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    Des groupes critiquent un sondage de Québec sur le système de retraite

    Le gouvernement Couillard assure que tous les points de vue recueillis depuis le début des consultations seront pris en considération

    La réforme du système de retraite est devenue un enjeu majeur alors que le vieillissement de la population et la faiblesse des taux d’intérêt compliquent la tâche des administrateurs de régimes.
    Photo: Jerry Nes Getty Images La réforme du système de retraite est devenue un enjeu majeur alors que le vieillissement de la population et la faiblesse des taux d’intérêt compliquent la tâche des administrateurs de régimes.

    La consultation récemment mise en ligne par le gouvernement au sujet d’une réforme possible du système de retraite public du Québec est incomplète pour un sujet aussi vaste, ont affirmé mercredi des groupes de retraités et d’aînés. Au cabinet du ministre des Finances, on assure que l’ensemble des points de vue soumis depuis le début des consultations seront pris en considération.

     

    Les commentaires critiques, qui surviennent trois mois après une commission parlementaire de quatre jours sur la question, visent un questionnaire publié la semaine dernière sur le site Internet de Retraite Québec qui demande notamment aux participants de se prononcer sur divers scénarios.

     

    L’exercice n’est « pas à la hauteur des conséquences de la réforme », a estimé l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic, tandis que le Réseau FADOQ y voit un « sondage tendancieux, non accessible et hors contexte », avec des « questions apparemment pertinentes, mais qui sont accompagnées d’un énoncé très orienté ».

     

    La consultation publique organisée en janvier par le gouvernement Couillard suivait de quelques semaines la publication de deux documents de soutien publiés le mois précédent, avant les vacances des Fêtes. Tant la durée de la consultation que le moment de la publication avaient soulevé l’étonnement des partis d’opposition et de certains intervenants.

     

    La consultation consistait à déterminer ce que le Québec peut faire pour renforcer son système de retraite à la lumière de ce qu’Ottawa a décidé avec les neuf autres provinces lors d’une conférence à l’été 2016. La réforme du système est devenue un enjeu majeur dans un contexte où le vieillissement de la population et la faiblesse des taux d’intérêt ont compliqué la tâche des administrateurs de régimes.

     

    Scénarios

     

    Deux grands scénarios ont été mis sur la table. Pour sa part, Ottawa veut augmenter de 54 900 $ à 62 600 $ les gains admissibles au Régime de pension du Canada (RPC), mais souhaite aussi relever le taux de remplacement de 25 % à 33 %.

     

    Québec, de son côté, a évoqué un scénario prévoyant aussi une augmentation de 25 % à 33 %, mais celle-ci ne s’appliquerait que sur la portion du salaire gagnée entre 27 450 $ et 62 600 $. Dans les faits, le taux effectif sur l’ensemble du salaire serait d’un peu moins de 30 %, comparativement à 25 % actuellement.

     

    À l’heure actuelle, le niveau des cotisations au Régime des rentes du Québec (RRQ), financé par les travailleurs et les entreprises en parts égales, est de 10,8 %. Dans le reste du pays, ce taux est de 9,9 %.

     

    Si la réforme du RRQ suivait le scénario fédéral, les cotisations annuelles d’une personne gagnant 40 000 $ passeraient de 1971 $ à 2336 $, contre 2097 $ pour le scénario de Québec. Ses prestations totales par année seraient toutefois inférieures de 2000 $ par rapport au scénario du RPC.

     

    Jusqu’ici, le scénario du RPC a recueilli beaucoup d’appuis chez les groupes de retraités et les experts.

     

    « Nous allons regarder l’ensemble de l’oeuvre, à la fois les rapports des experts, les mémoires, les consultations de janvier, les commentaires que les gens nous auront transmis », a indiqué l’attachée de presse du ministre des Finances, Audrey Cloutier.

     

    Certains groupes avaient exprimé leur inquiétude de voir les retraités québécois jouir d’une moins grande couverture à la retraite que leurs concitoyens du reste du Canada.

     

    En entrevue au mois de janvier, le ministre des Finances, Carlos Leitão, avait indiqué qu’un projet de loi serait déposé à l’automne 2017 pour une adoption en 2018. Car la proposition du fédéral devrait entrer en vigueur en janvier 2019.













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