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    Bois d’oeuvre: Québec garde l’espoir d’un appui fédéral

    Ottawa continue de réfléchir à l’aide qu’il pourrait offrir aux sociétés touchées par les droits de douane

    La dernière conférence du Groupe de travail fédéral-provincial sur le bois d’oeuvre résineux a eu lieu le 27 avril.
    Photo: iStock La dernière conférence du Groupe de travail fédéral-provincial sur le bois d’oeuvre résineux a eu lieu le 27 avril.

    À l’approche d’une deuxième couche de droits douaniers qui pourrait être imposée dès le mois de juin par Washington, Québec espère que le gouvernement fédéral profitera de la prochaine réunion avec les provinces pour dévoiler son propre plan d’aide financière à l’industrie forestière.

     

    La dernière conférence du Groupe de travail fédéral-provincial sur le bois d’oeuvre résineux a eu lieu le 27 avril et une autre est déjà en préparation, mais le temps presse car les exportateurs sont sous le poids d’un droit compensateur de 20 %, auquel un droit antidumping — dont on ignore l’ampleur — s’ajoutera le mois prochain.

     

    « J’espère qu’on aura [à cette prochaine conférence] le dévoilement des mesures du gouvernement fédéral en la matière à court terme », a dit en entrevue le ministre des Forêts, Luc Blanchette.

     

    Pressé par le Québec et l’Ontario d’offrir des prêts et des garanties de prêts pour aider les exportateurs à payer les tarifs, le gouvernement fédéral a énuméré le mois dernier divers programmes de financement offerts aux sociétés forestières. Ce qu’il se fait demander, c’est d’épauler les compagnies avec des moyens financiers concrets pour ceux qui traversent la frontière malgré le conflit.

     

    « Le groupe de travail continue d’examiner des mesures additionnelles », a indiqué vendredi un attaché de presse du ministre fédéral des Ressources naturelles James Carr, Alexandre Deslongchamps.

     

    « Est-ce qu’il attend d’avoir une confirmation des droits compensateurs ? Sûrement pas. Est-ce qu’il attend d’avoir une confirmation des droits antidumping, qui devrait sortir à la fin juin ? J’espère bien que non parce qu’on a besoin d’aide à court terme », a dit le ministre Blanchette.

     

    Soutien complet

     

    À la suite de la conférence téléphonique du 27 avril, le ministre Carr a affirmé dans un communiqué que « la principale responsabilité du gouvernement du Canada est de veiller à ce que les travailleurs et les producteurs concernés par cette mesure commerciale aient le soutien complet du gouvernement fédéral et des provinces ».

     

    Selon un compte-rendu d’Associated Press à la réunion du G7 tenue vendredi en Italie, le ministre canadien des Finances, Bill Morneau, a affirmé à son vis-à-vis américain, Steven Mnuchin, que le geste de Washington est « sans fondement ». Sur son compte Twitter, le ministre Morneau a cependant exprimé son « plaisir de me trouver avec Steven Mnuchin » en ajoutant que « la relation unique et prospère Canada– É.-U. est un modèle pour le monde ».

     

    Environ 180 compagnies forestières sont touchées par les droits compensateurs imposés à la fin du mois d’avril, Québec ayant estimé que l’impact global pourrait avoisiner les 300 millions. Le gouvernement a déployé l’aide financière par l’entremise du programme ESSOR. Au total, l’industrie québécoise compte 60 000 travailleurs, et la moitié des entreprises de sciage exporte aux États-Unis.

     

    Une délégation de plusieurs maires représentant l’Union des municipalités du Québec (UMQ) se rendra à Washington de dimanche à mardi afin de sensibiliser l’industrie américaine et les constructeurs résidentiels sur « l’importance pour les deux pays de parvenir à un accord ».

     

    L’industrie américaine du bois d’oeuvre affirme depuis des décennies que les producteurs canadiens sont injustement avantagés car le bois scié provient essentiellement de terres publiques, contrairement à la situation qui prévaut aux États-Unis.

     

    L’imposition de droits compensateurs de 20 % à la frontière pourrait aboutir à plusieurs scénarios. Les entreprises pourraient être tentées d’essayer de refiler ce coût aux acheteurs américains, à défaut de quoi elles pourraient devoir l’absorber elles-mêmes en tout ou en partie.

     

    Lors du conflit 2001-2006, le coût total avait atteint plus de 5 milliards, une somme qui n’a pas été complètement remboursée.













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