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    En Bourse, l’effet Trump devient le risque Trump

    18 mai 2017 | Agence France-Presse - Avec Le Devoir | Actualités économiques
    La Bourse de New York avait entamé une forte progression après l’élection de Donald Trump en novembre, dans l’espoir de la mise en place de son programme économique.
    Photo: Richard Drew Associated Press La Bourse de New York avait entamé une forte progression après l’élection de Donald Trump en novembre, dans l’espoir de la mise en place de son programme économique.

    New York — Wall Street a baissé fortement mercredi, souffrant des incertitudes politiques entourant le président américain Donald Trump, tandis que le dollar reculait nettement.

     

    L’indice Dow Jones a cédé 372,82 points, soit 1,8 % à 20 606,93. Le S & P 500, plus large, a reculé de 43,64 points, soit 1,8 %, à 2357,03. Le Nasdaq a perdu de son côté de 158,63 points (-2,6 %) à 6011,24 points. Le Dow et le S & P ont accusé leur plus forte baisse depuis le 9 septembre et le Nasdaq son plus net recul depuis le 24 juin.

     

    Le président américain aurait demandé en février à James Comey, l’ex-directeur du FBI limogé la semaine dernière, de mettre un terme à l’enquête sur les contacts russes de son ex-conseiller à la Sécurité, Michael Flynn, rapporte une source ayant consulté une note écrite de la main de Comey. Cette dernière affaire intervient après les informations parues lundi selon lesquelles le chef de la Maison-Blanche aurait dévoilé des informations classifiées au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, malgré les dénégations du président russe Vladimir Poutine, rappelait l’agence Reuters.

     

    Les investisseurs craignent que la multiplication des scandales politiques vienne ralentir le rythme des réformes économiques et fiscales promises par le président, voire qu’elle aboutisse à une procédure de destitution lancée par le Congrès. « On m’a demandé s’il [Donald Trump] allait être destitué. Je pense que c’est le genre de discussions qu’ont certains investisseurs », a indiqué Hans Peterson, responsable de l’allocation d’actifs chez SEB Investments. Dans ce contexte, l’indice de volatilité sur l’indice S & P 500 gagne près de 5 points, au-dessus de 15,50.

     

    Les effets des incertitudes

     

    Les banques ont particulièrement pâti de ces incertitudes politiques et d’une remise en question du projet de réforme de la réglementation financière promis par Donald Trump.

    Le dollar est vulnérable à tout ce qui pourrait se mettre sur la route du président Trump pour faire progresser son programme pro-croissance
    Joe Manimbo, de Western Union
     

    « L’effet Trump se dégonfle, les investisseurs perdant tout espoir qu’il arrive à mettre en oeuvre son programme », dit Robert Phipps, chez Per Stirling Capital Management. « Ce qui est intéressant, c’est que le courant de ventes soit si faible. »

     

    Avec les remous autour de la présidence américaine, le dollar s’est replié de 0,7 % face à un panier devises de référence et a effacé les gains engrangés depuis l’élection de Donald Trump en novembre dernier. Le yen, monnaie refuge, gage plus de 2 % face au billet vert, à 111, à son plus haut niveau depuis le mois d’avril. L’euro s’échange au-dessus de la barre de 1,1150 dollar, son plus haut niveau depuis l’élection de Trump. « Le dollar est vulnérable à tout ce qui pourrait se mettre sur la route du président Trump pour faire progresser son programme pro-croissance », a indiqué Joe Manimbo de Western Union dans une note.

     

    Les investisseurs se sont rués sur les obligations du Trésor et les rendements étaient en passe d’afficher leur plus forte baisse quotidienne depuis le mois de juillet.

     

    « Nous avons probablement un marché qui est assez cher et qui cherche un catalyseur pour corriger cela : les dernières nouvelles sont une raison aussi bonne qu’une autre pour reculer », a avancé Jack Ablin de BMO Private Bank. La Bourse de New York avait entamé une forte progression après l’élection de Donald Trump en novembre, dans l’espoir de la mise en place de son programme économique et évoluait ces derniers jours encore à proximité de ses records.

     

    « Les récents développements pourraient détourner le gouvernement américain de certaines de ses initiatives comme des réformes fiscales et budgétaires », a estimé Nick Bennenbroek de Wells Fargo dans une note.

     

    Le marché obligataire avançait fortement, le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissant à 2,217 % mercredi contre 2,323 % mardi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,9 % contre 2,992 %.













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