Transat abandonnera les vols seuls
Le voyagiste se concentrera sur la vente de forfaits, plus rentable
18 mars 2004
Actualités économiques
Photo : Jacques Nadeau
Le p.-d.g. de Transat A. T., Jean-Marc Eustache, assistait hier à l’assemblée des actionnaires de l’entreprise. «Nous sommes en piste pour le meilleur hiver de notre histoire», a-t-il assuré.
Dans un marché de plus en plus concurrentiel, la croissance de Transat A.T. passe principalement par la vente de forfaits et non plus par celle de vols seuls, a dit hier le p.-d.g. de l'entreprise, Jean-Marc Eustache, en marge de l'assemblée annuelle des actionnaires.
Au cours des prochaines années, le spécialiste du voyage entend donc intensifier ses efforts pour accroître ses parts du marché des séjours de vacances, tant au chapitre du tourisme réceptif — l'accueil des voyageurs au Canada — que dans le tourisme dit «expéditif».
Les vols seuls — aussi appelés «vols secs» — comptent pour environ la moitié des revenus de la filiale française de Transat, Look Voyages. M. Eustache souhaiterait voir cette proportion diminuer à 20 % en 2004. À terme, la société a l'intention de se retirer presque complètement de ce secteur.
«C'est quelque chose qui marche moins bien. Il y a maintenant les transporteurs à rabais et, résultat des courses, on n'a plus rien à faire dans ce domaine-là. On va se retirer de ce domaine pour faire ce qu'on doit faire, c'est-à-dire des forfaits. C'est pour nous beaucoup plus rentable parce qu'il y a de la valeur ajoutée.»
En termes relatifs, le nombre de vols secs vendus par Transat au Québec demeurera sans doute plus élevé qu'en Europe puisque la plupart des voyageurs qui se rendent en France, en Angleterre ou en Allemagne, par exemple, organisent eux-mêmes leurs voyages, a toutefois concédé l'homme d'affaires.
«Dans notre stratégie de vente sur l'Europe, on va accentuer le produit de plus en plus. On va essayer de vendre autre chose au consommateur que simplement un billet d'avion. Mais on n'arrivera pas au résultat de 80 % de forfaits-20 % de vols secs l'été.»
De toute manière, les efforts des dernières années ont déjà permis à Transat de réduire ses frais et d'accroître sa rentabilité au Canada. Depuis un an, l'entreprise basée à Montréal a supprimé plus de 700 emplois au pays, ainsi que 90 en France.
Conséquences positives
Les économies découlant de ces réductions d'effectif et de la réorganisation des services administratifs totalisent deux à trois millions par année, a assuré M. Eustache dans son allocution. Ces mesures ont eu des conséquences positives sur les résultats du premier trimestre 2004 qui s'est soldé par un bénéfice net de 2,8 millions, ou 6 ¢ par action, comparativement à une perte de sept millions, ou 24 ¢ par action, l'année précédente. Les revenus de la compagnie ont augmenté de 1,5 % en un an pour atteindre 537,2 millions pour la période terminée le 31 janvier dernier.
Au Canada, cette augmentation est principalement attribuable à une hausse de 2,7 % du nombre de voyageurs de même qu'à la majoration des prix par rapport au trimestre correspondant de 2003. «Nous croyons avoir offert la bonne capacité et en conséquence nous n'avons pas eu besoin de solder autant de sièges», a expliqué le vice-président aux finances et à l'administration, Nelson Gentiletti, lors d'un point de presse.
Le premier trimestre est généralement le plus difficile de l'année pour Transat. D'après les dirigeants de l'entreprise, les ventes réalisées au cours des dernières semaines permettent toutefois d'espérer une saison exceptionnelle.
«Nous sommes en piste pour le meilleur hiver de notre histoire», a assuré hier M. Eustache.
Au cours des prochaines années, le spécialiste du voyage entend donc intensifier ses efforts pour accroître ses parts du marché des séjours de vacances, tant au chapitre du tourisme réceptif — l'accueil des voyageurs au Canada — que dans le tourisme dit «expéditif».
Les vols seuls — aussi appelés «vols secs» — comptent pour environ la moitié des revenus de la filiale française de Transat, Look Voyages. M. Eustache souhaiterait voir cette proportion diminuer à 20 % en 2004. À terme, la société a l'intention de se retirer presque complètement de ce secteur.
«C'est quelque chose qui marche moins bien. Il y a maintenant les transporteurs à rabais et, résultat des courses, on n'a plus rien à faire dans ce domaine-là. On va se retirer de ce domaine pour faire ce qu'on doit faire, c'est-à-dire des forfaits. C'est pour nous beaucoup plus rentable parce qu'il y a de la valeur ajoutée.»
En termes relatifs, le nombre de vols secs vendus par Transat au Québec demeurera sans doute plus élevé qu'en Europe puisque la plupart des voyageurs qui se rendent en France, en Angleterre ou en Allemagne, par exemple, organisent eux-mêmes leurs voyages, a toutefois concédé l'homme d'affaires.
«Dans notre stratégie de vente sur l'Europe, on va accentuer le produit de plus en plus. On va essayer de vendre autre chose au consommateur que simplement un billet d'avion. Mais on n'arrivera pas au résultat de 80 % de forfaits-20 % de vols secs l'été.»
De toute manière, les efforts des dernières années ont déjà permis à Transat de réduire ses frais et d'accroître sa rentabilité au Canada. Depuis un an, l'entreprise basée à Montréal a supprimé plus de 700 emplois au pays, ainsi que 90 en France.
Conséquences positives
Les économies découlant de ces réductions d'effectif et de la réorganisation des services administratifs totalisent deux à trois millions par année, a assuré M. Eustache dans son allocution. Ces mesures ont eu des conséquences positives sur les résultats du premier trimestre 2004 qui s'est soldé par un bénéfice net de 2,8 millions, ou 6 ¢ par action, comparativement à une perte de sept millions, ou 24 ¢ par action, l'année précédente. Les revenus de la compagnie ont augmenté de 1,5 % en un an pour atteindre 537,2 millions pour la période terminée le 31 janvier dernier.
Au Canada, cette augmentation est principalement attribuable à une hausse de 2,7 % du nombre de voyageurs de même qu'à la majoration des prix par rapport au trimestre correspondant de 2003. «Nous croyons avoir offert la bonne capacité et en conséquence nous n'avons pas eu besoin de solder autant de sièges», a expliqué le vice-président aux finances et à l'administration, Nelson Gentiletti, lors d'un point de presse.
Le premier trimestre est généralement le plus difficile de l'année pour Transat. D'après les dirigeants de l'entreprise, les ventes réalisées au cours des dernières semaines permettent toutefois d'espérer une saison exceptionnelle.
«Nous sommes en piste pour le meilleur hiver de notre histoire», a assuré hier M. Eustache.
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