie », a-t-il lancé.

     

    M. Mulroney a ajouté que les Américains négocieront certainement très durement, mais il s’est néanmoins dit sûr de voir les deux partenaires commerciaux s’entendre.

     

    « Il s’agit de la relation bilatérale la plus fructueuse et la plus pacifique de l’histoire et les deux pays doivent la chérir », a-t-il mentionné.













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