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    Finance

    Moody’s abaisse la cote des banques canadiennes

    12 mai 2017 | La Presse canadienne - Avec Le Devoir | Actualités économiques
    La hausse des prix des logements au Canada est un des facteurs qui rendent les banques du Canada plus vulnérables aux risques.
    Photo: Jonathan Hayward Archives La Presse canadienne La hausse des prix des logements au Canada est un des facteurs qui rendent les banques du Canada plus vulnérables aux risques.

    Toronto — L’agence de notation Moody’s Investors Service a abaissé jeudi la note des six grandes banques canadiennes, s’inquiétant de la croissance de l’endettement des consommateurs et de la hausse des prix des logements.

     

    David Beattie, vice-président principal chez Moody’s, a expliqué que la révision à la baisse témoignait des inquiétudes persistantes voulant qu’un accroissement des niveaux de la dette du secteur privé puisse éventuellement affaiblir la qualité des actifs. « La croissance soutenue de la dette du consommateur canadien et la hausse des prix des logements rendent les consommateurs et les banques du Canada plus vulnérables aux risques à la baisse qui menacent l’économie que par le passé », a affirmé M. Beattie.

     

    Selon l’agence de notation, la Banque TD, la Banque de Montréal, la Banque Scotia, la Banque CIBC, la Banque Nationale et la Banque Royale feront face à un environnement d’exploitation plus difficile pour le reste de l’année et plus tard.

     

    Moody’s a réduit d’un cran les évaluations de crédit de base, les notes de la dette à long terme et des dépôts et les évaluations du risque de crédit des banques et de leurs sociétés affiliées — à l’exception de l’évaluation du risque de crédit de la Banque TD, qui a été maintenue. L’agence a aussi maintenu ses perspectives négatives pour les notes des six banques.

     

    De plus faibles notes de crédit pourraient faire grimper les coûts du financement des grandes banques canadiennes.

     

    Malgré les mesures entreprises par le gouvernement fédéral, ces dernières années, pour ralentir la cadence du marché immobilier, Moody’s a noté que les prix des logements et les niveaux d’endettement des consommateurs restaient à des niveaux historiquement élevés. « Nous notons bien que les banques canadiennes conservent de bons coussins en ce qui a trait aux capitaux et à la liquidité, indique le rapport. Cependant, la résilience des bilans des ménages, et conséquemment celle des portefeuilles des banques, face à un important repli économique n’a pas été mise à l’épreuve à de tels niveaux d’endettement du secteur privé. »

     

    Vulnérabilité

     

    En décembre dernier, dans sa Revue du système financier, la Banque du Canada indiquait que la vulnérabilité des ménages et les déséquilibres du marché immobilier devaient retenir son attention. Elle estimait cependant que les diverses mesures visant à refroidir le marché immobilier dans certaines villes finiront par améliorer la situation.

     

    Le gouvernement fédéral a déployé ces dernières années plusieurs mesures visant à resserrer les mécanismes de prêts hypothécaires, notamment par une réduction de la durée des prêts et, plus récemment, un exercice de simulation de crise pour les emprunteurs ayant besoin d’une assurance prêt.

     

    La banque centrale soulignait alors que « le système financier canadien demeure résilient alors que l’économie du pays s’améliore et que les réformes financières lancées au Canada et ailleurs dans le monde progressent ».













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