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    Lettre

    La Suisse a réglementé sous la pression des citoyens

    14 avril 2017 | Louise-Marie Boucher Lévis, le 10 avril 2017 | Actualités économiques

    Je déplore notre attitude de victimisation qui nous fait admettre que les multinationales ont fait de nos administrations gouvernementales des pantins impuissants.

     

    Je réagis au scandale administratif chez Bombardier.

     

    Le 3 mars 2013, lors d’un référendum, 67,9 % des Suisses ont largement approuvé une loi limitant les « rémunérations abusives » des patrons des sociétés suisses. Cette loi interdit notamment les primes de bienvenue et indemnités de départ (les fameux parachutes dorés). Qui plus est, les Suisses ont décidé que les rémunérations du conseil d’administration et de la direction des entreprises doivent désormais être approuvées annuellement par l’assemblée générale des actionnaires. Les sanctions en cas d’infraction vont d’une amende correspondant à six ans de revenus et trois années de prison.

     

    Peu avant ce vote historique, l’indemnité de départ de 72 millions de francs suisses (60 millions d’euros), que le conseil d’administration du groupe pharmaceutique Novartis avait prévue pour son président, Daniel Vasella, avait soulevé un véritable tollé d’indignation fin février, forçant M. Vasella, qui a déjà accumulé près de 100 millions d’euros durant son séjour à Novartis, à renoncer à ce parachute en or massif.

     

    Le 10 mars 2013, pour la première fois dans l’histoire de l’économie moderne, les actionnaires de la banque suisse Julius Baer ont rejeté, à une majorité de 63,9 % contre 36,1 %, une rémunération de 5,4 millions d’euros par an pour le directeur général, Boris Collardi. Bref, maintenir l’équilibre est possible quand les dirigeants et les électeurs agissent.













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