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    C2 Montréal

    Place à la prochaine révolution industrielle

    La conférence annuelle offre cette année une vitrine à l’intelligence artificielle

    Le directeur de l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal, Yoshua Bengio
    Photo: C2MTL Le directeur de l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal, Yoshua Bengio

    La 6e édition de C2 Montréal, ce rendez-vous éclaté rassemblant près de 6000 personnes provenant de 50 pays, s’est ouverte mercredi à L’Arsenal. Reconnu pour ses conférenciers vedette et ses occasions de réseautage hors du commun, l’événement offre cette année une vitrine au savoir-faire montréalais en matière d’intelligence artificielle, dans l’espoir d’attirer investissements et talents.


    Sous le grand chapiteau érigé en bordure du canal de Lachine, le professeur Yoshua Bengio a été l’un des premiers à prendre la parole mercredi matin. S’avançant tranquillement sur la scène circulaire, sous les regards de centaines de visiteurs attentifs, il a donné le ton à la conférence qui se déroule à Montréal jusqu’à vendredi.

     

    « Je crois que nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution industrielle », a déclaré le directeur de l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal au sujet de l’intelligence artificielle. Si les précédentes révolutions ont permis à l’être humain d’étendre sa force physique, a-t-il souligné, celle qui se prépare mettra en valeur son intellect.

     

    Son exposé a mis la table pour un forum consacré spécifiquement à l’intelligence artificielle, le premier du genre organisé dans le cadre de C2 Montréal.

     

    En quête de talents

     

    Au cours des prochains jours, des conférences et des ateliers en tous genres permettront aux visiteurs de se familiariser avec différents aspects de la technologie et de découvrir les occasions qu’offre l’écosystème montréalais.

     

    « On veut attirer du talent, affirme Jean-François Gagné, le président-directeur général de l’entreprise Element AI, qui a précédé le professeur Bengio sur scène. On veut que les gens voient que Montréal est une ville qui est dynamique, intéressante, où ils peuvent avoir une carrière de pointe dans un secteur majeur. »

     

    « L’objectif des trois jours est collectif, dit-il. On veut mettre en valeur l’écosystème montréalais et permettre aux gens de voir de quelle manière, dans leur quotidien, l’intelligence artificielle va prendre une place et comment ils peuvent faire partie du changement. »

     

    Événement idéal

     

    Element AI, c’est cette jeune entreprise québécoise lancée officiellement l’automne dernier, qui permet aux organisations de prendre le virage de l’intelligence artificielle. « Nous sommes au confluent des centres de recherche en intelligence artificielle, des grandes entreprises et des start-ups. Notre travail est d’investir des ressources et de l’argent dans des projets qu’on développe en collaboration avec un ou plusieurs de ces joueurs-là », résume M. Gagné.

     

    Le dirigeant d’Element AI croit que C2 Montréal est l’endroit idéal pour organiser le forum qu’il a contribué à mettre sur pied. « C’est l’une des rares plateformes du genre à Montréal avec une visibilité internationale. Ce qui se passe au Québec, en Ontario et dans le reste du Canada, c’est spécial. On veut que les gens le sachent et on veut que l’attention internationale soit là. »

     

    « Le format de C2 Montréal est extraordinaire, poursuit-il, parce que l’événement offre des occasions d’échanger avec les gens. »

     

     


    Une grappe pour tous

     

    Jean-François Gagné voit par ailleurs d’un bon oeil la création prochaine d’une « super-grappe » en intelligence artificielle à Montréal, qui permettra selon lui de faire le pont entre les centres de recherche et les entreprises de différentes tailles.

     

    « La grappe va être un joueur plus neutre qui va encourager l’essor de l’intelligence artificielle, prédit-il. On veut s’assurer qu’il y a un terrain de jeu neutre, pour que tous les acteurs du privé puissent s’épanouir et que les start-ups aient leur place. »













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