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    Transport

    La voie maritime du Saint-Laurent espère une meilleure saison

    21 mars 2017 |Ross Marowits - La Presse canadienne | Actualités économiques
    L’industrie de la livraison fait face à un ralentissement économique mondial.
    Photo: Greg Wohlford / Erie Times-News / Associated Press L’industrie de la livraison fait face à un ralentissement économique mondial.

    Après avoir connu l’an dernier sa pire performance de transport de cargaison en plusieurs années, les navires qui traverseront les Grands Lacs s’attendent à voir leurs volumes grimper cette année, alors que la voie maritime du Saint-Laurent donnait lundi le coup d’envoi à sa nouvelle saison.

     

    L’industrie de la livraison fait face à un ralentissement économique mondial, et il devrait s’écouler encore quelques années avant d’observer une reprise de la croissance, a affirmé le prochain chef de la direction de Canada Steamship Lines, à Montréal. « Je ne vois rien qui devrait entraîner de grands changements très rapidement », a noté Louis Martel, qui prendra le mois prochain les rênes d’une des plus grandes sociétés de livraison actives sur les Grands Lacs. « Nous aurions besoin d’une autre Chine ou d’une autre Inde, ou quelque chose du genre, pour que nous puissions renouer avec un secteur du transport par navire en très très bonne santé. »

     

    Recul

     

    Le volume total de marchandises qui a traversé la voie maritime a reculé l’an dernier à son plus bas niveau en sept ans, cédant 3,4 % à 35 millions de tonnes, selon la Corporation de la gestion de la voie maritime du Saint-Laurent. Une hausse des volumes de céréales et de produits liquides en vrac n’a pas suffi pour contrebalancer une baisse de 13 % des cargaisons de minerai de fer et une autre de près de 10 % des livraisons de charbon et de produits solides en vrac. Le ralentissement de la croissance en Chine a réduit la demande internationale de cargaisons, qui n’a pas réussi à occuper les vaisseaux, qui sont plus nombreux depuis un boom de la construction de navires de 2002 à 2008.

     

    M. Martel croit que les volumes qui transitent par les Grands Lacs devraient grimper légèrement cette année, en raison de la croissance des prix des matières premières et des espoirs de livraisons de céréales — notamment grâce aux restants de l’importante récolte de l’an dernier. Cela pourrait aussi permettre aux navires d’être actifs pendant toute la saison de navigation, contrairement à l’an dernier, alors que certains n’avaient pas quitté leur port.

     

    Vers l’Asie

     

    Alimentés par des hausses de prix, les volumes de minerai de fer devraient aussi progresser. Les producteurs canadiens devraient exporter davantage vers l’Asie et profiter d’un boom des dépenses en infrastructures en Amérique du Nord — incluant les dépenses de 1000 milliards $US promises par le président américain Donald Trump.

     

    Le chef de la direction de la Corporation de gestion de la voie maritime du Saint-Laurent, Terence Bowles, s’attend à une croissance de 2 à 2,5 % du trafic — une hausse égale à celle que prédisent les économistes au PIB. Cela pourrait cependant ne pas être suffisant pour renouer avec un volume annuel moyen de 40 millions de tonnes. « La voie maritime est un indicateur des tendances de l’économie, alors essentiellement, si l’économie s’améliore, nous allons nous améliorer, c’est aussi simple que cela », a-t-il déclaré après l’ouverture officielle de la nouvelle saison de la voie maritime.













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