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    Le marché du travail déjoue les pronostics pour l’immobilier

    Le marché de la revente se porte bien, avec des transactions en hausse de 5,5% l’an dernier et des prix en progression de 3%.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le marché de la revente se porte bien, avec des transactions en hausse de 5,5% l’an dernier et des prix en progression de 3%.

    Le resserrement des règles d’accès à la propriété n’a pas eu les effets négatifs appréhendés par certains. Le marché immobilier garde la forme au Québec, soutenu par la bonne tenue du marché du travail.

     

    Dans son rapport comparant les données québécoises du premier trimestre de 2017 à celles du trimestre correspondant de 2016, le cabinet de recherche immobilière JLR calcule que les ventes ont augmenté dans tous les segments, soit de 9 % dans l’unifamiliale, de 3 % dans la copropriété et de 12 % dans le multilogement. Le prix médian a également progressé dans tous les secteurs résidentiels, de 3 % dans l’unifamiliale, de 2 % dans la copropriété et de 3 % dans l’immeuble de 2 à 5 logements.

     

    Pour leur part, les délaissements et les préavis d’exercice ont reculé entre les deux trimestres de comparaison, avec des baisses respectives de 3 % et 11 %.

     

    « Il faudra attendre le prochain trimestre, où la majorité des transactions seront notariées, afin de confirmer la tendance, mais il semble que la bonne tenue de l’emploi ait pour l’instant largement compensé les mesures plus restrictives concernant l’assurance hypothécaire instaurée par le gouvernement fédéral », a souligné le cabinet. JLR note également que la croissance du prix médian demeure modérée. « Dans plusieurs régions, le nombre de propriétés sur le marché demeure important, ce qui freine la hausse. »

     

    En mars dernier, l’économiste principale du Mouvement Desjardins, Hélène Bégin, évoquait également une conjoncture particulièrement favorable pour les ménages pour expliquer la résilience du marché immobilier résidentiel aux règles d’accès plus strictes. Elle retenait que l’économie du Québec a inscrit l’an dernier sa plus forte croissance de l’emploi à temps plein depuis 2007. « La progression des revenus a aussi été alimentée par les allégements fiscaux, tels que la bonification de la prestation universelle pour la garde d’enfants, les baisses d’impôt au niveau fédéral et l’élimination complète de la contribution santé du gouvernement du Québec dès 2017. » Finalement, « les revenus après impôts et inflation des ménages ont connu la plus forte hausse depuis la dernière récession », pouvait-on lire dans son étude.

     

    Le marché de la revente se porte bien, avec des transactions en hausse de 5,5 % l’an dernier et des prix en progression de 3 %. La hausse des prix devrait légèrement s’accélérer cette année (+3,5 %), alors que celle du rythme de croissance de l’activité devrait être légèrement moindre (+2,3 %), selon les projections de l’économiste.


    Moody’s inquiète pour le Canada L’agence de notation Moody’s a cité le Canada comme étant un des quatre pays disposant de la cote triple A à être sérieusement exposés à une correction du marché résidentiel, les trois autres étant la Nouvelle-Zélande, la Suède et l’Australie. Ces quatre pays ont affiché la plus forte hausse des prix des maisons et de l’endettement des ménages parmi les économies les plus développées en trois ans. L’agence estime que le Canada et la Nouvelle-Zélande sont les plus vulnérables, la construction résidentielle comptant pour environ 7,5 % de leur PIB.

    Cette sensibilité n’est toutefois pas suffisante pour justifier un ajustement à la baisse de la cote de solvabilité pour l’instant, ajoute l’agence, à moins que des reculs des prix des maisons ne soient accompagnés d’autres chocs négatifs de longue durée. L’agence de notation a souligné que les quatre pays avaient de solides systèmes bancaires, avec de hauts niveaux de capitalisation, des modèles d’affaires conservateurs et de bonnes liquidités. «Les systèmes bancaires de ces quatre pays sont parmi les plus vigoureux de ceux que nous évaluons», a noté Moody’s.












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