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    RRQ

    Carlos Leitão prépare les esprits à une hausse des cotisations

    11 mai 2017 |Patrice Bergeron - La Presse canadienne | Actualités économiques
    Le ministre des Finances Carlos Leitão a souligné que la population québécoise est plus âgée que la moyenne canadienne.
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre des Finances Carlos Leitão a souligné que la population québécoise est plus âgée que la moyenne canadienne.

    Québec — Le gouvernement Couillard prépare les contribuables à une hausse des cotisations au Régime des rentes du Québec (RRQ).

     

    Le ministre des Finances, Carlos Leitão, a rappelé aux Québécois mercredi que « l’argent ne vient pas de la planète Mars » s’ils veulent de meilleures prestations de retraite. Il a fait état d’un certain consensus qui se dessine, dans les consultations en cours, pour une harmonisation avec le Régime de pensions du Canada (RPC). Or le fédéral prévoit de bonifier le RPC, ce qui s’accompagnerait d’une hausse des cotisations.

     

    Le gouvernement Couillard propose actuellement trois scénarios, soit le statu quo, un RRQ harmonisé avec le RPC ou une solution mitoyenne, un scénario propre au Québec, où les cotisations seraient moins élevées que le régime harmonisé, mais les prestations aussi. Des organisations syndicales ont appelé à une harmonisation du RRQ avec le RPC, en vue d’augmenter les prestations des retraités.

     

    En point de presse avant d’aller à la séance du caucus libéral mercredi matin, M. Leitão a reconnu qu’un « consensus se dessinait », mais que pour avoir le même niveau de prestations que le RPC, il faudra invariablement majorer le niveau de cotisation puisque, de surcroît, la population québécoise est plus âgée que la moyenne canadienne. Par conséquent, la cotisation des entreprises et des particuliers québécois devra aussi être supérieure à celle de leurs concitoyens du reste du pays.

     

    « Il n’y a rien de gratuit dans la vie », a-t-il laissé entendre, en soulignant que les régimes publics doivent être pleinement capitalisés. « Si on veut améliorer les prestations — c’est ce que la majorité des Québécois veut —, l’argent ne vient pas de la planète Mars, il doit venir des cotisations. »

     

    Cependant, son attachée de presse n’a pas manqué de souligner que les consultations se poursuivent, notamment en ligne. « Est-ce qu’on a décidé ? Non, a affirmé Audrey Cloutier dans une entrevue téléphonique mercredi après-midi. On ne veut pas prendre de décision [tout de suite], par respect pour les gens qui vont s’exprimer. »

     

    Mme Cloutier a esquissé le calendrier du gouvernement dans ce dossier. Cet été, une fois les consultations terminées, le ministère des Finances élaborera les grandes orientations qui seront ensuite soumises au Conseil des ministres. Un projet de loi devrait être déposé au début de l’automne, dans le meilleur scénario. Elle a rappelé que le Québec avait encore une marge de manoeuvre puisque la réforme fédérale ne devrait entrer en vigueur qu’en 2019.













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