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    Le gouverneur du New Hampshire se montre rassurant quant à l’ALENA

    Le républicain Chris Sununu fera valoir l’importance de la relation commerciale entre le Québec et son État auprès du président Trump

    Le gouverneur du New Hampshire, Chris Sununu, s’est fait rassurant. À l’arrière-plan, Philippe Couillard, premier ministre du Québec.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le gouverneur du New Hampshire, Chris Sununu, s’est fait rassurant. À l’arrière-plan, Philippe Couillard, premier ministre du Québec.

    Le gouverneur du New Hampshire, le républicain Chris Sununu, estime que le Québec n’a pas à craindre les impacts de la renégociation de l’ALENA. De passage à Montréal lundi, il a indiqué qu’il fera valoir l’importance de la relation commerciale entre la province et son État auprès du président Trump.

     

    « Je dirais aux gens de ne pas paniquer trop vite. Et c’est ce qu’on voit : de la panique dès le départ. L’ALENA [Accord de libre-échange nord-américain] va être renégocié. Il a besoin d’être modernisé, d’être resserré, mais je suis certain que nous en arriverons à un accord équitable pour tous », a déclaré M. Sununu en entrevue au Devoir, en marge d’un discours prononcé à l’invitation du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

    L’élu républicain, qui est en poste depuis à peine 70 jours, a choisi le Québec pour effectuer sa première visite officielle afin de démontrer l’importance qu’il accorde à la relation commerciale entre les deux partenaires, dont les échanges commerciaux se sont élevés en 2016 à près d’un milliard de dollars.

     

    « Le rôle que nous jouons, c’est d’expliquer au gouvernement Trump quels sont nos intérêts et de nous assurer qu’on en arrive à une bonne entente. Et quand je dis bonne, je veux dire équitable pour tous. »

     

    Accord à revoir

     

    « Nous avons un nouveau gouvernement à Washington et je pense qu’il est important de venir ici, de regarder les gens dans les yeux et de dire où le New Hampshire et les États-Unis s’en vont. Il y aura des occasions et des défis », a souligné M. Sununu devant le parterre de gens d’affaires, conscient de l’incertitude ambiante concernant l’ALENA, mais aussi le dossier du bois d’oeuvre.

    À ses côtés sur scène, le premier ministre Philippe Couillard a convenu que l’accord de libre-échange entré en vigueur en 1994 a besoin d’être dépoussiéré pour tenir compte des changements technologiques, mais aussi pour faciliter la circulation des biens et des personnes et repenser l’accès aux marchés publics.

       


    Il estime que le gouverneur du New Hampshire tout comme celui du Maine, Paul LePage, constituent des alliés du Québec, puisqu’ils trouveront une oreille attentive auprès du président américain.

     

    « La mauvaise façon de le présenter, c’est d’expliquer aux Américains pourquoi le libre-échange est important pour nous. […] Il faut leur expliquer, selon notre point de vue, pourquoi c’est important pour eux également », a-t-il soutenu.

     

    « Quand il y aura des soucis sur des négociations commerciales qui pourraient affecter négativement l’emploi américain, les premières personnes qui vont prendre le téléphone pour appeler la Maison-Blanche, ce seront les gouverneurs », a-t-il ajouté.

     

    « Nous avons besoin de vous »

     

    Le négociateur du Québec dans le dossier du bois d’oeuvre, Raymond Chrétien, a profité de la visite du gouverneur Sununu pour réclamer son aide.

     

    « C’est évident que vous avez besoin de nous, et que nous avons besoin de vous, a-t-il lancé au moment de remercier le conférencier du jour. Nous avons besoin de vous pour rappeler à vos collègues à Washington de ne pas faire trop de remous, le besoin de continuer à négocier, le besoin d’améliorer, et non de nuire à l’extraordinaire relation commerciale qui existe entre nos deux pays. »

     

    Qu’il s’agisse de l’ALENA ou du bois d’oeuvre, M. Sununu a répété qu’il a entièrement confiance en Donald Trump et son équipe pour trouver un terrain d’entente où tout le monde est gagnant.

     

    « Est-ce que sa communication pourrait être meilleure ? Oui. Est-ce que ses relations publiques pourraient être meilleures ? Oui, on le sait, a-t-il candidement affirmé. Mais en vous asseyant avec lui, vous réaliseriez que c’est un homme qui vous regarde dans les yeux, qui comprend votre problème et qui agit sans tarder pour le régler. »

     

    « Il n’a pas formé son cabinet en choisissant des amis politiques, a-t-il précisé, vantant notamment les mérites du secrétaire au Commerce, Wilbur Ross. Il l’a formé en choisissant le meilleur que l’Amérique a à offrir. »

    Le projet Northern Pass sera rentable, selon Sununu Le gouverneur Chris Sununu est persuadé que la demande en hydroélectricité aux États-Unis sera suffisante pour permettre au projet de ligne d’interconnexion Northern Pass de voir le jour. « Est-ce qu’il y a assez d’acheteurs pour rendre le projet rentable ? Sans aucun doute. Et ce sera profitable pour les deux côtés, à la fois pour le Québec et le New Hampshire, a-t-il affirmé au Devoir, au sujet de la ligne d’interconnexion devant relier le Québec et son État. Hydro-Québec a fourni de l’énergie aux États-Unis pendant de nombreuses années. C’est une ligne de plus, et c’est une ligne dont on a besoin. »En octobre dernier, trois États de la Nouvelle-Angleterre ont rejeté les offres soumises par Hydro-Québec et son partenaire américain, Eversource, pour un important contrat d’approvisionnement en électricité, ce qui a soulevé des doutes sur la rentabilité du projet Northern Pass. Les yeux sont maintenant tournés vers le Massachusetts, qui devrait lancer un appel de propositions en avril.












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